Peut-on booster son système immunitaire au naturel ?

C’est une question récurrente dès qu’approche la saison hivernale et son lot de petit tracas. Comme à chaque fois, les généralisations et les solutions simplistes nous empêchent de bien comprendre les tenants et les aboutissants de l’immunité.

Dans cette vidéo, on va un peu plus loin que les solutions simplistes pour améliorer notre compréhension de l’immunité.

Les 4 gratuits de l’immunité

Avant de penser à toute action à base de produits naturels pour booster son immunité il est important de rappeler que 4 choses dégradent naturellement l’immunité :

  • Le manque de sommeil
  • La sédentarité
  • une mauvaise alimentation
  • Une mauvaise gestion du stress

Une analyse de ces 4 facteurs permets parfois de trouver des solutions simples pour améliorer son immunité.

Si vous souhaitez aller plus loin, vous pouvez découvrir la formation d’aromathérapie scientifique que j’anime avec Pierre Franchomme dans laquelle nous vous parlons de ce que nous pouvons faire avec les huiles pour agir sur l’immunité.

quelques références scientifiques pour aller plus loin

How to Naturally Support the Immune System in Inflammation—Essential Oils as Immune BoostersQuelques références scientifiques pour aller plus loin
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC10525302/

Essential Oils as Antimicrobial Agents—Myth or Real Alternative?
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC6612361/

Antimicrobial Properties of Plant Essential Oils against Human Pathogens and Their Mode of Action: An Updated Review
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC5206475/

Immune Defences: A View from the Side of the Essential Oils
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC9824899/

Quelle huile essentielle pour commencer l’aromathérapie ?

Par quelle huile essentielle commencer à apprendre l’aromathérapie ?

C’est une question fréquemment posée et dans cet article je vais vous proposer un chemin d’apprentissage à partir d’une seule huile essentielle qui vous permettra de rentrer doucement dans le monde de l’aromathérapie.

Pour partir à la découverte des différentes connaissances utiles en aromathérapie, j’ai choisi la lavande vraie (Lavandula angustifolia) qui est une huile très sûre d’emploi tout en étant très polyvalente.

Ce que nous apprennent les différents noms des plantes

Quand on se saisit d’une bouteille d’huile essentielle pour la première fois, on peut être surpris·e par le fait qu’il est mentionné deux noms différents dont un est en latin. Pour le comprendre, il faut savoir que le nom d’une plante diffère suivant les pays mais aussi suivant les régions. Ce qui rend parfois difficile de savoir si on parle de la même plante ou pas.

Dans le cas de notre lavande par exemple, il est indiqué sur l’étiquette Lavande Vraie et Lavandula angustifolia.

Lavande vraie est le nom dit vernaculaire. Et la lavande en a plusieurs. Lavande vraie, lavande fine, lavande officinale. Ces trois noms vernaculaires font référence à la même plante, même si parfois vous entendrez dire qu’on réserve le terme lavande vraie à la lavande sauvage. Et de manière générale, les plantes ont souvent plusieurs noms vernaculaires, ce qui est souvent une source d’incompréhension.

Pour remédier à ce problème de compréhension, il a été décidé d’utiliser pour chaque plante le nom scientifique dans la classification binominale de Linnée.

Voici une vidéo qui vous permettra de mieux comprendre cette classification. Quand on pratique l’aromathérapie et même la phytothérapie, ou n’importe quelle activité autour des plantes, il est important de connaitre cette classification. C’est un peu un passage obligé.

Une fois qu’on a compris cette classification, tout devient plus facile pour identifier correctement les huiles essentielles et surtout pour faire des recherches dans les bases de données scientifiques qui utilisent toujours le nom scientifique de la plante.

Ce que nous apprend la composition d’une huile essentielle

Maintenant qu’on est au clair avec les noms, on s’intéresse à la composition de l’huile essentielle de lavande. Elle est principalement composée de Linalol et d’Acétate de linalyle. À ce stade, ces noms ne nous disent rien. Il s’agit des principes actifs contenus dans l’huile essentielle de lavande. Ce qui nous amène au concept de familles chimiques.

