Les dérives dans le secteur du bien-être

Récemment, la chaîne France 5 a diffusé un reportage sur la naturopathie. Je ne suis pas naturopathe, je ne parlerai donc pas de naturopathie, mais j’avais envie de rebondir sur les dérives qu’on constate dans les métiers du bien-être.

Les victimes de ces dérives sont souvent des personnes en errance médicale ou ayant un fort rejet envers le système de santé en général.

Pour s’en prémunir il est pertinent de bien comprendre ce qu’est la santé. Car au final si on sait globalement ce qu’est la santé on peine souvent à la définir de manière claire et objective.

Dans cette vidéo, je vous présente donc ce qu’est la santé, pour mieux comprendre où se placent les dérives dans les métiers du bien être.

Le 1,8 cinéole en aromathérapie

On a vite fait de rencontrer le 1,8 cinéole dès qu’on commence à plonger un petit peu dans la chimie des huiles essentielles. Plus connu sous le nom d’eucalyptol, le 1,8 cinéole est une molécule disposant d’un grand éventail de propriétés qui rendent les huiles qui en contiennent très polyvalentes.

Je vous le présente en détail dans la vidéo.

Les références scientifiques

Maladie d’Alzheimer et aromathérapie

Les huiles essentielles peuvent-elles se montrer pertinentes dans le cadre de la maladie d’Alzheimer ?

C’est une question complexe tant il y a de choses à prendre en compte. Mais oui, elle peuvent être d’une grande aide, même si elles ne font pas de miracle. Le nombre d’études explorant l’utilisation des huiles essentielles augmente d’autant plus qu’à ce jour il n’existe aucun traitement. La recherche est donc très active sur le sujet.

Qu’est-ce que la maladie d’Alzheimer ?

C’est une maladie neurodégénérative qui touche la mémoire et différentes fonctions cognitives comme le langage, le raisonnement ou l’apprentissage. C’est généralement la mémoire à court terme qui est touchée en premier. On commence à oublier ce qui vient de se passer ou simplement des choses apprises récemment.

C’est une dégénérescence lente des neurones puisqu’il peut se passer 25 ans entre le début de la maladie et l’apparition des premiers symptômes. Cette dégénérescence est provoquée par deux molécules naturellement présentes dans le cerveau qui s’accumulent de manière anormale en plaque.

Le peptide bête-amyloïde, responsable des plaques dites amyloïdes. L’accumulation devient toxique pour les cellules nerveuses.

La protéine tau qui est une protéine de structure des neurones et qui se retrouve modifiée dans le cadre de la maladie d’Alzheimer, entrainant une désorganisation des neurones et une accumulation de filaments qui finit par détruire les neurones.

Existe t-il un traitement ?

À ce jour, il n’existe aucun traitement. Ce qui fait que la recherche se focalise beaucoup sur la prévention et sur le ralentissement de la dégénérescence. La prévention reste compliquée dans la mesure où les symptômes peuvent apparaitre 25 ans après le début de la maladie. Une durée qui rend les essais sur la prévention difficiles.

Pour ralentir la dégénérescence, la thérapeutique travaille essentiellement sur 3 axes.

Les anticorps monoclonaux

Ce sont tous les médicaments finissent par « mab » pour monoclonal antibody.

Les inhibiteurs de cholinestérases

Le système cholinergique est constitué des cellules nerveuses ayant des récepteurs au neuromédiateur, qu’on appelle acétylcholine. L’acétylcholine est produite dans les neurones puis émise dans la fente synaptique pour activer les récepteurs d’un autre neurone. Une fois le récepteur activé, il est important d’enlever l’acétylcholine du récepteur. C’est ce que fait l’acétylcholinestérase, une enzyme qui redécoupe l’acétylcholine afin de pouvoir la recycler.

Dans le cadre de la maladie d’Alzheimer, on constate une réduction de concentration dans la fente synaptique de l’acétylcholine. Pour faire remonter la concentration en acétylcholine, on utilise des inhibiteurs de l’acétylcholinestérase. Ce qui fait que l’enzyme détruira moins d’acétylcholine.

Pour avoir un ordre d’idée, l’acétylcholinestérase dégrade 5000 molécules d’acétylcholine par seconde. Inhiber son action permet donc de retrouver des concentrations presque normales d’acétylcholine dans la fente synaptique.

Pour avoir plus d’infos sur les neurotransmetteurs, vous pouvez regarder cette vidéo.

Les antagonistes des récepteurs NMDA

Les récepteurs NMDA sont des récepteurs importants pour la mémoire et la plasticité synaptique. On pourrait penser qu’un antagoniste des récepteurs NMDA n’est pas pertinent dans le cadre de la maladie d’Alzheimer, mais ce qu’il faut comprendre c’est qu’une trop forte excitabilité des neurones par les récepteurs NMDA peut conduire à la mort du neurone. Or on cherche à les préserver dans le contexte de la maladie. D’où l’utilisation d’un antagoniste des récepteurs NMDA, la mémantine, pour préserver les neurones d’une trop grande excitabilité.

