Émotions et olfaction

On croit trop souvent à tort que la voie olfactive est une voie accessoire en aromathérapie. Or non seulement elle n’a rien d’anodine, mais en plus c’est une des voies à privilégier dans la gestion du stress et l’équilibre psycho-émotionnel. Je vous raconte tout ça dans la vidéo.

Liens vers quelques études intéressantes sur le sujet.

https://theses.univ-lyon2.fr/documents/getpart.php?id=876&action=pdf

http://ensaia.univ-lorraine.fr/telechargements/rapport_projet_pro_odeurs_et_emotions.pdf

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC5039451/

Un autre lien vers une émission de France Culture
https://www.franceculture.fr/emissions/science-publique/comment-lodorat-agit-il-sur-nos-emotions

Un autre regarde sur le suicide

Parler de suicide n’est pas chose aisée. Mais impossible d’éviter le sujet quand on accompagne des personnes dans la gestion de leur stress et de leur l’équilibre psycho-émotionnel. Car le sujet revient régulièrement. Si la personne ne l’exprime que rarement au début de l’échange, au fur et et mesure que la parole se libère, on réalise à quel point ce n’est pas simplement une pensée qui traverse l’esprit. Ou plutôt à force de le traverser de plus en plus souvent, elle finit par s’installer durablement. Une fois installée, n’espérez pas la faire partir en disant « ça va aller »….

Comprendre le suicide nécessite de prendre du recul, beaucoup de recul ! La volonté de mettre fin à sa propre existence est loin d’être anodine. Justement l’existence parlons-en ! 

Un questionnement récurrent est de savoir si la vie a un but ? Puisqu’on pense souvent que c’est le moteur de l’existence. Cette quête d’un but s’associe trop souvent à un organe particulier, notre cerveau. Parce que nous avons un cerveau qui nous permet de manipuler aussi bien des images mentales que des concepts, on pense un peu trop rapidement que notre cerveau doit élaborer un but. On est tellement convaincue qu’il nous en faut, que si le cerveau est incapable de le formuler alors on le cherche en espérant qu’il s’impose à nous comme une mission de vie. 

Mais qu’en est-il des organismes sans cerveau ? Car s’ils ne sont pas équipés pour manipuler des concepts, il sont équipés pour ressentir leur environnement et agir dans un but tout simple : celui de leur propre survie. La chimie de leur organisme leur permet d’oeuvrer dans ce but. Ressentir l’environnement immédiat dans lequel ils sont et faire ce qu’il faut pour favoriser leur survie. Si le but n’est pas conscient, il serait difficile de nier que les organismes sans cerveaux oeuvrent pour maintenir leur existence et se reproduire. 

C’est ainsi que la vie a démarré sur Terre. Jusqu’à ce qu’un beau jour, certains organismes, qui devenaient de plus en plus complexes, ont développé un système nerveux et un cerveau pour optimiser leur stratégie de survie. On ne va pas détailler tout le fonctionnement du cerveau, mais il est indiscutable qu’il s’est développé pour optimiser notre interaction avec notre environnement dans le but de maintenir sa vie. Notre cerveau nous a permis de nous appuyer sur des connaissances mémorisées, de développer un raisonnement créatif et de prendre conscience de soi et des autres comme aucun organisme sans cerveau ne pourrait le faire. 

Si je reprends les mots d’Antonio Damasio dans son livre « Sentir et savoir – Une nouvelle théorie de la conscience », le cerveau nous a permis de passer d’une intelligence non explicite que les organismes sans cerveau avaient pour optimiser leur survie à une intelligence explicite.

Aujourd’hui, nous nous interrogeons peu sur le pourquoi de notre cerveau mais ça a du sens de se rappeler qu’il a toujours cette fonction d’optimiser ce maintien de la vie. Et de manière basique et très simplifiée, les expériences agréables et désagréables nous ont aidé pendant des milliers d’années à optimiser notre survie. Seul le cerveau nous permet d’expérimenter cette notion de bien-être qui va au delà des fonctions biochimiques pour optimiser sa vie. 

