Comprendre l’inflammation est indispensable pour espérer la contrôler quand elle est aiguë ou y mettre un terme lorsqu’elle est chronique.
Dans le cadre de notre formation d’aromathérapie scientifique avec Pierre Franchomme, j’ai rédigé un document d’une quarantaine de pages permettant de donner une vision plus précise de l’inflammation. La table de matière de ce document est la suivante :
Préambule Introduction à l’inflammation – Qu’est-ce que l’inflammation ? – Pourquoi l’inflammation est-elle essentielle pour l’organisme ? – Différences entre inflammation aiguë et inflammation chronique – Pourquoi et comment l’inflammation se déclenche et quelles conséquences ? Mécanismes biologiques de l’inflammation – Les phases de l’inflammation – Médiateurs de l’inflammation – Cellules impliquées dans l’inflammation Causes de l’inflammation – L’inflammation aiguë – L’inflammation chronique – Exemples de pathologies inflammatoires Effets de l’inflammation sur le corps – Effets bénéfiques de l’inflammation aiguë – Effets néfastes de l’inflammation chronique Diagnostic de l’inflammation – Symptômes cliniques de l’inflammation – Marqueurs biologiques de l’inflammation Approches thérapeutiques de l’inflammation – Traitements de l’inflammation aiguë – Gestion de l’inflammation chronique – Thérapies innovantes pour l’inflammation Prévention et gestion de l’inflammation chronique – Mode de vie et alimentation anti-inflammatoire – Importance de l’hygiène de vie dans la prévention de l’inflammation chronique Synthèse – Récapitulatif des points-clés – Importance de la gestion de l’inflammation pour la santé globale
Ce document initialement destiné aux personnes inscrites à la formation d’aromathérapie scientifique est rendu disponible à l’achat pour les personnes non inscrites suite aux différentes demandes reçues.
Si vous n’êtes pas inscrit·e à une de ces deux formations et qu’après l’achat de ce document vous souhaitez vous inscrire, le prix payé pour le document sera intégralement remboursé.
Avant de l’acheter
Notez bien que ce document est extrait d’une formation. Ce qui veut dire que certaines choses mentionnées dans le document sont réputées être connues puisque enseignées dans la formation. En cas de terme inconnu, une recherche rapide de votre côté pourra vous être utile mais ne sera pas indispensable pour bien comprendre l’inflammation.
De plus les solutions de phyto-aromathérapie pour agir sur l’inflammation ne sont pas présentées dans ce document puisqu’elles sont présentées dans les différentes leçons de la formation. Ce document est vraiment centré sur la compréhension de l’inflammation.
Le prix
Ce document a été conçu pour accompagner les participant·e·s de mes formations, et il leur est offert dans ce cadre. Mon objectif premier est de fournir des ressources de qualité aux personnes inscrites, afin de compléter leur apprentissage.
Pour les personnes non inscrites, le prix de 10 euros fixé pour ce document reflète le travail, l’expertise et le temps investis dans sa création. Ce tarif est fixé en cohérence avec la valeur du contenu et reste quand même accessible pour celles et ceux qui souhaitent en bénéficier en dehors des formations.
L’expression « booster son système immunitaire » est omniprésente dans les publicités, notamment pour les compléments alimentaires. Si elle capte l’attention et semble promettre une solution rapide, elle mérite d’être examinée avec un regard critique. En réalité, notre système immunitaire est une machine complexe, sophistiquée, et capable d’une remarquable résilience. La plupart du temps, il ne s’agit pas tant de le « booster » que de ne pas entraver son bon fonctionnement.
L’hygiène de vie avant tout !
Le système immunitaire, comme tout autre système de notre corps, repose sur des bases simples mais essentielles :
Une alimentation équilibrée
Un sommeil réparateur
Une activité physique régulière
Une gestion du stress.
Une hygiène de vie inappropriée peut affaiblir nos défenses naturelles. Dans ce contexte, le véritable « booster » du système immunitaire consiste simplement à éviter ces comportements qui le dégradent.
Sans état pathologique, le corps sait souvent se défendre tout seul, pourvu qu’on lui donne les bonnes conditions. Vouloir « stimuler » un système déjà fonctionnel risque, au mieux, de ne rien changer, et au pire, d’engendrer des déséquilibres inutiles.
Une nuance nécessaire
Bien sûr, il existe des situations particulières où une stimulation ciblée du système immunitaire peut être bénéfique. Certaines pathologies, des traitements médicaux spécifiques, ou encore des périodes de grande fatigue peuvent nécessiter un soutien spécifique, souvent sous supervision médicale. Mais dans la majorité des cas, vouloir « booster » son immunité relève davantage d’une réponse à des peurs ou des incertitudes qu’à un véritable besoin physiologique.
Accepter les petits maux de l’hiver
Il est aussi essentiel de se rappeler que les petites maladies saisonnières (rhumes, angines, grippes légères) font partie d’un processus naturel. Ces infections sont une forme d’entraînement pour le système immunitaire, qui apprend ainsi à mieux réagir à des agressions futures. Vouloir à tout prix éviter ces désagréments peut s’avérer contre-productif. Accepter ces petits inconforts hivernaux, tout en se soignant avec bienveillance, participe à une éducation immunitaire précieuse.