Quelles huiles essentielles pour la maladie d’Alzheimer ?

En aromathérapie, on travaillera essentiellement avec les huiles pouvant inhiber l’acétylcholinestérase. Néanmoins le 1,8 cinéole sera également aussi très présent grâce à sa capacité à réduire l’inflammation provoquée par les plaques du peptide bêta-amyloïde. C’est la raison pour laquelle les huiles à cinéole, comme le romarin à cinéole ou l’eucalyptus globulus, font l’objet de plusieurs études.

L’essence de citron

Régulièrement utilisée en Ehpad en diffusion pour améliorer l’humeur, masquer certaines odeurs et assainir l’air ambiant dans un contexte épidémique, il s’avère également que l’essence de citron possède des propriétés inhibitrice de l’acétylcholinestérase.

L’huile essentielle de myrte

L’étude ci-dessous a testé les capacités d’inhibition de l’acétylcholinestérase de l’huile essentielle complète et de chacun de ces principaux constituant. Ce qui permet de voir que le 1,8 cinéole, l’alpha-pinène et l’acétate de myrtényle sont trois composés inhibiteur de l’acétylcholinestérase.

L’huile essentielle de menthe poivrée

C’est l’huile essentielle qu’on respire pendant les cours pour éviter de s’assoupir et retrouver un peu de concentration ! C’est presque naturel de la retrouver dans cette sélection !

L’huile essentielle de romarin à cinéole

C’est une huile essentielle de plus en plus étudiée pour préserver les fonctions cognitives.

L’huile essentielle d’eucalyptus globulus

Une autre huile essentielle riche en cinéole.

L’huile essentielle de pin d’Alep

Autres références scientifiques

Ressources sur la maladie d’Alzheimer

Échinacée rime-t-elle avec immunité ?

C’est certainement une plante emblématique de l’immunité. J’avais déjà fait une vidéo il y a quelques temps, mais j’avais envie de retraiter le sujet en insistant un peu plus sur la partie système immunitaire.

Je laisse quand même l’ancienne vidéo juste en dessous car elle aborde l’immunité dans un sens plus large ce qui complète assez bien la nouvelle vidéo très centrée sur le système immunitaire.

Les références scientifique en lien avec la nouvelle vidéo

Ancienne vidéo

Nom botanique : Echinacea purpurea
Nom vernaculaire : Echinacée pourpre
Famille botanique : Asteraceae
Type botanique : Plante vivace

Références de quelques études scientifiques :
* LUETTIG B. et al, Macrophage activation by polysaccharide arabinogalactan isolated from plant cell culture of Echinacea purpurea, J Natl Cancer Institut, 1989 May 3;81(9):669-75
* FONSECA F.N. et al, Echinacea purpurea (L) Moench modulates human T-cell cytokine response, Int Immunopharmacol., 2014 Mar; 19(1): 94-102
* ARDJOMAND-WOELKART K. et al. Review and Assessment of Medicinal Safety Data of Orally Used Echinacea Preparations, Planta med, 2015 Oct 5

Lien entre immunité et sommeil :
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3256323/
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/20398008
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC5768894/

L’échinacée inactiverait le SARS-COV-2 d’après cette étude de 2020.
https://virologyj.biomedcentral.com/articles/10.1186/s12985-020-01401-2

La criste marine, intéressante à plus d’un titre !

C’est une plante qui mérite d’être largement plus connue que ce qu’elle l’est actuellement. Une plante alimentaire, médicinale et qui en plus offre des perspectives économiques intéressantes. C’est de cette plante que je vous parle en vidéo !

Noms vernaculaires : Criste marine, casse-pierre, perce-pierre, fenouil, marin
Non scientifique : Crithmum maritimum
Famille botanique : Apiaceae
Parties utilisées : Feuilles, mais aussi fruits et parfois racine
Particularité botanique : Plante halophile (aime les milieux salins)

Composition type de l’huile essentielle de criste marine

Monoterpènes

Gamma-terpinène (40 à 45%)
Bêta-phellandrène (15 à 20%)
para-cymène environ 6%
Sabinène environ 11%
Alpha-pinène environ 8%
Bêta-myrcène inférieur à 2%
Cis-bêta-ocymène
Alpha terpinène

Monoterpénols

Terpinéol-4
alpha-terpinéol

Phénols méthyl-ethers

Carvacrol méthyl-ether environ 12%
Thymol méthyl-ether

Ether-oxydes

Dillapiole environ 12%
Apiole
Isoapiole
Myristicine

Coumarines

Références scientifiques

Ouvrages qui m’ont servi à préparer cette vidéo

L’if, de toxique à indispensable !

L’if fait partie de ces arbres qui ont longtemps eu mauvaise réputation à cause de sa toxicité, même si dans plusieurs cultures il était considéré comme un arbre sacré notamment chez les celtes.