Le cerveau doit donc composer avec deux environnements bien distincts, l’environnement extérieur et l’environnement créé par le cerveau lui-même dans la construction des images mentales et concepts qu’il manipule.

Alors quel rapport avec le suicide ? Le point commun avec ce qui vient d’être dit, c’est que les pensées suicidaires s’accompagnent quasiment tout le temps du même schéma mental :

« Je ne vois pas comment je peux survivre dans ces conditions, je ne trouve aucune solution pour maintenir ma vie et en avoir une expérience agréable. » La seule solution est celle que choisissent également les organismes les plus simples quand ils n’arrivent plus à maintenir leur existence. Quand l’énergie nécessaire au maintien de la vie est supérieure à ce que le système complet (bactérie, humain, etc.) peut fournir, alors l’évidence s’impose d’elle-même… la fin de vie.

Ce sentiment de ne voir aucune solution au maintien de la vie est ce qu’il faut comprendre quand on accompagne une personne pour qui le suicide représente la seule solution. Si on ne comprend pas ce point fondamental, il nous sera difficile d’apporter une aide efficace.

Précision importante quand une personne en arrive à vouloir mourrir, il est important qu’elle soit prise en charge et médicalement assistée. Un suivi médical est indispensable. L’accompagnement ne pourra se faire qu’en complément d’un suivi médical sérieux. 

Pris sous cet angle, le but de l’accompagnement est d’aider la personne à trouver de nouvelles stratégies de maintien de vie. Quoi que l’on puisse dire, si la personne ne voit pas se dessiner, une nouvelle voie, une nouvelle stratégie de maintien de sa propre existence alors il sera difficile de lui redonner goût à la vie. Si notre cerveau conçu pour optimiser nos chances de survie n’arrive plus a concevoir la moindre stratégie de survie, tout ce qu’on pourra dire sera inaudible. Et ces nouvelles stratégies ne pourront émerger que par l’écoute et la bienveillance. 

Dans ce genre d’accompagnement les huiles essentielles sont des aides précieuses. Les odeurs s’adressent directement à notre cerveau limbique, le siège de nos émotions. Les émotions sont fondamentales à notre survie. Dans notre évolution être capable de décrypter les émotions des autres, percevoir sur un visage l’agressivité ou la bienveillance à longtemps été nécessaire à notre survie. En s’adressant directement au cerveau limbique, une odeur peut aider une personne à se sentir mieux. Une simple odeur peut nous apaiser ou nous irriter. Dans le cadre de l’accompagnement, elles permettent, même si c’est de manière temporaire, de réinstaller un sentiment de bien-être qui permet l’échange. Elles permettent aussi de créer un « doudou » aromatique que la personne peut garder avec elle pour le respirer chaque fois qu’elle en ressent le besoin. Et c’est parce que les huiles essentielles permettent de réinstaller un sentiment de bien-être qu’on peut travailler à ouvrir une nouvelle voie, donner à l’esprit le sentiment que oui on voit le bout du tunnel et qu’un nouveau champ des possibles s’ouvre sur de nouvelles stratégies pour optimiser son maintien de vie dans ce monde. 

La marjolaine à coquille

Nom latin : Origanum majorana
Nom vernaculaire : Marjolaine à coquille, Marjolaine des jardins
Famille botanique : Lamiaceae
Partie utilisée : sommité fleurie

La marjolaine à coquille appartient à la famille des lamiaceae, on va donc retrouver les quatre caractéristiques des lamiaceae, à savoir :

  • Tige carrée
  • Feuilles opposées et décussées
  • Fleurs labiées
  • Tetrakène au fond du calice.

J’explique en détaille ces quatre points dans ma vidéo sur le lamier pourpre.