Cultiver confiance et bon sens
Plutôt que de chercher des solutions miracles, il peut être utile d’adopter une approche globale de la santé. « Booster son système immunitaire » reste une expression accrocheuse mais souvent déconnectée de la réalité biologique. En revenant à des pratiques de bon sens, on se rend compte qu’il n’est pas nécessaire de surcharger son quotidien de compléments alimentaires ou de solutions miracles. Notre corps est déjà équipé pour faire face, il ne demande qu’un peu de soutien, et surtout qu’on ne lui mette pas trop de bâtons dans les roues.
En voilà un drôle de nom pour une plante ! Le mot laser est tellement associé au rayon lumineux qu’on en oublie systématiquement que ce mot existe depuis l’antiquité.
Origine du nom laser
Le nom « laser » dans le contexte botanique ne provient pas de l’acronyme moderne « LASER » (Light Amplification by Stimulated Emission of Radiation) utilisé pour définir le sabre des Jedis, mais remonte à l’Antiquité et est lié à des plantes médicinales.
Le mot « laser » trouve son origine dans le mot latin « laserpicium » ou « laser », qui désignait une résine aromatique précieuse obtenue d’une plante appelée Silphium, un membre disparu de la famille des Apiacées.
Cette résine était hautement prisée dans le monde antique pour ses propriétés médicinales et culinaires. Elle était utilisée comme épice, médicament et même contraceptif.
Le Silphium était une plante endémique de la région de Cyrénaïque (actuelle Libye). Son exploitation excessive a conduit à sa disparition, mais son souvenir a survécu dans le langage.
L’exsudat résineux de Silphium, appelé « laser » ou « laserpitium », a donné son nom à plusieurs plantes similaires utilisées comme substituts après la disparition du Silphium.
Le genre Laserpitium appartient à la famille des Apiacées et regroupe des plantes qui rappellent le Silphium par leurs propriétés ou leur apparence.
Description botanique
Le Laserpitium gallicum, communément appelé Laser de France, est une plante herbacée vivace appartenant à la famille des Apiacées (anciennement Ombellifères). Originaire des régions méditerranéennes, cette espèce est caractéristique des milieux calcaires et des pelouses sèches.
Caractéristiques morphologiques (source tela botanica)
– plante vivace de 30-80 cm, verte et luisante, glabre ou peu hérissée – tige pleine, striée – feuilles inférieures très grandes, à pétiole cylindrique, 4-5 fois pennatiséquées, à segments un peu épais, à lobes divariqués, oblongs, lancéolés ou linéaires – les supérieures sessiles sur une gaine non ventrue – fleurs blanches ou rosées – ombelles grandes, à 20-50 rayons – involucre à folioles linéaires-lancéolées, ciliées, réfléchies, persistantes – styles réfléchis – fruit ovoïde, tronqué aux 2 bouts, glabre, à ailes planes ou ondulées, les marginales plus larges que les dorsales et égalant presque la largeur du méricarpe.
Elle est obtenue par distillation à la vapeur d’eau des ombelles en graines. Pour me familiariser avec cette huile essentielle j’en ai acheté deux provenant de productions différentes.
Plus de 50% de la composition sont des pinènes. L’alpha et le bêta-pinène. Dans le tableau ci-dessous je vous mets les principes actifs les plus significatifs pour tenter de comprendre ses propriétés.
Senteur du Claut
Les sens en herbe
Alpha-pinène
21,25%
28,32%
Bêta-pinène
33,46%
27,71%
Sabinène
8,76%
13,39%
Bêta-myrcène
5%
3,01%
Limonène
3,86%
2,74%
Acétate de terpényle
17,82%
16,91%
Les pinènes
Les pinènes sont des monoterpènes largement présents dans les huiles essentielles de diverses plantes. Ils sont composés de 2 isomères α- et β-pinène, avec pour chaque isomère une forme lévogyre et une forme dextrogyre. Si vous n’êtes pas à l’aise avec les familles chimiques vous pouvez consulter l’article que je leur ai consacré en cliquant ICI
Propriétés communes à l’α-pinène et au β-pinène
Activités biologiques et pharmacologiques
Les deux isomères présentent des propriétés antimicrobiennes, anti-inflammatoires, antioxydantes et neuroprotectrices. Ces activités sont médiées par leur capacité à moduler le stress oxydatif et les voies inflammatoires.
Propriétés spécifiques de l’α-pinène
Décongestionnant respiratoire
L’alpha-pinène est un bon décongestionnant respiratoire qui stimule les glandes à mucine des muqueuses rhino-trachéo-bronchiques sans les assécher aussi rapidement que ce que pourrait faire le 1,8 cinéole. Il améliore également l’activité des cils vibratiles qui permettent de faire remonter le mucus.
Activité anti-inflammatoire
L’α-pinène inhibe les voies MAPK et NF-κB, réduisant l’expression de cytokines inflammatoires (TNF-α, IL-6).
Neuroprotection
Il atténue les effets neurotoxiques de l’amyloïde-β, préservant les neurones hippocampiques et réduisant les comportements dépressifs.
Propriétés spécifiques aux formes lévogyre (-) et dextrogyre (+)
La forme (+)-α-pinène est plus active biologiquement, notamment dans la réduction de l’inflammation.
La forme (-)-α-pinène est moins efficace sur les voies inflammatoires.
Propriétés spécifiques du β-pinène
Activité antimicrobienne
Le β-pinène, en particulier sa forme (+), est efficace contre des pathogènes résistants comme le Staphylococcus aureus résistant à la méthicilline (MRSA).
