Les 3 eucalyptus de l’aromathérapie

La vidéo qui résume l’article est en bas de page….

Les eucalyptus forment un genre botanique qui comprend environ 800 espèces. Sur ces espèces, une quinzaine sont distillées pour donner de l’huile essentielle. Mais 3 sont particulièrement connues :

  • l’eucalyptus globulus, Eucalyptus globulus
  • l’eucalyptus radié, Eucalyptus radiata
  • l’eucalyptus citronné, Eucalyptus citriodora

Cette popularité partagée par ces trois huiles essentielles fait qu’il n’est pas rare qu’on les confonde, où qu’on ait tendance à les considérer comme similaires. Je vous propose donc une synthèse pour clarifier tout ça et comprendre leurs différences.

Un peu de botanique

Les eucalyptus appartiennent à la famille botanique des Myrtaceae. Une famille dans laquelle on rencontre beaucoup de plantes aromatiques. Ce sont des arbres originaires d’Australie qui ont la particularité d’avoir une croissance rapide et de s’adapter rapidement. Ce qui fait qu’on peut en retrouver un peu partout sur le globe maintenant. Certaines espèces peuvent être très grandes (60 à 90 mètres), d’autres peuvent être considérées comme des arbustes voire des buissons.

L’eucalyptus globulus

On l’appelle parfois le gommier bleu car ses feuilles sont recouvertes d’une pruine (sorte de couche cireuse) bleu-gris. C’est un arbre qu’on trouve principalement dans le sud de l’Australie, bien qu’il fut un temps cultivé en Afrique et en Europe pour faire de la pâte à papier. Il est tellement lié à cette région du globe qu’il a été déclaré emblème florale de la Tasmanie.

L’eucalyptus radié

Originaire des mêmes contrées que le globulus, le radié a pour sa part la particularité de dégager une odeur de menthe poivrée lorsqu’on froisse ses feuilles. C’est certainement l’eucalyptus le plus utilisé pour ses huiles essentielles.

L’eucalyptus citronné

Son nom lui vient de l’odeur qu’il dégage. Même si on continue à l’appeler eucalyptus, il fait partie des plantes qui ont changé de genre dans la nouvelle classification. Ce n’est plus un eucalyptus mais un corymbia. Il se retrouve donc avec 2 noms valides

  • Eucalyptus citriodora
  • Corymbia citriodora

Pour comprendre ces changements, il faut savoir qu’initialement la classification des végétaux reposait sur l’observation des organes reproducteurs, à savoir les fleurs. Aujourd’hui la génétique vient chambouler un peu tout ça et le rapprochement génétique prime sur la ressemblance des fleurs.

Propriétés de leurs huiles

Chacune de ses 3 huiles a ses propriétés. Et s’il est vrai que le globulus et le radié semblent proches, le citronné, en plus d’avoir changé de genre a des propriétés très différentes. On commencera donc par son huile.

L’eucalyptus citronné

C’est de sa forte teneur en aldéhydes terpéniques (60 à 70%) qu’elle va tirer ses propriétés. Pour rappel, les aldéhydes terpéniques sont des composés chimiques dont le nom fini en « al » comme les citrals et qui ont cette odeur citronnée caractéristique. Les propriétés principales des aldéhydes terpéniques sont les suivantes :

  • anti-inflammatoires
  • antalgiques
  • relaxants et apaisants
  • hypotenseurs
  • répulsifs pour insectes

On va donc trouver facilement l’eucalyptus citronné dans des synergies visant à gérer les douleurs ostéo-musculaires et les inflammations; il s’associe très bien avec la gaulthérie. Je parle de ce duo dans cette vidéo :

On le retrouvera également dans les synergies visant à réduire l’hypertension. Ce n’est d’ailleurs pas forcement à cet usage qu’on l’attend, mais il a pourtant un réel intérêt.

Un autre intérêt est qu’il peut participer à une synergie répulsive pour insectes.

On peut donc retenir 3 grands cas d’utilisation pour l’huile essentielle d’eucalyptus citronné :

  • la gestion des douleurs et inflammations
  • la réduction de l’hypertension
  • répulsif

Les eucalyptus respiratoires

L’eucalyptus globulus et l’eucalyptus radié sont classés comme respiratoires. C’est dû essentiellement à la forte teneur des deux huiles en 1,8 cinéole (oxyde terpénique appelé aussi eucalyptol ) et en monoterpènes.

Le couple oxyde terpénique/monoterpènes est clairement typé respiratoire.