C’est une plante vivace, mais elle peut être cultivée comme une annuelle. Elle à une base ligneuse, c’est-à-dire qu’elle fait du boit. Elle dépasse rarement 60cm. Les fleurs de couleur blanche à rose violette sont regroupées en grappe dense pédonculée à l’aisselle des feuilles. Les feuilles sont assez petites, généralement de 1 à 4 cm.

Photo wikipédia

C’est une plante originaire du bassin méditerranéen et est cultivée depuis toujours dans des régions comme l’Égypte ou la Grèce. C’est une plante qui demande un bon ensoleillement pour exprimer tout son potentiel olfactif.

Composition de l’huile essentielle de Marjolaine à coquille

D’après le guide Terre Vivante des huiles essentielles

  • 1,5% d’alpha-pinènes
  • 0,2 à 2,5% de béta-pinènes
  • 2,5 à 10% de mycène
  • 6 à 8% d’alpha-terpinènes
  • 5,5% de paracymène
  • 1 à 7% de terpinolène
  • alpha-phellandrènes
  • 2% de béta-phellandrènes
  • 2,5 à 3% de béta-caryophyllène
  • 0,1% d’alpha-humulène
  • 2 à 5% de linalol
  • 14 à 22% de terpinène-1-ol-4
  • 0,3% de terpinène-1-ol-3
  • 3 à 6% d’alpha-terpinéol
  • 4 à 13% de cis-thujanol-4
  • 1 à 5% de trans-thujanol-4
  • 1% d’acétate de linalyle
  • acétate de terpényle
  • 2% d’acétate de géranyle
  • 0,5% de trans-anéthole

Quelques références scientifiques

L’article de Françoise Couic-Marinier sur la marjolaine
https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0515370021004158

Maggio A, Rosselli S, Bruno M. Essential oils and pure volatile compounds as potential drugs in Alzheimer’s disease therapy: an updated review of the literature. Curr Pharm Des 2016;22(26):4011–27.

Mossa ATH, Nawwar GAM. Free radical scavenging and antiacetylcholinesterase activities of Origanum majorana L. essential oil. Hum Exp Toxicol 2011;30(10):1501–13.

Ou, M.-C., Hsu, T.-F., Lai, A.C., Lin, Y.-T. and Lin, C.-C. (2012), Pain relief assessment by aromatic essential oil massage on outpatients with primary dysmenorrhea: A randomized, double-blind clinical trial. Journal of Obstetrics and Gynaecology Research, 38: 817-822.

S. G. Deans, Katerina P. Svoboda. The antimicrobial properties of marjoram (Origanum majorana L.) Volatile Oil. Flavour and Fragrance Journal, Volume 5, Issue 3, pages 187–190, September 1990

Le stress au travail est-il évitable ?

Ou dit autrement, pouvons-nous faire rimer productivité avec sérénité ? 

J’ai passé plus de 30 ans dans le monde de l’entreprise. J’ai vu son évolution de l’intérieur. L’évolution de ses outils technologiques et l’évolution des méthodes de management, avec toujours en point de mire comment rendre l’entreprise plus efficiente. La technologie ambitionnant de travailler sur l’efficience des outils, le management ambitionnant de travailler sur l’efficience des personnes. 

Puis j’ai quitté ce monde, pour suivre de nouvelles aspirations et continuer à me réaliser autrement. Je suis devenu praticien de phyto-arothérapie. En faisant ce changement radical je ne pensais pas que le monde que j’avais quitté allait être aussi présent dans ma nouvelle vie. Et pourtant ! Si on me consulte pour différents types de problèmes, un revient souvent, pour ne pas dire très souvent, c’est celui de la gestion du stress dans le cadre professionnel. Et c’est au travers de ce stress que le monde de l’entreprise s’invite à nouveau dans ma vie. 

A chaque consultation concernant des problèmes de stress, le même schéma se dessine. Parce que je connais bien le monde de l’entreprise, je suis à même de comprendre et décrypter les mécanismes qui amènent une personne à tirer la sonnette d’alarme pour éviter le burn-out.