Et pour affiner notre connaissance de la composition chimique, on peut aussi s’intéresser à la notion de chémotype.

Une fois qu’on a compris ce que contient une huile essentielle, on peut s’intéresser à comment utiliser l’huile essentielle de lavande.

Comment utiliser l’huile essentielle de lavande ?

L’huile essentielle de lavande peut s’utiliser :
– Par inhalation
– Par voie cutanée
– Par voie orale

Pour la voie olfactive, deux vidéos :

Et comme il s’agit d’utiliser l’olfaction de lavande pour réduire le stress et favoriser le sommeil :

Pour la voie cutanée, il sera important de faire connaissance avec les huiles végétales.

De manière générale, on voit bien qu’à partir d’une simple huile essentielle on peut acquérir bon nombre de compétences en aromathérapie.

Voici un exemple d’arbre de connaissance qu’on peut construire à partir de la lavande seule :

La fumeterre

Voilà une plante très ambivalente qui demande du temps pour être comprise !

Botanique

Nom vernaculaire : Fumeterre
Non scientifique : Fumaria officinalis
Famille botanique : Papaveraceae (anciennement Fumariaceae)
Partie utilisée : Partie aérienne fleurie

Description

La fumeterre est une plante herbacée annuelle dite rudérale. C’est-à-dire qu’elle s’épanouit dans les biotopes occupés par les humains. On la retrouve sur le bord des chemins, les vignobles, les terres incultes. Elle est originaire d’Europe et d’Afrique du Nord. C’est une plante qui, comme le pissenlit, croît sur les sols engorgés par excès de nourriture.

Source wikipédia

Si sa hauteur peut atteindre les 70 centimètres, elle peine a rester droite car ses tiges sont molles, ce qui lui donne un port plus ou moins rampant. Les tiges sont très ramifiées, les feuilles sont finement découpées.

Source wikipédia

Composition

D’après « le grand manuel de phytothérapie » d’Éric Lorrain

Alcaloïdes isoquinoléiques

Protopines

  • Protopine (= fumarine)
  • Cryptopine

Protoberbérines

  • Canadine
  • Stylopine

Spirobenzyltétrahydroisoquinoléines

  • Fumaricine
  • Fumariline

Indénobenzazépines

  • Fumaritine
  • Fumarofine

Autres

  • Benzophénanthridine
  • Bulgaramine
  • Cryptocavine
  • Aurotensine
  • Sanguinarine
  • Allocryptonine
  • Corydaline

Acides organiques

  • Acide fumarique
  • Acide malique
  • Acide citrique
  • Acide succinique
  • Acide glycolique
  • Acide lactique

Acides phénols

  • Acide caféique
  • Acide chlorogénique
  • Acide férulique

Flavonoïdes

  • Isoquercitine
  • Quercétine 3,7-glucoside
  • Quercétine 3-arabinoglucoside
  • Rutine
  • Arabinoside de kaempférol

Sels de potasium et mucilage

Les 5 axes d’action de la fumeterre

  • Digestif
  • Cutané
  • Système nerveux
  • Métabolique
  • Musculaire

Comment la prendre ?

Cette plante n’est que très rarement recommandée seule. En général, elle est intégrée dans des synergies pour équilibrer ou potentialiser son action par rapport à l’effet global recherché.

Néanmoins, il est possible de la prendre en infusion seule en respectant les règles suivantes :

Si c’est pour une action hépatique, dans ce cas on limite la cure à 8 jours pour les raisons indiquées dans la vidéo. On prendra maxi 2 cuillères à café de sommités fleuries séchées. Laissez infuser environ 10 minutes, filtrez et buvez de préférence 30 minutes avant les repas.

Si c’est pour une action sur le système nerveux, avec la recherche de l’effet sédatif, on fera la même chose mais en cure d’un mois.