Les oxydes terpéniques sont :

  • décongestionnants respiratoires
  • expectorants
  • mucolytiques
  • antiviraux
  • immunomodulants
  • toniques du système nerveux

Les monoterpènes sont quant à eux :

  • antiviraux
  • expectorants
  • antiseptiques atmosphériques
  • autres propriétés non typées respiratoires

Le couple oxydes/monoterpènes représente 80 à 95% du total dans l’eucalyptus globulus avec une contrainte, les oxydes doivent être présents à plus de 70% pour le globulus soit considéré comme médicinal.

Alors que dans le radié, le couple oxydes/monoterpènes ne représente que 70 à 80% du total.

Les deux huiles ont donc clairement un tropisme respiratoire et semblent assez facilement interchangeables. Et elles peuvent l’être dans certains cas. Mais on a coutume d’entendre que le globulus est plus pour les adultes et le radié plus adapté aux enfants. Ce n’est pas faux mais creusons un peu pour mieux comprendre.

Si on ne raisonne que sur le couple oxydes/monoterpènes, sachant qu’il est préférable de diluer les deux huiles on peut rapidement conclure que peu importe celle qu’on prend, il suffit d’adapter la dilution pour que ce soit à peu près équivalent. Dans ce cas, dire que le globulus est réservé aux adultes à cause de son fort taux d’oxyde n’a pas vraiment de sens.

Il faut donc creuser un peu plus pour comprendre leur différence. Et leur différence se situe au niveau des autres composants. Dans le globulus il y a des cétones. Et il est bon d’avoir immédiatement un réflexe de prudence vis-à-vis des personnes en bas-âge. Même si les cétones sont en très faible quantité, leur présence fait que le globulus n’est pas adapté en dessous de 12 ans.

Le radié quant à lui n’a pas de cétone, mais ce n’est pas que pour ça qu’il est adapté à partir de 3 ans. Car en plus de ne pas avoir de cétone, il possède un taux intéressant d’alcool monoterpénique qui va en adoucir l’utilisation. Et c’est la combinaison de ces deux facteurs qui rend l’utilisation du radié plus adapté aux enfants.

Petite précision, les âges limites peuvent varier d’un·e auteur·e à l’autre, ne soyez donc pas étonné·es de voir des âges différents ailleurs. On veillera quoi qu’il en soit à adapter la dilution à la personne. Pour faire simple, on peut dire que le globulus est équivalent au radié pour un adulte mais pas pour les enfants.

Autre subtilité, le globulus sera plus adapté pour traiter les voies respiratoires basses alors que le radié est plus adapté aux voies respiratoires hautes. Une subtilité qu’on n’utilise pas forcement mais il est toujours bon de le savoir.

On peut donc faire une synthèse simple des 3 eucalyptus, non pas pour retenir toutes leurs propriétés mais pour garder à l’esprit leurs différences :

Pour finir on mentionne quand même les précautions d’emploi. Les personnes asthmatiques, épileptiques, enceintes et allaitantes devront demander un avis médical avant utilisation.

Détermination de la famille botanique à partir de l’observation de la fleur

Quand on commence la botanique, il n’est pas toujours facile de déterminer la famille d’une plante. Il existe bien des flores avec des clés de déterminations, mais celles-ci ne sont pas toujours adaptées à une utilisation ludique.

Voici donc une méthode qui n’a pas la prétention d’identifier toutes les familles mais qui devrait fonctionner dans un grand nombre de cas si on peut observer la fleur.

Comme point de départ, nous allons partir du nombre de pétales. On va donc regarder si la fleur est de type 3, de type 4 ou de type 5.

Pour rappel une fleur de type X est une fleur qui a X pétales ou un nombre de pétale égal à un multiple de X. par exemple une pleur de type 3 aura 3 ou 6 pétales

Si la fleur est de type 3

  • Si elle a également 3 étamines, il y a de fortes chances qu’on soit face à une Iridaceae !
  • Si elle n’a pas 3 étamines, on va regarder si la fleur est actinomorphe ou zygomorphe :
    • si elle est zygomorphe, c’est une Orchidaceae
    • si elle est actinomorphe, il y a des chances qu’elle ait 6 étamines. Dans ce cas on va regarder si on a affaire à un ovaire super ou infer :
      • si c’est un ovaire super alors c’est une Liliaceae
      • si c’est un ovaire infer alors ce sera une Amarilydaceae

Si la fleur est de type 4

  • Si elle a 2 étamines, alors là on a bien plus que la famille on a aussi le genre, nous sommes face au genre Veronica de la famille des Scrophulariaceae.
  • Si elle a 4 étamines, alors en France ( j’insiste sur le « en France »), il y a des chances que ce soit une Rubiaceae.
  • Si elle a 6 étamines, c’est une Brassicaceae.
  • Si elle a 8 étamines, c’est une Onagraceae.
  • Si elle a beaucoup d’étamines (difficile à compter d’un seul coup d’oeil ), c’est une Papaveraceae.