Propriétés spécifiques aux formes lévogyre (-) et dextrogyre (+)
La forme (+)-β-pinène présente une plus grande efficacité antimicrobienne et antifongique, tandis que la forme (-) est moins active.
Le Sabinène
Le sabinène présente plusieurs propriétés biologiques intéressantes.
Activités antimicrobiennes
Le sabinène démontre une activité contre divers micro-organismes, notamment des bactéries Gram-positives et Gram-négatives ainsi que des champignons pathogènes. Il agit particulièrement bien en combinaison avec d’autres composés pour renforcer l’efficacité des antibiotiques.
Propriétés anti-inflammatoires
Il possède une forte capacité à inhiber la production de l’oxyde nitrique (NO) et à réduire l’expression de la NO synthase inductible (iNOS), un médiateur clé de l’inflammation. Cette propriété le rend prometteur pour des applications thérapeutiques dans des maladies inflammatoires.
Activité antioxydante
Le sabinène contribue à la neutralisation des radicaux libres, réduisant ainsi le stress oxydatif, ce qui pourrait être bénéfique dans la prévention des dommages cellulaires et de l’inflammation chronique.
Modulation des interactions antibiotiques
En combinaison avec des antibiotiques, le sabinène peut renforcer leur effet contre des bactéries résistantes, notamment Staphylococcus aureus, ouvrant des perspectives pour son utilisation en tant qu’adjuvant thérapeutique.
Le bêta-myrcène
Le β-myrcène,est un monoterpène présent dans de nombreuses huiles essentielles et qui possède plusieurs propriétés biologiques bien documentées.
Propriétés anti-inflammatoires
Le β-myrcène est un anti-inflammatoire efficace, réduisant les niveaux de cytokines pro-inflammatoires comme le TNF-α et l’IL-6. Ces propriétés en font un composé prometteur pour des maladies inflammatoires chroniques.
Propriétés analgésiques (réduction de la douleur)
Le β-myrcène agit comme un analgésique périphérique en bloquant certains médiateurs de la douleur, ce qui le rend intéressant pour soulager des douleurs musculaires et articulaires.
Propriétés antioxydantes
Le β-myrcène neutralise les radicaux libres et réduit le stress oxydatif, contribuant à protéger les cellules contre les dommages liés à l’âge et à l’inflammation chronique.
Propriétés anticancéreuses potentielles
Ce monoterpène montre une cytotoxicité modérée contre certaines lignées cellulaires cancéreuses. Bien que les mécanismes exacts ne soient pas encore bien compris, il pourrait interagir avec les membranes cellulaires et perturber les fonctions des cellules tumorales.
Propriétés antimicrobiennes
Le β-myrcène possède une activité antimicrobienne modérée, notamment contre les bactéries pathogènes. Ses propriétés peuvent être utilisées en combinaison avec d’autres terpènes pour renforcer leur efficacité.
Propriétés anxiolytiques et relaxantes
Le β-myrcène présente des effets anxiolytiques et relaxants, suggérant son utilité potentielle dans des troubles liés au stress ou au sommeil.
Propriétés antimutagènes
Il réduit les effets toxiques et mutagènes de certaines substances cancérigènes, probablement en modulant les enzymes de métabolisation des xénobiotiques.
L’acétate de terpényle
Le acétate de terpényle appartient à la famille des esters.
Propriétés antimicrobiennes
L’acétate de terpényle démontre une activité contre plusieurs micro-organismes, notamment des bactéries et champignons pathogènes, ce qui en fait un agent potentiel pour des applications antimicrobiennes dans les soins de la peau ou les produits ménagers.
Propriétés anti-inflammatoires et antioxydantes
Des études montrent que l’acétate de terpényle réduit les médiateurs pro-inflammatoires et agit comme un antioxydant, protégeant les cellules contre le stress oxydatif et réduisant les inflammations chroniques.
Propriétés neuroprotectrices
Dans le cadre des troubles neurodégénératifs, comme la maladie d’Alzheimer, l’acétate de terpényle inhibe les enzymes cholinestérases (AChE et BuChE), réduisant ainsi la dégradation de l’acétylcholine et améliorant la transmission neuronale.
Effet calmant et relaxant
En aromathérapie, l’acétate de terpényle est utilisé pour ses effets apaisants. Il contribue à réduire le stress et à favoriser la relaxation.
Propriétés de l’huile essentielle de laser
Avec toutes ces propriétés des principes actifs qui la compose, on peut sans trop de difficulté envisager utiliser l’huile essentielle de laser de France dans les synergies destinées aux affections respiratoires, les synergies contre les douleurs articulaires avec ou sans inflammation, des synergies anti-inflammatoires et des synergies visant l’équilibre psycho-émotionnel.
Comment l’utiliser ?
Pour l’équilibre psycho-émotionnel on peut l’utiliser en olfaction ou par voie cutanée. Pour les autres applications la voie cutanée sera à privilégier. Il faudra diluer l’huile essentielle dans une huile végétale car elle peut se montrer irritante pour la peau si on l’utilise pure.
