Dans la vidéo ci-dessous, je présente une des nombreuses solutions de l’aromathérapie pour gérer au mieux le stress, les angoisses, le choc émotionnel, l’anxiété, grâce à l’huile essentielle de camomille romaine.
Une huile vraiment efficace pour un apaisement rapide en situation de stress ou d’angoisse.
Dans la vidéo ci-dessous, je vous propose une présentation de la mélisse (Melissa officinalis), plante de la famille des Lamiaceae. Cette plante très facile à cultiver dans son jardin, son balcon, ou même en appartement permet d’agrémenter ses tisanes.
Cette plante est une plante médicinale par excellence. Elle agit contre l’anxiété, les problèmes de sommeil, d’insomnie, certains problèmes cardiaques, protège le système gastro-intestinal, diminue l’intensité des douleurs du syndrome prémenstruel. Une bonne tisane pour les règles douloureuses. Active aussi pour traiter l’herpès et le zona.
Une plante indispensable de la phytothérapie. Parmi les plantes médicinales, elle fait partie de celles qui s’utilisent le plus facilement. Elle est par contre moins utilisée en aromathérapie car son huile essentielle coûte très cher !
Il n’est pas rare que des nausées apparaissent lors des premiers mois de grossesse. Mois pendant lesquels ont déconseille l’usage des huiles essentielles. Il existe pourtant une solution simple en aromathérapie grâce à l’huile essentielle de citron.
Sohan Tricoire est naturopathe éducatrice de santé. Elle s’est entre autre spécialisée dans l’alimentation végétale et j’ai profité de la sortie de son livre Les bases d’une alimentation saine pour lui poser quelques questions.
Les plantes médicinales ne se consomment pas seulement en tisanes ou huiles essentielles, les principes actifs sont également dans les végétaux que nous consommons. Sohan nous apporte un éclairage intéressant sur les végétaux dans l’alimentation, et comment bien les choisir peut nous aider à préserver notre santé.
Son livre regorge de conseils notamment en cas de diabète, colon irritable, candidose, problèmes cardiaques etc.
Il existe une grande variété de basilic à travers le monde. Il faut dire que c’est une plante cultivée et utilisée depuis très longtemps, ce qui a donné naissance à de nombreuses variétés. En aromathérapie, plusieurs de ces basilics sont utilisés. Les trois plus fréquents sont :
le basilic exotique
le basilic français
le basilic sacré
Dans cette vidéo je vous explique comment ne plus les confondre afin que vous puissiez utiliser celui qui correspond à vos attentes.
Pour changer un peu de registre, voici un article qui pourrait être le premier d’une série sur les plantes toxiques ! En effet, il est intéressant de connaître les plantes toxiques pour ne pas les confondre avec d’autres, et pour découvrir que certaines ont également des vertus utilisées en médecine.
Carte d’identité
Par Walther Otto Müller — Domaine public
Nom scientifique : Digitalis purpurea
Elle est passée de la famille des Scrophulariaceae (Classification de Cronquist (1981)) à la famille des Plantaginaceae (Classification APG III (2009)).
Autres noms communs :
Grande digitale
Doigtier
Gant de Notre-Dame, Gant-de-bergère
Foxes glofa (gant de renard)
Gantelet, Gantelée, Gantière, …
Un peu d’étymologie
Digitale provient du latin digitus qui signifie « doigt ». La fleur de la digitale ressemble un peu à un doigt de gant mais son nom se réfère surtout à la facilité avec laquelle on peut introduire un doigt dans sa corolle. Pour la même raison, les Anglais nomment la plante foxglove, « gant de renard » et les Allemands Fingerhut, « dé à coudre ». La digitale pourpre possède de nombreux noms communs en rapport avec les doigts (d’une main ou d’un gant) ou la ressemblance avec un dé à coudre.
Quelques caractéristiques botaniques
La digitale pourpre est une plante bisannuelle à racine pivotante dressée, à tige creuse et feuilles et pédoncules mollement velus. La première année, elle forme une large rosette de feuilles velues, un peu frisées. La seconde année, une tige de 1 à 2 mètres sort de cette rosette. Elle est feuillée et comporte sur un seul de ses côtés une longue rangée de fleurs.