Si la fleur est de type 5

  • Si l’inflorescence est en ombelle d’ombellules, nous sommes face à une Apiaceae.
  • Si l’inflorescence est en capitule et que les étamines ne sont pas vraiment visibles, alors c’est une Asteraceae.
  • Si on n’est pas dans l’un des cas ci-dessus, on regarde si la fleur est actinomorphe ou zygomorphe.

Fleur zygomorphe

  • Si la fleur est zygomorphe et que la corolle est papilionacée, on est face à la fleur typique des Fabaceae.
  • Si la fleur est zygomorphe et que la corolle est bilabiée :
    • si le fruit est un tétrakène, alors c’est une Lamiaceae
    • si le fruit est une capsule et que la fleur a 4 étamines, alors c’est une Scrophulariaceae

Fleur actinomorphe

  • Si on a 5 étamines :
    • et que la cyme est unipare scorpioïde, alors on est face à une Boraginaceae
    • sinon, on est face à une Solanaceae qui doit réunir les critères suivants :
      • les 5 étamines forment une pointe
      • les fruits sont des baies,
      • les feuilles sont alternes,
      • et on distingue 2 carpelles.
  • Si on a 10 étamines :
    • avec des fruits en bec, alors on est dans la famille des Geraniaceae
    • et une cyme bipare, il y a des chances que ce soit une Caryophilaceae
  • Si on a N étamines : c’est le cas le plus délicat 🙂 Donc on a une Fleur de type 5 > actinomorphe > à N étamines. Là c’est un peu plus compliqué car il y a pas mal de choses à regarder !
    • si on a 3 grands sépales + 2 petits et que les feuilles sont opposées, on peut penser à la famille des Cistaceae
    • si on a les étamines soudées en faisceaux et des feuilles alternes, on peut penser à la famille des Malvaceae
    • si on a des feuilles alternes sans stipules avec N carpelles, on peut penser à la famille des Renonculaceae
    • sinon, on peut penser à la famille des Rosaceae :
      • si la plante est ligneuse, on regardera si les feuilles sont bien alternes
      • si la plante est herbacée, on vérifiera qu’il y a bien un double calice

Cette méthode n’est pas infaillible, ni exhaustive, mais il s’agit juste d’une aide pour démarrer et pouvoir identifier plusieurs familles sans trop de difficulté.

Bonne découverte des plantes !

La piloselle, une bonne plante pour les reins

On a souvent tendance à confondre la piloselle avec le pissenlit, et c’est vrai qu’elles se ressemblent. Les deux appartiennent à la famille des astéracées ; les deux ont un capitule solitaire qui part d’une rosette basale ; les deux ont des fleurs exclusivement ligulées et jaunes, bref tout pour les confondre ! Heureusement leurs feuilles sont bien différentes.

C’est d’ailleurs à ses feuilles que la piloselle doit son nom. En effet, chacune de ses feuilles est recouverte de longs poils soyeux très faciles à observer à l’oeil nu. Un des nombreux autres noms de la piloselle est « oreille de rat » ou « oreille de souris ».

Mais la souris ou le rat ne sont pas les seuls animaux à inspirer le nom de cette plante. On l’appelle aussi l’épervière piloselle. On retrouve d’ailleurs l’épervier dans son ancien nom latin Hieracium pilosella. Hieracium faisant référence à Hierax en latin : terme utilisé pour désigner un petit rapace, faucon ou épervier. Le nom Hieracium pilosella est encore valide aujourd’hui, mais on lui préfère tout de même son nouveau nom scientifique, Pilosella officinarum.

Un trait intéressant de la piloselle est qu’elle émet à partir de ses racines des molécules chimiques qui empêchent les autres graines de germer. On parle d’allélopathie. Elle élimine ainsi la concurrence et peut coloniser un espace très étendu. Comme si cela ne suffisait pas, à partir de la rosette basale partent des stolons, sorte de tige rampante dont l’extrémité va s’enraciner ailleurs pour donner une nouvelle plante.

C’est à cause de ces caractéristiques qu’on n’hésite pas à classer à tort la piloselle dans les plantes envahissantes, alors qu’elle a de bonnes vertus médicinales comme nous allons le voir. C’est également une bonne plante mellifère qui participe à la sauvegarde des abeilles qui consomment son nectar.