Exemple de tisane pour les migraines d’origine nerveuse et hépatique

30g de romarin
30g de fleurs de matricaire
20g de fumeterre
20g de fleurs de primevère

1 cuillère à soupe du mélange dans 200ml d’eau froide. Portez à ébullition, puis laissez infuser hors du feu pendant 6 minutes. Filtrez. Buvez 2 tasses par jour avant les repas, en cure de 20 jours.

Toxicité

Si les doses sont respectées, la présence de protopine et d’allocryptonine n’engendre pas de toxicité.

Contre-indications

  • Grossesse et allaitement, par manque d’études sur le sujet
  • Obstruction des voies biliaires
  • Hypersensibilité aux substances actives
  • Vigilance et avis médical en cas de présence de lithiase biliaire et insuffisance hépatique sévère

Références scientifiques et bibliographiques

Effect of herbal cream containing Fumaria officinalis and silymarin for treatment of eczema: A randomized double-blind controlled clinical trial
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC9090317/

Le grand manuel de phytothérapie d’Éric Lorrain

Conseil en phytothérapie, guide à l’usage du prescripteur, Paul Goetz et Francis Hadji-Minaglou

L’encyclopédie des plantes bio-indicatrices, Gérard Ducerf

Pour l’exemple de tisane
Le guide familial des plantes médicinales, D. Lousse, N. Macé, C. Saint-Béat, A. Tardif

Approche sensorielle, quel livre choisir ?

Hasard du calendrier, deux livres sur l’approche sensorielle en aromathérapie sortent quasiment en même temps. Celui de Christian Escriva, et celui de Michel Faucon. Comme les livres sont d’un certain prix, vous m’avez demander comment choisir entre les deux.

Un question à laquelle il n’est pas toujours facile de répondre puisque nous n’avons pas toutes et tous la même sensibilité !

Je vous propose de découvrir dans cette vidéo le choix que j’ai fait et pourquoi j’ai fait ce choix.

J’en profite également pour vous faire une petite introduction à l’approche sensorielle.

Le sureau noir

Voilà une plante médicinale intéressante car très fréquente dans nos régions.

Nom vernaculaire : Sureau noir
Nom scientifique : Sambucus nigra
Famille botanique : Adoxaceae. Le sureau était classé avant dans les Caprifoliaceae.
Parties utilisées : Fleurs, Fruits, écorce

Études scientifiques

Anti-Inflammatory and Protective Effects of Water Extract and Bioferment from Sambucus nigra Fruit in LPS-Induced Human Skin Fibroblasts
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC10299406/

Chemical Characterization, Bioactivity and Toxicity of European Flora Plant Extracts in Search for Potential Natural Origin Preservatives
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC10420968/

Modulation of the bacterial virulence and resistance by well-known European medicinal herbs
https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0378874123003525

Health-Promoting Properties: Anti-Inflammatory and Anticancer Properties of Sambucus nigra L. Flowers and Fruits
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC10489118/

Flavonoid-Rich Sambucus nigra Berry Extract Enhances Nrf2/HO-1 Signaling Pathway Activation and Exerts Antiulcerative Effects In Vivo
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC10607857/

Investigating the Therapeutic Potential of Plants and Plant-Based Medicines: Relevance to Antioxidant and Neuroprotective Effects
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC10535096/

Comprendre les plantes du foie

Beaucoup de plantes sont étiquetées « plante du foie ». Pour autant elles n’agissent pas toutes de la même façon sur lui. Le foie est un organe complexe et vital pour le corps humain. Comprendre ses différentes fonctions permet de comprendre la nuance qui existe entre les différentes plantes du foie.

Pour comprendre les plantes du foie et les actions qui leurs sont associées il est impératif de connaitre les propriétés suivantes :

Cholérétique : favorise la production de bile par le foie

Amphocholérétique : régule la production de bile en évitant l’excès

Cholagogue : favorise l’expulsion de bile par la vésicule biliaire

Hépatoprotectrice : favorise la régénération du foie et la protection des hépatocytes

À ces propriétés, on ajoute les deux phases de la détoxification hépatique :

Phase 1 : Réaction d’hydroxylation. Il s’agit de la phase de catalyse qui « découpe » les molécules à l’aide d’enzymes.