Ses feuilles sont ovales ou oblongues-lancéolées, non divisées, entières ou dentées. Elles font de 10 à 35 cm de long et de 5 à 12 cm de large. Leur face inférieure contient beaucoup de poils, ce qui les rend douces au toucher. Cette caractéristique permet de ne pas la confondre avec la consoude dont les feuilles sont rèches. Lorsque vous n’avez pas de floraison mais que les feuilles à observer, ce détail a toute son importance. Les nombreuses nervures très saillantes sur l’intérieur des feuilles de la digitale pourpre leur donnent un aspect gaufré.
Ses fleurs zygomorphes sont mauves ou blanches, en grappe, penchées, tubulaires et tapissées à l’intérieur de gros poils bruns de 50 mm. La floraison est basifuge (les fleurs s’épanouissent en premier à la base de la hampe florale) et a lieu de juin à septembre. Chez les digitales cultivées, il n’est pas rare que la dernière fleur au sommet de la tige soit toute ronde et symétrique, au lieu d’être penchée et tubulaire.
Son fruit est une capsule qui contient de nombreuses petites graines jaune pâle de 0,1 à 0,2 mm. La dissémination des graines se fait par le vent (anémochore) ou par les animaux (épizoochore).
Où la trouver
Son habitat naturel est l’Europe de l’ouest. A l’état sauvage, on la trouve dans des clairières, coupes forestières, lisières, haies, landes, coteaux rocailleux, sur des sols acides ou siliceux et bien drainés. On la trouve facilement en France, surtout en Normandie, en Bretagne et en Corse. Sinon elle est plutôt absente des autres régions méditerranéennes et des Landes.
C’est une plante surtout européenne mais elle a conquis le monde entier car elle est cultivée aussi bien comme plante d’ornement (il existe des variétés horticoles de toutes teintes) que comme plante pharmaceutique.
A l’origine
Le botaniste suisse Leonhart Fuchs décrit la digitale pourpre pour la première fois en 1542, dans son ouvrage intitulé New Kreuterbüch.
En 1597, dans son ouvrage The Herball or General Historie of Plantes, le botaniste anglais John Gerard rejette l’usage médicinal de cette plante :
Amère, épicée et sèche, la digitale est dotée de certaines propriétés purifiantes ; mais, selon les anciens, elle n’est d’aucune utilité et n’a pas sa place dans la médecine.
Et personne ne le contredit… Il faut dire qu’à cette époque, il est risqué de promouvoir de telles plantes car l’accusation de sorcellerie plane toujours dans les esprits. Le commun des mortels semble-t-il connaissait les vertus et les dangers de cette plante. A petite dose, elle pouvait soigner, mais en cas de mauvais fonctionnement rénal, comme elle ne pouvait pas être éliminée par l’organisme, elle s’y accumulait et devenait létale.
Elle est donc utilisée en médecine populaire européenne pour traiter un certain nombre d’affections, mais pas de manière officielle. Au Pays de Galle, des onguents incorporant la plante étaient recommandés pour les maux de tête et les spasmes par les médecins de Myddfai. En Angleterre, elle est utilisée contre l’épilepsie, le goitre et la tuberculose, ainsi que comme émétique.
Avant le 18è siècle même, aucun médecin ne propose la plante comme remède. Il faut attendre William Withering (1741-1799), médecin, botaniste et chimiste anglais, et son traité sur l’usage de la plante contre l’hydropisie, publié en 1785 : An Account of the Foxglove and some of its Medical Uses.
Lui-même souffrait d’hydropisie, un mal qui fait des ravages partout dans le monde à cette époque. De nos jours, l’hydropisie est identifiée comme l’œdème résultant d’une insuffisance cardiaque congestive.