Au niveau médicinal, la piloselle offre des propriétés intéressantes. La plus significative est sa capacité à augmenter le volume des urines en augmentant la pression osmotique dans le glomérule rénal. Elle est donc tout à fait indiquée en cas d’insuffisance rénale et de rétention d’eau. Une autre de ses propriétés est d’avoir une activité bactériostatique sur plusieurs souches de bactéries, ce qui permet de prévenir les infections urinaires par exemple.

C’est une plante qui agit également sur la sphère hépato-digestive en favorisant la production de bile par le foie. De plus, la présence de tanins lui donne des propriétés antidiarrhéique et cicatrisante intestinale.

Il est donc interessant de penser à la piloselle dès qu’on souhaite agir sur la sphère rénale, bien évidemment après avoir demandé un avis médical. L’insuffisance rénale doit être prise au sérieux. Il ne faut pas tenter d’automédication sans avoir fait poser un diagnostic précis avant.

L’huile essentielle de laurier noble

Certainement une de mes huiles préférées de par sa polyvalence, son parfum, ses propriétés. Elle fait partie des huiles que je qualifie d’indispensables dans une trousse d’aromathérapie.

Le laurier noble, Laurus nobilis en latin, est un arbre de la famille des lauracées, poussant en général sur les pourtours du bassin méditerranéen. Il fait partie de ces arbres qui ont une histoire mythologique puisqu’on raconte que le laurier noble n’est rien d’autre que la nymphe Daphnée, fille du dieu du fleuve Penée. En effet fuyant Apollon, Daphnée fut changée en arbre par son père. Apollon en fit donc son arbre fétiche consacré aux triomphes, aux chants et à la poésie.

On comprend mieux de fait la couronne de laurier, indissociable du succès. Et c’est toujours du laurier noble que le diplôme du baccalauréat tire son nom, puisqu’il veut dire « baie de laurier ».

Mais revenons aux propriétés de son huile essentielle. On peut globalement retenir les 6 grandes propriétés suivantes :

propriétés du laurier noble

Bien sûr il a d’autres propriétés, mais il est intéressant de pouvoir retenir les grands axes thérapeutiques d’une huile essentielle et comme je le précise souvent, quand on en comprend les grand axes, il est facile de déduire les autres propriétés.

Pour choisir une bonne huile de laurier noble, il est préférable de s’assurer qu’elle respecte quelques critères au niveau de sa composition, ou bien acheter auprès d’une marque qui garantie toujours la qualité médicinale de ses huiles. Ne pas négliger la zone de production car c’est vraiment autour du bassin méditerranéen qu’on peut produire une huile de qualité. La chimie d’une plante dépend grandement du biotope et du climat dans lequel elle pousse. Les huiles de laurier noble produites autour du bassin méditerranéen offrent une composition chimique équilibrée.

Globalement, pour qu’une huile de laurier noble soit considérée comme médicinale, on attend que sa composition respecte à minima les critères suivants :

C’est une huile relativement sûre d’emploi dans la mesure où sa DL50 est élevée. Pour rappel, la DL50 permet d’évaluer la toxicité d’un produit. Sa sûreté d’emploi fait qu’elle a peu de contre-indications. Les personnes allergiques prendront quand même soin de faire un petit test cutané avant. Les personnes enceintes ou allaitantes pourront l’utiliser en dilution après avoir demandé un avis médical.

Si vous n’êtes pas habitué·es à cette huile n’hésitez pas à la découvrir, elle en vaut vraiment le coup !

L’huile essentielle de lavande vraie

Ci-dessous, une vidéo sur l’huile essentielle de lavande vraie, fine, officinale. Comment bien la choisir et comprendre ses propriétés.

J’en profite pour préciser que si les noms lavande vraie, lavande fine et lavande officinale sont des synonymes pour une même plante botanique, on réserve toutefois le nom lavande vraie à la lavande sauvage et les deux autres noms à la même lavande mais cultivée.

Référence de l’étude citée dans la vidéo : F. Harnist 2013 : huile essentielle de lavande officinale, état des connaissances sur ses potentialités thérapeutiques

L’huile essentielle de menthe poivrée et ses 4 grands axes d’utilisation

Certainement une des huiles essentielles les plus utilisées en aromathérapie, la menthe poivrée mérite largement de faire partie de notre trousse d’aromathérapie.