Phase 2 : Réaction de conjugaison. Il s’agit de la phase qui vise à associer aux différents résidus de la catalyse des molécules qui vont permettre d’évacuer ces résidus, soit par la bile s’ils sont liposolubles, soit par les reins s’ils sont hydrosolubles.

Pour améliorer la phase 1, il est possible d’utiliser des plantes qui stimulent l’activité enzymatique par exemple en favorisant la production de NADPH.

Évaluer l’action d’une plante pour le foie, c’est connaitre les impacts de celle-ci sur toutes les fonctions notées en gras.

Qui est Pierre Franchomme ?

Difficile d’ouvrir un livre d’aromathérapie sans voir son nom inscrit dans les références.

Pierre Franchomme a consacré plus de 50 ans de sa vie à l’aromathérapie, est c’est une des raisons pour laquelle j’ai voulu l’interviewer pour qu’il nous partage son parcours pour le moins inspirant !

Biographie

Pierre Franchomme, né le 5 février 1943, est un enseignant-chercheur français dans le domaine des huiles essentielles médicinales. 

Pionnier dès 1975, il n’a jamais cessé d’explorer le monde à la recherche de nouvelles “essences” qu’il étudie ensuite dans ses laboratoires. De renommée mondiale, il partage ses connaissances via son enseignement.

Il est membre et responsable pédagogique de la section aromathérapie, en tant qu’expert, de REFORMED (Regroupement européen pour la formation et la reconnaissance des médecines non conventionnelles), organisme agréé pour l’attribution de certifications dans le domaine.

Ses parents exerçaient, à cette époque, la profession d’herboriste. Ironie du sort, le maréchal Pétain avait ordonné la suppression du diplôme d’herboriste le 11 septembre 1941. Heureusement, les personnes ayant acquis le diplôme pouvaient jouir de ses prérogatives jusqu’à la fin de leur vie.

A la fin de ses études secondaires, il entreprend des études de médecine. Rapidement, il s’en retourne vers la médecine naturelle et consacre ses efforts à l’approfondissement de la “pharmacie verte”. Il porte son attention sur les plantes les plus actives au sein des plantes médicinales, à savoir les plantes aromatiques. Il s’inscrit d’abord à l’école de P.-V. Marchesseau où il redécouvre les bienfaits des huiles essentielles. Celles-ci font l’objet de sa thèse présentée en 1975, conjointement à l’Ecole de naturopathie et à la North West London University. Puis il continue à l’Ecole pratique des hautes études à la Sorbonne, travaillant sur les propriétés antileucémiques de l’huile essentielle de ciste ladanifère.

Très impliqué dans le monde agronomique, notamment dans celui dédié à l’agriculture biologique, il s’est immiscé dans le monde de la production des huiles essentielles de la plus haute qualité biologique disponible à l’époque.

De son expérience sur le terrain, notamment avec les collectes de plantes sauvages, il  enrichit ses connaissances jusqu’à la pratique de la distillation. 

Installé à Menton, dans le sud-est de la France, assisté de sa sœur et de sa mère, il crée son premier laboratoire en 1978, Pranarôm, qui aura pour mission de rendre disponibles des huiles essentielles, des hydrolats aromatiques et des macérats huileux, pour soigner les vivants, humains et animaux.

En mai 1977, Pierre Franchomme présente pour la première fois ses recherches à Vincennes, à l’initiative de Yves et Janine Ropars. A cette occasion il rencontre le Docteur Daniel Pénoël. De cette rencontre naît une coopération entre les deux passionnés. Pierre Franchomme apporte des huiles essentielles bien répertoriées et de grande qualité, d’autres huiles essentielles extraites de plantes jusque-là inconnues ou méconnues, des données biochimiques avec les propriétés et les orientations thérapeutiques correspondantes. Daniel Pénoël met à l’épreuve cette manne aromatique dans sa pratique médicale quotidienne. Cette première installation en cabinet médical en région parisienne dure 7 ans, d’avril 1965 à mars 1977. Les guérisons obtenues pendant ces années ont fait l’objet de publications.