Focus sur l’équilibre psycho-émotionnel
Ne connaissant pas cette huile avant de l’utiliser et compte tenu du fait qu’elle est peu documentée, je me suis livré à une approche sensorielle via des olfactions longues. Le rapport à une fragrance n’est pas généralisable. Autour de moi certaines personnes aiment l’odeur, d’autres non. Dans ma pratique sensorielle je me débrouille pour enlever le filtre « bon » « pas bon » pour accueillir l’odeur quelle qu’elle soit. Sur moi l’action sur le système nerveux est immédiat. L’huile installe très rapidement un calme mental. C’est vraiment une huile qui, quand on la sent, stoppe l’agitation mentale pour laisser place à une forme de quiétude. Je l’imagine très volontiers dans une synergie antidépressive, ou pour calmer les cerveaux trop agités et bien évidemment dans les synergies améliorant le sommeil. Je pense que je peux l’intégrer facilement dans la trousse à outil de ma formation sur le sommeil.
Les monoterpènes et les terpènes en général (ou isoprénoïdes) contenus dans les plantes et les huiles essentielles sont construits à partir de deux molécules complémentaires qu’on appelle l’IPP et le DMAPP. Or les cellules humaines comme les cellules végétales produisent ces deux molécules. On est donc en droit de se demander pourquoi dans ce cas les cellules humaines ne font pas de monoterpènes.
Qu’est-ce que l’IPP
Pour comprendre ce qui se passe, il nous faut dans un premier temps comprendre ce que sont l’IPP et le DMAPP. En fait tous les terpènes dérivent d’un précurseur commun, l’IPP. L’isopentényl diphosphate.
Grâce à une activité enzymatique, l’IPP peut être converti en DMAPP et vice-versa. DMAPP c’est pour diméthylallyl diphosphate. L’IPP et le DMAPP sont des isomères c’est-à-dire que les deux molécules ont exactement la même formule chimique puisque la seule chose qui les différencie c’est la position de la double liaison.
Le rôle principale de l’activité enzymatique convertissant l’IPP en DMAPP et vice-versa est de maintenir un certain équilibre entre ces deux molécules pour permettre une bonne synthèse des différents terpènes. L’IPP et le DMAPP peuvent donc être vus comme des briques élémentaires à 5 carbones pour construire toute une diversité de molécules.
Les monoterpènes sont construits à partir de deux briques élémentaires et ont donc 10 carbones. Les sesquiterpènes sont construits à partir de trois briques élémentaires et ont donc 15 carbones. Les diterpènes possèdent 20 carbones car construits à partir de 4 briques élémentaires.
Le précurseur des monoterpènes est appelé géranyl diphosphate (GPP) Le précurseur des sesquiterpènes est appelé farnésyl diphosphate (FPP) Le précurseur des diterpènes est appelé géranylgéranyl diphosphate (GGPP)
Ce qu’il faut comprendre à ce niveau c’est que tous les monoterpènes sont construit à partir du GPP, tous les sesquiterpènes à partir du FPP et tous les diterpènes à partir du GGPP.
À ce stade, ça ne répond pas à notre question initiale à savoir : puisque les plantes et les humains produisent de l’IPP et du DMAPP pourquoi nous ne produisons pas de monoterpènes ?
Les voies de biosynthèse
Dans la cellule, l’IPP est produit par ce qu’on appelle une voie de biosynthèse. La subtilité c’est que les cellules végétales ont deux voies de biosynthèse pour produire l’IPP. La première est la voie MEP (voie méthylérythritol phosphate). Cette voie de biosynthèse est interne aux chloroplastes des cellules végétales. Pour rappel les chloroplastes sont des organites responsables de la photosynthèse dans les cellules végétales.
À ce stade il est assez facile de deviner que les cellules humaines ne disposent pas de cette voie de biosynthèse puisqu’on ne fait pas de photosynthèse. Il y a donc une autre façon de faire de l’IPP. Cette deuxième voie de synthèse se trouve directement dans le cytoplasme aussi bien des cellules humaines que végétales. Cette deuxième voie de biosynthèse s’appelle la voie MVA (voie du mévalonate).
Les plantes ont donc la possibilité de biosynthétiser l’IPP à partir des voies MEP et MVA alors que les humains et les animaux en général ne peuvent synthétiser l’IPP qu’à partir de la voie MVA.
Les voies MVA et MEP dans le végétal
Différences principales entre la voie MEP et la voie MVA
Localisation :
Voie MEP : Elle se déroule dans les chloroplastes, les organites responsables de la photosynthèse.
Voie MVA : Elle se déroule dans le cytoplasme de la cellule.
Substrats et réactions initiales :
Voie MEP : Utilise le pyruvate et le glycérol-3-phosphate comme substrats de départ. Cette voie est aussi appelée voie non-mévalonate.
Voie MVA : Démarre avec de l’acétyl-CoA et passe par le mévalonate, d’où son nom de voie du mévalonate.
Produits finaux et types d’isoprénoïdes synthétisés :
Voie MEP : Fournit principalement des monoterpènes (10 carbones), des diterpènes (20 carbones), et des caroténoïdes (pigments photosynthétiques). Ces composés jouent souvent des rôles écologiques, comme attirer les pollinisateurs ou protéger les plantes contre les herbivores et le stress environnemental.
Voie MVA : Produit des sesquiterpènes (15 carbones), des triterpènes (comme le squalène, précurseur des stérols), et d’autres stérols qui jouent des rôles structurels dans les membranes cellulaires et sont impliqués dans la régulation de la croissance et de la signalisation cellulaire.
Rôles spécifiques et complémentarité :
La voie MEP est particulièrement importante pour les composés impliqués dans les interactions avec l’environnement et la photosynthèse (monoterpènes, diterpènes, caroténoïdes).