Dans cette vidéo, je vous raconte son histoire assez particulière. Comment des évènements comme la guerre du vietnam ou simplement la construction d’une route ont fait de cet arbre une ressource incontournable dans la lutte contre le cancer.

Ateliers sur la gestion du stress par les huiles essentielles

Je vous propose 2 ateliers le samedi 16 mars 2024 sur la gestion du stress par les huiles essentielles. Deux horaires pour plus de souplesse, comme ça vous pourrez choisir celui qui vous convient.

Pour vous inscrire vous pouvez directement passer par le site de la boutique Quintessense pour vous inscrire par mail ou par téléphone

L’ail et ses vertus

L’ail est souvent cité comme étant un bon antiviral et un hypotenseur efficace. Pendant la saison hivernale, on le conseille même pour renforcer nos défenses immunitaires.

Je vous propose d’explorer tout ça dans cette vidéo.

Botanique

Nom vernaculaire : Ail commun, ail cultivé
Non scientifique : Allium sativum
Famille botanique : Amaryllidaceae
Partie utilisée : Bulbe

Composition

  • Composés soufrés
  • Sucres, polysaccharides
  • Saponosides
  • Protéines
  • Sels minéraux

Références scientifiques

Hémorroïdes, jambes lourdes, que faire ?

Les hémorroïdes ce n’est pas drôle ! Le plus grave c’est que la société en a fait un tabou alors qu’énormément de personnes en souffrent.

En fait hémorroïdes et jambes lourdes peuvent avoir en commun une insuffisance veineuse. Ce qui veut dire qu’on va retrouver sensiblement les mêmes plantes dans toutes les pathologies consécutives à une insuffisance veineuse.

Dans cette vidéo, je vous présente 4 plantes à connaitre si vous êtes touché·e par ces problématiques. Des plantes qu’on trouve facilement sous forme de complément alimentaire dans les boutiques bio ou spécialisées.

Bien entendu, tout ce qui va suivre ne s’applique que si toutes les causes sérieuses on été écartées, d’où l’intérêt d’une consultation médicale.

4 plantes intéressantes

Fragon petit-houx

Nom vernaculaire : Fragon, fragon épineux, petit houx, faux houx, buis piquant
Nom scientifique : Ruscus aculeatus
Famille botanique : Liliaceae
Partie utilisée : Rhizome, racine

Hamamélis

Nom vernaculaire : Hamamélis de virginie, noisetier de la sorcière, café du diable
Nom scientifique : Hamamelis virginiana
Famille botanique : Hamamelidaceae
Partie utilisée : feuilles, écorce

Marronnier d’Inde

Nom vernaculaire : Marronnier commun, marronnier blanc
Nom scientifique : Aesculus hyppocastanum
Famille botanique : Hyppocastanaceae
Partie utilisée : Graines

Vigne rouge

Nom vernaculaire : Vigne à vin, vigne des teinturiers
Nom scientifique : Vitis vinifera
Famille botanique : Vitaceae
Partie utilisée : Feuilles

Comment les utiliser ?

Face à une crise hémorroïdaire, on n’a pas toujours ni l’envie ni le temps pour se préparer des tisanes. Les formes ampoules ou gélules sont bien pratiques pour garantir des dosages sécuritaires. On trouve dans le commerce des préparations déjà toutes faites, notamment certaines qui contiennent les 4 plantes dans la formulation. D’autant plus que le goût du marron d’Inde n’est pas toujours apprécié.

Je n’ai pas de marque à vous citer, mais globalement si vous voyez 3 ou 4 de ces plantes sur un produit, il y a des chances qu’il puisse vous être utile… Et comme je le dis dans la vidéo, certaines marques proposent des ampoules qui contiennent les 4. Mais je ne ferai pas de pub.

Et les huiles essentielles ?

En cas d’hémorroïdes, l’idéal est de combiner voie interne avec les plantes ci-dessus et voie externe. Et pour ça les huiles essentielles peuvent se montrer super efficaces.

Une formule simple peut se réaliser avec seulement deux huiles essentielles.

  • L’huile essentielle de cyprès toujours vert
  • L’huile essentielle d’hélichryse italienne

En cas de saignement, on peut ajouter l’huile essentielle de ciste ladanifère.

L’idéal est de réaliser une préparation qui n’excède pas 20% de concentration en huiles essentielles. On peut, par exemple, pour une fiole de 10ml, prendre :

1ml d’huile essentielle de cyprès toujours vert
1ml d’huile essentielle d’hélichryse italienne
et compléter la fiole avec une huile végétale du style noyau d’abricot ou autre.

Appliquer localement 2 gouttes du mélange 3 fois par jour jusqu’à amélioration.

ATTENTION : si vous n’êtes pas à l’aise avec les huiles essentielles, n’hésitez pas à demander conseil à une personne compétente. Et si vous souhaitez vous former à leur utilisation, n’hésitez pas à vous rendre sur ma page de formation.