Outre la création et la rédaction de la véritable première charte dédiée à la qualité des matières aromatiques destinées à la pratique de l’aromathérapie médicale, Pierre Franchomme est à l’origine de la mise en valeur et de la reconnaissance de l’importance majeure, sur le plan thérapeutique, de la notion des chémotypes de plantes aromatiques. L’une des meilleures preuves de la réalité biologique et de la valeur clinique, en connexion avec les chémotypes, est apportée par la pratique des aromatogrammes réalisés sur les souches bactériennes ou fungiques.

Pierre Franchomme continue sa quête en explorant l’action anti-infectieuse des huiles essentielles, en collaboration avec plusieurs laboratoires de microbiologie, l’Institut Pasteur de Paris et les facultés de médecine de Toulouse et de Mons.

Durant cette époque, Pierre Franchomme travaille énormément sur le comportement des molécules aromatiques en laissant, un temps, la pure chimie, pour revenir à la physique de base. Il effectue de nombreux tests sur la réaction des molécules aromatiques vis-à-vis de l’eau et les charges électriques portées par ces molécules. Il crée le fameux tableau quadripartitionné dit de la classification hydro-électronique des molécules aromatiques.

Il développe la science de l’aromathérapie et pose les bases de l’immense travail de recherche intitulé “étude des relations structure-activités”. Ses travaux contribuent à faire connaître de nouvelles huiles essentielles devenues les grands classiques de l’aromathérapie : le ravintsara (Cinnamomum camphora), l’inule odorante (Inula graveolens), l’immortelle (Helichrysum italicum), l’eucalyptus radié (Eucalyptus radiata), le lédon (Rhododendron groenlandicum). 

En parallèle de l’activité de recherche fondamentale et appliquée, Pierre Franchomme étudie à l’Ecole pratique des hautes études. Il donne des conférences et des séminaires adressés aux médecins, pharmaciens, naturopathes et autres nombreux professionnels de la santé et de l’esthétique. Il s’occupe également de faire vivre son laboratoire.

Dans l’esprit de découverte des meilleures ressources aromatiques planétaires, il effectue de nombreux voyages à visée botanique et aromatique.

En décembre 1981, il part 3 semaines avec le Docteur Daniel Pénoël en Australie dans le but d’établir un contact avec l’immensité des ressources aromatiques du continent, ainsi qu’avec les organisations de médecine naturelle et certains chercheurs. Par la suite, Daniel Pénoël va rester 2 ans sur l’île avec pour objectif d’ouvrir le monde anglo-saxon à l’aromathérapie française. A l’époque, les anglo-saxons utilisaient les huiles essentielles uniquement dans les domaines esthétique et bien-être, sans aucune approche scientifique ni médicale.

En février 1987, le binôme à nouveau réuni en France travaille sur l’ouvrage qui va rendre disponibles les connaissances et les résultats obtenus grâce à cette aromathérapie scientifique :  L’aromathérapie exactement. Au moment même où le livre est publié, le 13 juillet 1990, une poignée de députés de l’Assemblée nationale vote la loi instituant le déremboursement des préparations pharmaceutiques magistrales.

En 1987 également, le binôme se rend en Angleterre pour tenir le premier stand représentant le laboratoire à la grande Exhibition de santé naturelle à Londres. A cette occasion, les contacts établis permettent de conclure les premiers accords pour commencer l’enseignement de l’aromathérapie scientifique et médicinale en territoire britannique. Cette passation franco-britannique marque une étape majeure dans le contexte de l’expansion qui sera ensuite reproduite sur le continent nord-américain.