La voie MVA est utilisée pour les composés de structure et de régulation dans la cellule (sesquiterpènes, stérols).
La voie MVA dans les cellules humaines
La voie du mévalonate (MVA) dans les cellules humaines est une voie biochimique essentielle qui se déroule dans le cytoplasme et permet de produire des isoprénoïdes, des molécules indispensables pour diverses fonctions cellulaires. Cette voie utilise des molécules d’acétyl-CoA comme point de départ et conduit à la formation de deux unités de base, l’isopentényl pyrophosphate (IPP) et le diméthylallyl pyrophosphate (DMAPP), qui servent de blocs de construction pour des composés plus complexes.
Étapes clés de la voie MVA
Point de départ avec l’acétyl-CoA : La voie MVA commence par la condensation de trois molécules d’acétyl-CoA, un produit du métabolisme des lipides et des glucides, pour former le mévalonate.
Conversion en IPP et DMAPP : Après plusieurs étapes de transformation, le mévalonate est converti en IPP et DMAPP, qui sont les précurseurs universels de tous les isoprénoïdes.
Rôles des produits de la voie MVA dans les cellules humaines
Les IPP et DMAPP produits dans la voie MVA sont utilisés pour la synthèse de divers isoprénoïdes importants dans les cellules humaines :
Cholestérol : L’un des produits principaux de la voie MVA est le cholestérol, essentiel pour la structure des membranes cellulaires, la production de certaines hormones (comme les hormones stéroïdiennes) et la synthèse de la vitamine D.
Coenzyme Q10 : Cette molécule, aussi appelée ubiquinone, est cruciale pour la production d’énergie dans les mitochondries et agit comme antioxydant.
Dolichols : Les dolichols participent à la glycosylation des protéines, un processus important pour le bon repliement et la fonction des protéines.
Farnésylation et géranylation des protéines : Ces modifications post-traductionnelles aident à ancrer certaines protéines dans les membranes cellulaires, ce qui est essentiel pour des processus comme la signalisation cellulaire.
Importance clinique
La voie MVA est une cible majeure pour les médicaments hypocholestérolémiants, comme les statines, qui inhibent l’enzyme clé de cette voie (HMG-CoA réductase). En bloquant cette enzyme, les statines réduisent la production de cholestérol, contribuant ainsi à la prévention des maladies cardiovasculaires.
Comparaison de la voie MVA dans les cellules humaines et végétales
Points communs entre la voie MVA dans les cellules végétales et humaines
Mécanisme biochimique similaire :
Dans les deux types de cellules, la voie MVA commence par la condensation de molécules d’acétyl-CoA pour former le mévalonate. Ce mévalonate est ensuite converti en isopentényl pyrophosphate (IPP) et en diméthylallyl pyrophosphate (DMAPP), les deux unités de base des isoprénoïdes.
La série d’enzymes et les étapes impliquées dans la transformation de l’acétyl-CoA en IPP et DMAPP sont similaires dans les deux organismes.
Production de précurseurs d’isoprénoïdes :
Dans les cellules humaines comme dans les cellules végétales, les produits finaux de la voie MVA (IPP et DMAPP) servent de blocs de construction pour des isoprénoïdes plus complexes.
Ces isoprénoïdes jouent des rôles essentiels dans chaque organisme, même si les types d’isoprénoïdes produits et leurs fonctions varient.
Importance structurale et fonctionnelle :
La voie MVA dans les deux types de cellules produit des isoprénoïdes qui sont cruciaux pour des rôles structurels (comme les stérols dans les membranes cellulaires) et pour la signalisation cellulaire.
Différences entre la voie MVA dans les cellules végétales et humaines
Types de produits finaux et leur utilisation :
Dans les cellules humaines : La voie MVA produit des composés comme le cholestérol, les coenzymes (par exemple, la coenzyme Q10), et des molécules utilisées pour la farnésylation et la géranylation des protéines, qui sont essentielles à la signalisation cellulaire.
Dans les cellules végétales : En plus des stérols similaires au cholestérol (comme les phytostérols), la voie MVA dans les plantes est également responsable de la production de sesquiterpènes (composés à 15 carbones) qui jouent des rôles écologiques, comme la défense contre les herbivores ou les pathogènes. Ainsi, les plantes utilisent davantage la voie MVA pour des composés à fonction écologique, alors que les cellules humaines l’utilisent pour des besoins structurels et métaboliques internes.
Localisation et complémentarité avec la voie MEP :
Dans les cellules végétales : La voie MVA est localisée dans le cytoplasme et est souvent complémentaire de la voie MEP, qui se déroule dans les chloroplastes. Cette complémentarité permet aux plantes de produire une diversité de terpènes, y compris les monoterpènes et les diterpènes (issus de la voie MEP), en plus des sesquiterpènes et des stérols produits par la voie MVA.
Dans les cellules humaines : La voie MEP n’existe pas, et la voie MVA est la seule voie de biosynthèse des isoprénoïdes. Ce qui limite les cellules humaines à des isoprénoïdes produits uniquement via la voie MVA, excluant les monoterpènes et certains autres terpènes spécifiques que l’on trouve dans les plantes.
Rôles écologiques vs métaboliques :
Plantes : Les isoprénoïdes produits par la voie MVA, comme les sesquiterpènes, servent souvent de défense contre les prédateurs ou de signaux pour attirer les pollinisateurs.