Bien évidemment l’idée n’est pas de faire le procès de l’entreprise, ce qui serait tout aussi inutile qu’inefficace, mais plutôt d’apporter un autre regard pour repenser les interactions entre les individus, la technologie et le management. L’humain n’est pas une machine. Si notre cerveau est à l’origine de notre créativité et de notre performance, notre cerveau est surtout câblé depuis son origine pour détecter les menaces. Si on ne comprend pas ce mode de fonctionnement par défaut il est difficile d’obtenir le meilleur d’une personne. 

Et il ne s’agit pas de partir dans un chouchoutage extrême du personnel à coup de massages et ateliers de méditation, c’est certes intéressant, mais le coeur du problème est de comprendre comment interagir avec un monde qui envoie un niveau de sollicitations jamais atteint, un niveau de sollicitations que notre cerveau n’est plus en capacité de gérer si nous ne repensons pas notre interaction avec la technologie et le monde en général. 

Le paradoxe est que le haut niveau de technologie est tout à la fois le problème et la solution. Notre monde a complètement changé, et nous devons changer notre façon d’interagir avec lui. Le point commun qui relie les personnes qui me consultent pour des problèmes de stress est le sentiment de perte de contrôle qu’engendre ce haut niveau de sollicitations.

Un sentiment qui laisse penser qu’on ne peut plus faire face à tout ce qu’on doit gérer. Un sentiment qui nous laisse vide et impuissant. On vient me voir avec l’espoir que je délivre une potion magique à base de plantes et d’huiles essentielles, mais la chose la plus importante que je transmets c’est comment reprendre la main sur ce monde hautement technologique. Comment utiliser la technologie pour reprendre le contrôle sur sa vie et atteindre sans stress l’efficacité professionnelle que la technologie nous permet d’atteindre. Alors bien sûr je n’oublie pas l’aide précieuse de mes chères huiles essentielles qui vont permettre de faire redescendre la pression, mais si on ne s’attaque pas aux causes, l’accalmie ne sera que passagère. 

À mainte reprises, j’ai pu mesurer l’efficacité de l’accompagnement, quand il s’agit d’aider une personne à reprendre le contrôle pour l’éloigner du burn-out. Aujourd’hui il me semble pertinent de ne pas attendre que les personnes viennent me voir une à une, mais plutôt de faire de la prévention directement dans les entreprises. Montrer comment la technologie et les outils numériques dont on dispose peuvent nous aider dans cette reprise de contrôle. Montrer comment s’organiser avec ces nouveaux outils et comment interagir avec eux. Ne plus faire de la technologie notre ennemie mais notre alliée. 

Et pour répondre à la question initiale, oui on peut faire rimer productivité avec sérénité, et si vous êtes chef d’entreprise, manager ou responsable de SCE, vous pouvez me contacter pour que j’intervienne dans votre entreprise. Je me ferai un plaisir d’animer une conférence sur ce sujet qui me tient à coeur et donner des clés pour une vie meilleure et productive ! 

Une conférence articulée autour de trois parties principales, qui à mon sens permettent d’avoir une vision globale du stress. Une première partie qui présente le fonctionnement de notre cerveau. Une deuxième partie axée sur la physiologie du stress qui, avec la première partie, permet de comprendre pourquoi et comment le stress se déclenche. Et enfin, une troisième partie présentant des solutions concrètes et expliquant comment s’organiser et utiliser la technologie à notre avantage pour garder le contrôle malgré le nombre croissant de sollicitations. Que ce soit pour gagner en productivité, éviter la procrastination, le burn-out, ou de manière plus globale avoir une expérience de vie plus positive.

N’hésitez pas à me contacter via le formulaire contact de mon site

Bien évidemment vous pouvez également me consulter à titre individuel, je consulte le jeudi en cabinet à Boulogne-Billancourt dans le 92. Les RDV se prennent à partir de ma fiche praticien du cabinet. 