D’après Carl Frederik von Breda — Domaine public
William Withering aurait découvert un peu par hasard les propriétés tonicardiaques et diurétiques de la digitale pourpre. En tant que médecin, il entend parler d’une guérison miraculeuse d’un patient atteint d’hydropisie depuis de nombreuses années : une herboriste lui aurait recommandé une décoction de plantes. Après analyse, le botaniste découvre la présence de digitale dans ce remède. Il étudie ensuite la plante pendant une décennie et établit son rôle dans le traitement de l’hydropisie. Dans son traité publié en 1785, il examine 163 cas dans lesquels la digitale a été administrée. Il en déduit qu’elle affecte les contractions du cœur et établit la dose la plus efficace et les fréquences d’administration pour traiter l’œdème.
Pour la petite histoire, Withering est également célèbre pour avoir renoncé au système linnéen. Ce système utilisant des métaphores sexuelles pour caractériser les différentes plantes, il était considéré comme inconvenant pour les femmes. Or les femmes étaient nombreuses à s’intéresser à la botanique à cette époque…
Remède & poison
La digitale pourpre est toxique dans toutes ses parties. Elle contient des hétérosides cardiotoxiques, les cardénolides : digoxine et digitaline (appelée aussi digitoxine). 120 gr de feuilles suffisent pour représenter une dose mortelle !
Les symptômes d’empoisonnement chez l’humain sont de trois natures :
circulatoire : arythmie, insuffisance cardiaque
neurologique : maux de tête, faiblesse, confusion, coma
digestif : nausée, vomissements, diarrhée
Côté remède, la digitaline est utilisée dans des médicaments traitant l’insuffisance cardiaque et certaines tachycardies. Comme le Digoxine nativelle, par exemple, qui agit sur le cœur en permettant essentiellement d’en renforcer les contractions et de ralentir son rythme lorsqu’il est excessif.
Relation toxique…
Par Haplochromis — Photographie personnelle
Il existe différentes espèces de digitales. C’est en Europe de l’Est qu’on trouve une autre espèce de digitale qui produit également de la digoxine et de la digitoxine : il s’agit de la digitale laineuse, Digitalis lanata.
Contrairement à la digitale pourpre, la digitale laineuse est une plante vivace. De plus, elle contient plus d’hétérosides que sa cousine, en quantité et en variétés. C’est donc la principale source d’hétérosides digitaliques pour l’industrie pharmaceutique.
Une célèbre victime
Cangrande della Scala est un condottiere et un politicien italien du XIV siècle, membre de la dynastie scaligère. Il poursuit l’œuvre de ses prédécesseurs et porte la richesse et la puissance de Vérone à leur apogée.
Il devient le chef des seigneurs de Vérone en 1311. Mais il meurt 4 jours après avoir pris le contrôle de Trévise, âgé seulement de 38 ans. Immédiatement on pense à un empoisonnement, mais à l’époque, rien ne le prouve… Serait-ce l’œuvre de son neveu et successeur ?
Toujours est-il qu’en 2004, pour en avoir le cœur net, son corps est exhumé : dans ses organes et notamment dans ses intestins, on trouve des concentrations toxiques d’hétérosides digitaliques…
Partie supérieure du sarcophage contenant le corps naturellement momifié de Cangrande della Scala (photographie Gino Fornaciari).
quand on pratique la phyto-aromathérapie, il est important de comprendre comment sont nommées les plantes pour éviter tout risque de confusion. Le nom binominal appelé aussi binôme linéen en hommage à Karl Von Linée qui a popularisé cette méthode est utilisé aussi bien pour nommer les plantes, que les animaux ou les champignons. Il est d’une importance majeure dans les sciences naturelles.
Dans la pratique de la phytothérapie, il est surtout utilisé pour s’affranchir de la variété des noms vernaculaires de plantes, il est donc important de comprendre comment ce système de nommage fonctionne.
Le week-end du 11 au 13 décembre j’animerai un atelier d’aromathérapie lors d’un séjour de yoga. Un atelier dédié à la gestion du stress par les huiles essentielles, ce qui complètera à merveille la pratique de yoga.
Cet atelier se déroule en 4 parties
introduction à l’aromathérapie
comprendre le stress
7 huiles intéressantes pour la gestion du stress
réalisation d’un stick inhalateur ou d’un roll-on aves les huiles choisies par les participant·es.
Si vous êtes tenté·es par ce week-end détente, n’hésitez pas à consulter le lien ci-dessous.