Humains : Les isoprénoïdes produits sont principalement orientés vers la structure cellulaire (cholestérol dans les membranes) et la signalisation interne (modifications post-traductionnelles de protéines, coenzymes pour la production d’énergie).
Régulation et intervention pharmaceutique :
Chez les humains, la voie MVA est une cible majeure pour les médicaments hypocholestérolémiants (comme les statines) qui inhibent l’enzyme HMG-CoA réductase pour réduire la production de cholestérol.
Chez les plantes, la régulation de la voie MVA n’est pas ciblée par des médicaments mais peut être influencée par des besoins environnementaux ou par les cycles de croissance, en fonction de la production nécessaire de composés de défense ou de signalisation.
Est-ce utile de savoir ça ?
Ça dépend… aussi bizarre que ça puisse paraître c’est vraiment une question que je me suis posée à une époque et c’est le résultat de cette réflexion que je vous partage aujourd’hui.
C’est une plante dont on parle de plus en plus, il était donc temps que j’en fasse une vidéo !
Description botanique
Nom commun : Bacopa, Brahmi, Herpestis de Monnier Nom scientifique :Bacopa monnieri (L.) Wettst. Famille botanique : Plantaginaceae (anciennement classée dans les Scrophulariaceae)
Morphologie
Type de plante Le bacopa est une plante herbacée vivace et aquatique. Elle est rampante et couvre le sol, généralement rencontrée dans les zones humides ou inondées, notamment autour des rivières, des marécages, et des terres submergées.
Port La plante est tapissante, à croissance basse, ne dépassant généralement pas 30 cm de hauteur. Elle s’étale sur le sol et peut former des tapis denses, souvent enracinée aux nœuds des tiges lorsqu’elles touchent le sol humide.
Tiges Les tiges sont succulentes, cylindriques, et de couleur verte ou brunâtre. Elles sont ramifiées et traînantes, prenant racine aux nœuds qui touchent le sol, ce qui permet à la plante de se propager facilement.
Feuilles Les feuilles sont sessiles (sans pétiole), opposées, et de forme oblongue à ovale. Elles mesurent entre 1 et 2,5 cm de long et 0,5 à 1 cm de large. Leur texture est légèrement charnue (succulente), et leur bord est entier. Les feuilles sont de couleur verte, parfois brillante en surface.
Fleurs Les fleurs sont petites, solitaires, et situées à l’aisselle des feuilles. Elles mesurent environ 1 à 1,5 cm de diamètre. La corolle est formée de cinq pétales blancs à bleu pâle ou violets, et elle présente un centre jaune. Les fleurs sont hermaphrodites, ce qui signifie qu’elles possèdent à la fois des organes mâles (étamines) et femelles (pistil). La floraison a lieu presque toute l’année dans les régions tropicales.
Fruits Le fruit est une petite capsule contenant de nombreuses graines minuscules, brun clair. Ces graines sont très légères, facilitant leur dispersion par le vent ou l’eau.
Habitat et répartition
Distribution géographique Le bacopa est une plante cosmopolite. Elle est originaire des régions tropicales et subtropicales de l’Inde et de l’Asie du Sud-Est. On la trouve également en Afrique, en Amérique du Sud, en Australie, ainsi que dans certaines régions de l’Europe méridionale et des États-Unis.
Habitat Cette espèce préfère les milieux humides, aquatiques ou subaquatiques. Elle pousse souvent dans les sols boueux, au bord des rivières, des rizières, des étangs et des marais. Elle peut tolérer l’eau stagnante et les conditions de sols salins.
Composition chimique
Bacosides A et B Ces saponines triterpéniques sont les principaux composés responsables des effets nootropiques (amélioration de la mémoire et de la cognition). Les bacosides A et B contribuent également à l’effet neuroprotecteur en protégeant les cellules nerveuses contre les dommages oxydatifs.
Alcaloïdes Elle contient des alcaloïdes tels que brahmine et nicotinine, qui peuvent influencer le système nerveux central.
Flavonoïdes Des flavonoïdes comme la lutéoline et apigénine sont présents, avec des propriétés antioxydantes et anti-inflammatoires.
Autres composés Le bacopa contient également des stérols, des glycosides, des acides aminés, et des acides phénoliques.
Références scientifiques
1. Ramasamy, S., Kiew, L., & Chung, L. (2014). *Inhibition of Human Cytochrome P450 Enzymes by Bacopa monnieri Standardized Extract and Constituents*. Molecules, 19, 2588-2601.
2. Chowdhuri, D. K., Parmar, D., Kakkar, P., Shukla, R., Seth, P. K., & Srimal, R. C. (2002). *Antistress effects of bacosides of Bacopa monnieri: modulation of Hsp70 expression, superoxide dismutase and cytochrome P450 activity in rat brain*. Phytotherapy Research, 16.
3. Singh, R., Panduri, J., Kumar, D., Kumar, D., Chandsana, H., Ramakrishna, R., & Bhatta, R. (2013). *Evaluation of Memory Enhancing Clinically Available Standardized Extract of Bacopa monniera on P-Glycoprotein and Cytochrome P450 3A in Sprague-Dawley Rats*. PLoS ONE, 8.