Peu après la publication de l’ouvrage de référence L’aromathérapie exactement, en 1991, Pierre Franchomme cède son laboratoire à Dominique Baudoux pour participer au développement des premières formules d’Origins, marque créée par la compagnie américaine Estée Lauder. Puis il part en 1994 en Roumanie pour créer son second laboratoire, le “Centrul de cercetare a plantelor”. Là-bas, pendant plus de 10 ans, à la tête d’une équipe de très haut niveau scientifique et technique, il effectue un travail colossal. Les résultats de ces recherches seront publiés progressivement.

Parallèlement à ces publications, Pierre Franchomme prend un autre virage, pour se consacrer à une dimension humanitaire en relation avec l’association des Médecins aux pieds nus ainsi que celle d’Aromathérapie sans frontières, qu’il préside. Dans le cadre associatif et non gouvernemental, il doit jeter les bases d’une médecine aromathérapie tropicale, depuis les soins primaires en brousse jusqu’aux dispensaires de ville et aux hôpitaux, en formant des équipes de soignants à Madagascar.

Aujourd’hui, un troisième laboratoire Pierre Franchomme Lab fournit des produits de dernière génération aux extraits au CO2 supercritique. Par ailleurs, Pierre Franchomme continue d’étudier de nouvelles essences aromatiques remarquables telles que le katafray (Cedrelopsis grevei), l’encens d’Amazonie (Protium heptaphyllum), le cyprès de Taïwan (Chamaecyparis formosensis) …

Initiateur, concepteur, fondateur et promoteur de l’Ecole française d’aromathérapie. Ecole francophone : Belgique, Confédération helvétique, Québec… => puis devient Ecole internationale d’aromathérapie.

Fonctions

  • Aromatologue, pharmacologue
  • Fondateur et DIrecteur du Centre de recherche sur les plantes médicinales et aromatiques à Bucarest, (spécialisé dans les domaines des anti-oxydants, des anti-inflammatoires et des anti-sénescences)
  • Fondateur de l’Ecole internationale d’aromathérapie
  • Professeur titulaire à la faculté libre de médecines naturelles et d’ethnomédecine de Paris
  • Vice-président de l’association humanitaire Médecins aux pieds nus
  • Président de l’association humanitaire Aromathérapie sans frontières
  • Membre du conseil d’administration de l’association REFORMED (Regroupement européen pour la formation et la reconnaissance des médecines non conventionnelles), organisme reconnu depuis décembre 2012 comme expert pour la création de certifications selon les recommandations du système européen de transfert de crédits pour l’enseignement et la formation professionnels (ECVET).le domaine.

Publications

  • Ouvrages :
    • Le répertoire complet des huiles essentielles médicinales, éd. Guy Trédaniel. 2022
    • La science des huiles essentielles médicinales, éd. Guy Trédaniel. Deuxième édition. 2021
    • À la pointe de l’aromathérapie, éd. Guy Trédaniel. 2015
    • La Science des Huiles Essentielles Médicinales, éd. Guy Trédaniel, 2015
    • L’Aromathérapie Exactement, éd. R. Jolois, 1990.
    • L’aromathérapie ; thérapeutique de pointe en médecine naturelle t.1, éd. Amyris. 2003
  • Articles:
  • Conférences:

Jeudi 12 novembre 2015 dans le cadre des Jeudis de la Santé Naturelle co-organisée par Des Maux et des Mots (Frédéric Zénouda) et la FLMNE

L’ailante ce mal-aimé !

L’ailante (Ailanthus altissima) est un arbre qu’on voit de plus en plus en ville. Il est considéré comme une espève invasive, mais à mon sens il mérite d’être mieux considéré et c’est ce que je vais vous montrer dans cette vidéo.

Pour le plaisir des yeux, voici quelques photos des jeunes feuilles, juste parce que je trouve ça joli !