Vous pouvez également rejoindre, à l’heure où j’écris cet article, les 87 personnes qui suivent ma formation en ligne « La gestion de stress par la phyto-aromathérapie » dont vous trouverez toutes les infos sur cette page

Et si vous voulez comprendre pourquoi je me suis spécialisé dans la gestion du stress et l’équilibre psycho-émotionnel, c’est par ici

L’extraction au CO2 super critique

L’extraction des principes actifs des plantes par CO2 super critique fait partie des sujets qui ne sont pas toujours bien compris quand on s’intéresse à l’aromathérapie. Dans cette vidéo je vous explique tout ça de manière simple et abordable même si vous n’avez pas de connaissances poussées en physique et chimie.

Les propriétés anti-stress de l’odeur des livres

S’il y a un domaine dans lequel l’odorat influence de manière inconsciente nos choix c’est bien celui du livre ! On aurait pu croire que l’innovation technologique allait tuer le livre mais elle n’a fait que mettre en lumière l’attachement que nous avions au livre papier. Et l’odeur des livres y est pour beaucoup dans cet attachement. 

Pourtant « sur le papier » le numérique a moult avantages. On peut faire du copier-coller, on peut associer directement des notes à un mot, une phrase ou une page, on peut avoir une bibliothèque complète dans une liseuse, une tablette ou un smartphone, on peut changer la grosseur des caractères et même la police, etc. Parier sur la survie du livre dans ces conditions paraissait hasardeux ! Mais c’était sans compter sur le pouvoir de l’olfaction ! On a bien cru un moment que la problématique venait de la lumière des écrans LCD, ce qui a poussé a développer les liseuses avec leur « encre » numérique, mais ça n’a pas suffit pour convaincre. 

Aujourd’hui, on sait que ce qui nous lie de manière aussi forte au livre papier c’est son odeur. Les odeurs communiquent directement avec notre cerveau limbique, le siège de nos émotions. L’odeur des livres a ancré en nous le fait que lire est une activité émotionnelle. Émotionnelle par la perception olfactive, émotionnelle par les émotions dont les mots peuvent être les vecteurs. Même si nous ne sommes pas toujours conscient·e·s de l’odeur du livre, notre bulbe olfactif perçoit cette odeur et cette odeur participe à installer une sensation de bien-être qui fait de la lecture une activité anti-stress. Bien que sur ce point, le fait de se concentrer sur l’histoire qu’on lit participe également à réduire le stress en nous sortant de notre quotidien pour entrer dans une histoire qui n’est pas la nôtre. Mais négliger l’impact de l’odeur dans cette réduction du stress serait une erreur car la majorité du temps nous associons l’acte de lire à un moment de bien-être. On lit en vacances, on lit en week-end, on lit quand on a le temps. Par un mécanisme de renforcement positif, nous avons associé l’acte de lecture à un moment de bien-être. Renforcement positif qui fait que maintenant le simple fait d’ouvrir un livre ou sentir un livre peut suffire pour nous ramener dans cette état de bien-être.

Cet attachement au livre papier par l’odeur a fait évidemment fait l’objet de plusieurs études. On sait aujourd’hui que l’odeur d’un livre est une combinaison de l’odeur du papier, l’odeur de l’encre et l’odeur de la colle utilisée. On sait également qu’un vieux livre n’a pas la même odeur qu’un livre neuf. Notamment par le fait que la lignine contenu dans le papier s’oxyde avec le temps et se transforme en acide qui décompose la cellulose. Le papier dégage également des molécules comme le benzaldéhyde responsable d’une odeur subtile d’amande qu’on sent parfois dans certains livres.

benzaldéhyde

Et notre attachement aux vieux livres pourrait tout à fait expliquer notre propension à acheter des livres pour ne pas les lire, mais les laisser vieillir. Une bibliothèque dans une maison devient de fait un anti-stress naturel en diffusant de manière subtile une odeur apaisante, et ce n’est peut-être pas le calme que nous venons chercher en premier dans une bibliothèque municipale mais ces composés volatiles qui viennent caresser notre bulbe olfactif.