4. Calabrese, C., Gregory, W. L., Leo, M., Kraemer, D., Bone, K., & Oken, B. (2008). *Effects of a Standardized Bacopa monnieri Extract on Cognitive Performance, Anxiety, and Depression in the Elderly: A Randomized, Double-Blind, Placebo-Controlled Trial*. Journal of Alternative and Complementary Medicine, 14(6), 707-713.
5. Russo, A., & Borrelli, F. (2005). *Psychopharmacological effects of Bacopa monniera, an overview of CNS models*. Journal of Ethnopharmacology, 105(3), 367-373.
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7. Peth-Nui, T., & Abdulla, M. (2012). *Safety Profile of Cognitive Enhancement Herbal Supplements: A Review of Bacopa monnieri, Ginkgo biloba, and Withania somnifera*. Phytomedicine, 19(10), 847-852.
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C’est un sujet que je voulais traiter depuis un moment tant il est important pour la santé aussi bien physique que mental. J’ai donc profité du mois d’août pour vous préparer tout ça !
Pour comprendre la notion de signature vibratoire d’une huile essentielle, il est important de commencer par les bases de la structure atomique et moléculaire. Chaque molécule est composée d’atomes liés entre eux par des liaisons chimiques. Ces liaisons ne sont pas rigides, elles vibrent, et ces vibrations dépendent de la nature des atomes impliqués et de la force de la liaison qui les unit.
L’atome et les fréquences vibratoires des liaisons
Les atomes d’une molécule sont constamment en mouvement. En raison de l’énergie présente dans l’environnement, les atomes vibrent selon des modes spécifiques : ils peuvent s’étirer et se contracter le long de leurs liaisons (vibrations d’étirement), ou changer d’angle (vibrations de flexion). Chaque type de liaison atomique, comme une liaison entre un atome de carbone et un atome d’hydrogène (C-H) ou entre un atome d’oxygène et un hydrogène (O-H), a une fréquence vibratoire spécifique. Cette fréquence est une propriété intrinsèque de la liaison et dépend de la masse des atomes ainsi que de la force de la liaison.
Ces vibrations peuvent être mesurées sous forme de fréquences et donnent à chaque liaison chimique une sorte de « signature » unique. Les techniques de spectroscopie infrarouge et Raman permettent de capturer ces vibrations sous la forme de pics caractéristiques dans un spectre. Chaque liaison dans une molécule a une fréquence vibratoire distincte, contribuant à une signature vibratoire globale pour cette molécule.
Les molécules et leur signature vibratoire unique
Quand plusieurs atomes sont reliés entre eux pour former une molécule, chaque liaison à l’intérieur de cette molécule vibre à des fréquences spécifiques. Par exemple, dans une molécule complexe comme un terpène, composé typique des huiles essentielles, les liaisons entre les atomes de carbone et d’hydrogène, ou de carbone et d’oxygène, vibreront toutes à des fréquences spécifiques. Ces différentes vibrations se combinent pour créer une empreinte vibratoire unique à cette molécule.
Cette empreinte peut être visualisée comme une sorte de « code barre » chimique. Elle permet non seulement d’identifier la molécule en question, mais aussi d’observer ses interactions avec d’autres molécules et son environnement. La composition chimique spécifique d’une molécule lui confère donc une signature vibratoire propre, qui est mesurable par des techniques de spectroscopie.
L’huile essentielle : une signature vibratoire globale
Les huiles essentielles sont des mélanges complexes de nombreuses molécules différentes, principalement des terpènes, des phénols, des esters et d’autres composés volatils. Chacune de ces molécules possède sa propre signature vibratoire, comme nous l’avons vu, et l’ensemble de ces signatures vibratoires se superposent pour créer une signature vibratoire unique pour l’huile essentielle dans son ensemble.
L’huile essentielle peut donc être vue comme une composition symphonique de fréquences vibratoires, où chaque molécule joue sa propre note vibratoire. Ensemble, ces molécules forment un spectre unique qui permet de distinguer une huile essentielle d’une autre. Par exemple, une huile essentielle de lavande aura une signature vibratoire différente de celle de l’huile essentielle de menthe poivrée, même si certaines molécules peuvent être communes. Cette signature est donc le reflet direct de la composition chimique unique de chaque huile essentielle.
En résumé
La signature vibratoire d’une huile essentielle est le résultat de la combinaison des fréquences vibratoires de toutes les molécules qui la composent. Partant des vibrations des liaisons au sein de chaque molécule individuelle, jusqu’à la combinaison de ces vibrations à l’échelle macroscopique, cette signature vibratoire est unique à chaque huile essentielle. Cette propriété permet non seulement d’identifier les huiles essentielles, mais aussi de garantir leur pureté et leur authenticité grâce à des méthodes de spectroscopie avancées.
Elle fait partie des huiles essentielles qu’on peut rapidement classer dans les huiles dites digestives. Il faut dire qu’elle est assez efficace pour améliorer la digestion et prendre soin du système digestif.
Pour autant c’est une huile essentielle qu’il faut apprendre à maitriser car son impact sur le système nerveux n’est pas anodin et en fonction de la dose on peut avoir des effets très différents voire opposés.
Présentation Botanique
Classification et Nomenclature
Nom commun : Coriandre, persil arabe, persil chinois, cilandro (espagnol), dhania (hindi) Nom scientifique : Coriandrum sativum Famille : Apiaceae (anciennement Ombellifères)
Description Morphologique
Port : La coriandre est une plante herbacée annuelle qui peut atteindre une hauteur de 30 à 90 cm.