Quelques études sur l’ailante

Chemical Composition of Ailanthus altissima (Mill.) Swingle Methanolic Leaf Extracts and Assessment of Their Antibacterial Activity through Oxidative Stress Induction
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC10451179/

Synthesis of Altissimacoumarin D and Other Prenylated Coumarins and Their Ability to Reverse the Multidrug Resistance Phenotype in Candida albicans
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC10381857/

Virtual screening–molecular docking–activity evaluation of Ailanthus altissima (Mill.) swingle bark in the treatment of ulcerative colitis
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC10268345/

Phenolic Profile, Antioxidant and DNA-Protective Capacity, and Microscopic Characters of Ailanthus altissima Aerial Substances
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC9967504/

Applicability of Point- and Polygon-Based Vegetation Monitoring Data to Identify Soil, Hydrological and Climatic Driving Forces of Biological Invasions—A Case Study of Ailanthus altissimaElaeagnus angustifolia and Robinia pseudoacacia
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC9965585/

Effects of long-term Ailanthus altissima extract supplementation on fear, cognition and brain antioxidant levels
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC10023549/

Human-mediated dispersal drives the spread of the spotted lanternfly (Lycorma delicatula)
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC9852583/

The role played by ailanthone in inhibiting bone metastasis of breast cancer by regulating tumor-bone microenvironment through the RANKL-dependent pathway
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC9849906/

Invasive Growth of Ailanthus altissima Trees is Associated with a High Rate of Sensitization in Atopic Patients
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC9443999/

À voir aussi

La valériane en phytothérapie

Carte d’identité

Nom vernaculaire : Valériane
Nom scientifique : Valeriana officinalis
Famille botanique : Valerianaceae
Partie utilisée : Les racines

Description botanique

Plante herbacée vivace pouvant mesurant généralement entre 1m et 1,5m. Elle est plutôt commune en Europe à part sur le pourtour méditerranéen qui ne lui convient pas du tout. La valériane a besoin d’ombre et d’humidité.

Composition

  • Iridoïdes
  • Acides sesquiterpéniques
  • Flavonoïdes
  • Lignanes
  • Acide gamma-aminobutyrique (GABA)
  • Glutamine
  • Arginine
  • Alcaloïdes pyridinique
  • Huiles essentielles

Propriétés des racines de valériane

Les racines de valériane agissent sur deux choses.

  • Le système nerveux composé du système nerveux central et du système nerveux périphérique.
  • Les muscles qui peuvent être lisses (non actionnables volontairement) ou striés (ceux qu’on peut commander à l’exception du muscle cardiaque)

On a donc une action globale qui va de l’émotion à l’action.

Comme je le dis dans ma vidéo sur l’approche systémique, notre état émotionnel « s’incarne » dans le triptyque, système nerveux, système immunitaire et système hormonal, ce qui ensuite influence tout le fonctionnement de notre corps.

L’émotion sur laquelle la valériane est pertinente est l’anxiété.

Zoom sur l’anxiété

Ce qui différencie principalement le stress de l’anxiété, c’est que le stress est une réponse physiologique pour faire face à une situation perçue comme une menace, alors que l’anxiété c’est le déclenchement de la réponse physiologique du stress alors que rien ne laisse penser que quelque chose puisse être perçu comme une menace.

L’anxiété est un vélo dans la tête qui ne s’arrête pas et qui imagine tout ce qui pourrait faire basculer la situation actuelle.

La valériane va donc mettre un frein sur ce vélo, ce qui permettra de libérer les tensions que l’anxiété avait installées dans le corps. Une tension qui contracte les muscles. La valériane est donc également intéressante pour décontracter tous les muscles en agissant aussi bien sur le muscle lui-même que sur la chaine qui va de l’émotion à l’action.

Grand manuel pour fabriquer ses remèdes naturels

Quand on se lance dans la pratique de l’herboristerie, savoir fabriquer ses propres remèdes naturels est un passage obligé si on souhaite vraiment comprendre les plantes et le soin par les plantes.

C’est le sujet de ce livre de Christophe Bernard, du site Althéa Provence. Christophe fait vraiment partie des personnes qui m’ont inspiré pour franchir le pas dans le monde des plantes médicinales.

Le livre est également disponible en version pdf sur le site d’Althéa Provence.