On cherche souvent des huiles à diffuser pour retrouver un peu de sérénité, mais le monde des odeurs est bien plus vaste et parfois prendre un livre dans sa bibliothèque, l’ouvrir et le respirer peut suffire ! Et puisqu’il est ouvert, profitez-en pour vous offrir un moment de lectuthérapie !  Et si vous souhaitez vraiment retrouver le calme par les huiles essentielles, c’est par ici !

Survie et plantes sauvages

Cet article est encore en cours d’écriture il sera complété au fur et à mesure car je prévois de vous donner pas mal de ressources en rapport avec la vidéo.

De quoi est mort le héros du film into the wild ?

Certainement un des articles les plus intéressants que j’ai trouvé sur le sujet.

Comment cueillir l’ortie sans se piquer

Cueillir et manger de la massette

Pourquoi je me suis spécialisé dans la gestion du stress et l’équilibre psycho-émotionnel.

Trop souvent lorsqu’on parle de stress dans le cadre de la pratique de la phyto-aromathérapie, ça se limite à identifier dans les ouvrages de référence les plantes et les huiles essentielles de la gestion du stress et de les conseiller pour mettre fin au stress. 

C’est une mauvaise méthode ! Les plantes et les huiles essentielles ne feront jamais disparaître les causes du stress. Si potentiellement elles peuvent en limiter les effets, les bénéfices ne pourront être que temporaires.

Gérer le stress demande un vision globale de la situation. Il est difficile de gérer le stress et l’équilibre psycho-émotionnel sans comprendre de manière profonde le fonctionnement du cerveau et de la société dans laquelle nous vivons. 

Le stress est une réponse physiologique du corps face à ce que notre cerveau a perçu comme une menace. Et pour percevoir une menace, notre cerveau est plutôt fort. C’est une capacité qu’il a depuis la nuit des temps et la réaction physiologique qui suit la perception de la menace nous permet de préparer notre corps à la fuite ou au combat. Mais notre cerveau fait bien plus que ça ! Réagir à une menace, c’est bien, mais l’éviter c’est mieux. Car nos ancêtres ont compris qu’ils courraient moins vite que les prédateurs qui les chassaient et que la seule façon d’augmenter leur chance de survie était d’anticiper ! Le moindre signe qui peut laisser penser qu’on court un danger, suffit à déclencher la réponse physiologique du stress. Et cette capacité d’anticipation est primordiale dans la compréhension des épisodes de stress que nous pouvons traverser aujourd’hui. 

Car aujourd’hui, les causes du stress sont bien différentes. Si on retrouve toujours le stress engendré par les agressions physiques, la majorité du temps, on est face à un stress d’origine social. Et dans le stress d’origine social, l’anticipation est un élément clé ! Car bien souvent c’est l’anticipation d’un échec social comme un licenciement, un manque de reconnaissance, des doutes sur l’avenir, le manque de sécurité professionnelle ou financière qui suffisent à engendrer les mécanismes du stress. Malheureusement ces mécanismes physiologiques ne sont plus adaptés à la situation. Il n’est plus question de fuir ou se battre, ce qui met notre corps inutilement en tension. Cela impacte le bon fonctionnement de l’organisme et donc notre santé.

Ce qu’il faut également comprendre dans ce mécanisme d’anticipation de la menace c’est qu’il repose entre autre sur la mémoire de nos expériences passées, notre perception du monde dans lequel on vit et les mécanismes de renforcement positif ou négatif que ces expériences ont engendré et qui vont influencer l’évaluation de la menace.

Il est donc important de comprendre tout ce qui peut être perçu comme une menace dans notre monde moderne. Si je reprends les quatre facteurs déclencheurs de stress décrits par Sonia Lupien qui est une des spécialistes mondiales du stress on a:

  • Le sentiment de perte de contrôle
  • L’imprévisibilité
  • La nouveauté
  • Le sentiment que notre ego est menacé

Et s’il devient rare à notre époque qu’un prédateur aux dents acérés nous course, il est malheureusement de plus en plus fréquent qu’un voire les quatre déclencheurs du stress soient activés.