Feuilles : Les feuilles basales sont larges et lobées, tandis que les feuilles supérieures sont plus fines et divisées en segments filiformes. Les feuilles ont une forte odeur aromatique.
Tiges : Les tiges sont érigées, ramifiées et légèrement striées.
Fleurs : Les fleurs de la coriandre sont petites, blanches ou légèrement rosées, regroupées en ombelles composées. Chaque ombelle possède de 5 à 10 rayons.
Fruits : Les fruits, souvent appelés graines, sont des schizocarpes globuleux, mesurant environ 3 à 5 mm de diamètre. Ils sont composés de deux akènes accolés.
Habitat et Répartition
Origine : La coriandre est originaire de la région méditerranéenne et du Moyen-Orient.
Répartition géographique : Aujourd’hui, la coriandre est cultivée dans de nombreuses régions du monde, y compris en Europe, en Asie, en Afrique et en Amérique.
Habitat : Elle préfère les climats tempérés et pousse bien dans les sols bien drainés et riches en matière organique. Elle nécessite une exposition ensoleillée pour une croissance optimale.
Son huile essentielle
Dans cet article je ne parle que de l’huile essentielle obtenue à partir de la distillation des fruits. On peut également distiller les feuilles ce qui permet d’obtenir une huile essentielle différente.
Composition
L’huile essentielle des fruits de coriandre est généralement composée de 4 familles chimiques.
Les monoterpénols : Linalol et géraniol Les Monoterpènes : Alpha-pinène, Limonène et gamma-terpinène Esters : Acétate de géranyle Cétone : Camphre (Bornéone)
Un exemple de composition tiré d’un bulletin d’analyse.
Il n’est pas toujours facile de définir ce qu’est une médecine énergétique. On voit ce que c’est mais il est parfois difficile de l’expliquer de manière claire.
C’est à cet exercice que je me suis livré dans cette vidéo, expliquer les principes sous-jacents aux médecines énergétiques en essayant le plus possible de faire des ponts entre science moderne et tradition.
La première étape c’est bien évidemment de définir et comprendre ce qu’est l’énergie. C’est le point de départ pour mettre un concept clair derrière ce mot.
La deuxième étape est plus délicate. Il faut comprendre comment vie et énergie sont reliées notamment via le concept d’entropie.
Une fois ces bases posées, comment envisager santé et maladie dans une vision énergétique ?
Bref c’est tout ça qui vous attend dans la vidéo !
C’est une huile dont on parle dans les livres d’aromathérapie. L’occasion de prendre le temps de la découvrir et comprendre son action anti-inflammatoire notamment contre le psoriasis.
Nom vernaculaire : Cade, Cadier, Genévier oxycèdre Nom scientifique :Juniperus oxycedrus ssp oxycedrus Famille botanique :Cupresaceae
Le cade ou cadier, ou Juniperus oxycedrus, est une plante utilisée depuis des siècles pour diverses applications.
Description botanique
Apparence Générale :
Juniperus oxycedrus est un arbuste ou un petit arbre pouvant atteindre jusqu’à 10 mètres de hauteur. Il présente une forme buissonnante et dense avec des branches étalées.
Feuilles :
Les feuilles sont aciculaires (en forme d’aiguille), vertes et piquantes. Elles sont disposées en verticilles de trois, mesurant environ 1 à 2 cm de long. Les feuilles sont marquées par deux bandes blanches stomatales sur leur face supérieure.
Écorce :
L’écorce est brun-rougeâtre et s’exfolie en fines bandes longitudinales avec l’âge.
Cônes :
Cônes mâles : Les cônes mâles sont petits, de couleur jaunâtre et regroupés en épis, apparaissant en été.
Cônes femelles : Les cônes femelles, également appelés baies, sont globuleux, de couleur verte à l’origine puis rouge-brun à maturité, et mesurent environ 7 à 12 mm de diamètre. Ils contiennent généralement 3 graines.
Graines :
Les graines sont ovoïdes, brunes et entourées d’une pulpe résineuse. Elles sont dispersées principalement par les oiseaux.
Distribution et Habitat
Juniperus oxycedrus est largement réparti dans la région méditerranéenne, y compris l’Afrique du Nord, le sud de l’Europe et l’Asie occidentale. Il pousse souvent dans des habitats secs et rocheux, à des altitudes variant de 0 à 1600 mètres. Il est souvent trouvé dans les maquis, les garrigues, et les pentes montagneuses calcaires.
Variétés et Sous-espèces
Juniperus oxycedrus subsp. oxycedrus :
C’est la sous-espèce type, largement distribuée et présentant les caractéristiques morphologiques mentionnées ci-dessus.
Juniperus oxycedrus subsp. macrocarpa :
Cette sous-espèce se distingue par ses cônes plus grands et est souvent trouvée dans les dunes côtières.
Juniperus oxycedrus subsp. badia :
Cette sous-espèce est caractérisée par des cônes et des feuilles légèrement différents et est distribuée dans certaines régions spécifiques de la Méditerranée.
Juniperus oxycedrus subsp. transtagana :
Endémique des régions côtières du sud-ouest du portugal où elle remplace la sous-espèce macrocarpa.
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Comme promis dans la vidéo vous pouvez télécharger la carte heuristique qui contient la synthèse de la vidéo et les liens cliquables vers les études scientifiques.
Vous pouvez :
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