Le sentiment de perte de contrôle

Il est de plus en plus fréquent au regard des multiples sollicitations professionnelles et personnelles que nous avons à gérer. On a de plus en plus l’impression qu’on ne peut pas tout gérer, on oublie de plus en plus de choses, notre organisation nous semble inefficace et petit à petit s’installe le sentiment de perdre le contrôle sur tout ce que nous avons à gérer dans notre vie personnelle et professionnelle.

L’imprévisibilité

Elle est devenue systématique dans la vie professionnelle. Personne ne peut plus garantir qu’il sera au même poste dans un an ou si la société dans laquelle la personne travaille ne va pas faire faillite. Quand nos revenus sont justes, s’ajoute le fait que le moindre incident domestique comme une panne de machine à laver ou de chauffe-eau peut entamer sérieusement le budget de la famille, l’équilibre financier ne repose que sur l’absence d’imprévu.

La nouveauté

Les nouvelles technologies qui ont envahi notre quotidien et qui nous obligent à une adaptation permanente qui n’était pas forcement désirée, comme une nouvelle façon de faire sa déclaration d’impôt, un nouvel outil utilisé par l’entreprise, etc. 

Le sentiment que notre ego est menacé

Là aussi, c’est malheureusement de plus en plus fréquent avec les nouvelles méthodes de management qui s’installent dans les entreprises. On nous demande de justifier notre emploi du temps quasiment au quart d’heure près, on nous confronte en permanence à nos objectifs définis en début d’année, et qui parfois ne peuvent pas être réalisés par manque de moyen ou par le fait de devoir résoudre des problèmes imprévus. Ce qui à chaque évaluation met la personne face à ses non réalisations et qui laisse penser qu’elle n’est pas à la hauteur. De même l’inadéquation entre l’effort fourni et la valorisation salariale ou le manque de reconnaissance des compétences accentuent un peu plus ce sentiment que notre ego est menacé.

Il est donc impératif, quand on utilise la phyto-aromathérapie pour gérer le stress, d’avoir une vision globale du problème qui inclut une compréhension profonde des fonctionnements du cerveau et de celui de notre société pour accompagner au mieux la personne qui souffre de stress ou d’un trouble psycho-émotionnel. 

Les plantes et les huiles essentielles doivent accompagner une démarche de ré-harmonisation globale qu’il faut construire avec la personne et en aucun cas la laisser seule avec des huiles essentielles identifiées comme anti-stress.

Et c’est certainement cette approche systémique du stress et de l’équilibre psycho-émotionnel qui passionne l’ancien ingénieur que je suis. C’est cette démarche que je trouve passionnante et surtout gratifiante quand je permets à une personne de sortir de la spirale du stress ou de retrouver un bon équilibre psycho-émotionnel.

À bien des égards notre société perturbe nos équilibres physiologiques puisque le stress dégrade notre système hormonal et immunitaire. Le stress est devenu un facteur prépondérant dans la dégradation de notre état de santé et il est illusoire d’espérer aider les personnes à préserver leur santé sans leur donner les outils pour reprendre le contrôle sur ce facteur clé.

C’est cette approche globale que je propose aux personnes qui me consultent pour des problèmes de stress et d’équilibre psycho-émotionnel. C’est également ce que je présente dans ma formation en ligne sur la gestion du stress. 

J’en profite pour rappeler qu’à partir du 18 novembre 2021, je ne consulte plus à Paris pour les consultations en présidentiel, mais à Boulogne-Billancourt au centre bien-être Évoléoz qui en plus de m’offrir un cadre sympa me permet de bénéficier d’un outil de prise de RDV en ligne

Vous pouvez également poursuivre votre article dédié au stress professionnel.