Dans cette vidéo je vous présente 4 grands axes thérapeutiques. Elle peut bien sûr faire plus, mais comme à mon habitude, je préfère procéder par étape, utiliser les 4 grands axes pour comprendre comment elle fonctionne, ce qui aide ensuite à comprendre son champ d’action bien plus vaste. Les 4 grands axes dans lesquelles elle est très pertinente sont:

  • La spère hépato-digestive
  • Les infections
  • La gestion de la douleur et de l’inflammation
  • Le psychisme

La menthe poivrée est une plante de la famille des lamiacées, une famille qui contient beaucoup de plantes aromatiques comme la lavande, le thym, le lierre terrestre, la sauge et bien d’autres. Elle est obtenue par croisement de la menthe aquatique et de la menthe verte. C’est donc une plante hybride dont les graines sont stériles. Son nom latin est Mentha x piperita, le « x » signifiant que c’est une plante hybride.

Elle fait partie des plantes intéressantes aussi bien en tisane qu’en huile essentielle. Dans la vidéo jointe à l’article je n’aborde que la partie huile essentielle mais n’oublions jamais qu’elle offre pas mal de vertus en tisanes également.

Pour bien la choisir il est important de s’assurer de sa bonne composition chimique. Pour qu’elle soit de qualité thérapeutique il est important de s’assurer que sa composition respecte les critères suivants :

  • Monoterpenols : menthol (au minimum 30 %, beaucoup des propriétés dépendent de sa présence)
  • Monoterpenes : limonène (environ 2%)
  • Esters : acétate de menthyle (jusqu’à 20%, la présence d’ester ne doit pas être trop petite, si on peut se satisfaire d’un taux à 3% il est préférable d’en avoir plus)
  • Oxydes : 1,8 cinéole (environ 5%)
  • Cétones : menthone (entre 15 et 30 %) , pulégone (maxi 3%), isomenthone

Les propriétés du jus de citron et de son huile essentielle

Une vidéo pour découvrir ou redécouvrir les propriétés thérapeutiques du citron, que ce soient les propriétés de son jus ou de son huile essentielle. Pour être précis, ce n’est pas une huile essentielle mais une essence, car elle est obtenue par expression à froid de son zeste et non par distillation comme pour les huiles essentielles. Néanmoins comme on la trouve au rayon des huiles essentielles avec le même packaging, on a pris l’habitude de cet abus de langage et de parler de l’huile essentielle de citron.

Elle a de bonnes propriétés pour la sphère digestive et hépatique. Elle permet également lorsqu’elle est utilisée en diffusion d’assainir une pièce afin de prévenir les maladies d’hiver. Puisque c’est d’actualité, elle peut également être utilisée en prévention contre le coronavirus en assainissant l’air ambiant.

Le citron a fait l’objet de nombreuses études, en voici quelques unes :

Réflexion sur la pensée positive

Comme beaucoup de choses, si la pensée positive a été tendance à une époque, ce qui l’est maintenant c’est de la critiquer. On voit donc de plus en plus d’ouvrages et de conférences visant à combattre l’injonction au bonheur. La pensée positive étant vue comme un des moyens d’y parvenir, elle se retrouve de fait critiquée. Mais avant de la critiquer elle est d’abord redéfinie et caricaturée par le simple mantra « je vais bien tout va bien ». Une caricature qui fait sens si on considère que la pensée positive n’est qu’une négation des réalités de la vie, une sorte d’aveuglement dans lequel on s’efforce de voir le verre à moitié plein en toutes circonstances. 

Mais est-ce bien ça la pensée positive ?

Me considérant comme un adepte de la pensée positive, il me semble important d’expliquer ce que je mets derrière ces mots. Bien évidemment, la pensée positive n’a rien à voir avec un mantra. Elle se réfère plus à une attitude mentale, une façon d’être.  Notre expérience de la vie repose sur deux choses, les situations que nous traversons, sur lesquelles nous n’avons pas toujours de prise et l’état d’esprit avec lequel nous décidons de faire face. Et sur ce dernier nous avons bien évidemment plus de latitude. 


C’est dans notre façon de penser et de nous relier à l’expérience que la pensée positive trouve un sens. Il ne s’agit pas de tout positiver jusqu’à l’absurde, mais d’avoir une vision, une attitude apte à chercher le meilleur chemin possible. Avec en trame de fond cet aphorisme si juste de Marc-Aurèle : 

Avoir la force d’accepter ce qui ne peut changer, le courage de changer ce qui peut l’être et la sagesse de pouvoir distinguer entre les deux. 

La pensée positive c’est aussi cette capacité à réaliser qu’à chaque seconde nous pouvons prendre un nouveau départ. Que chaque jour est le premier jour du reste de notre vie pour paraphraser le titre d’un livre. Que l’instant présent n’est pas un moment de béatitude ridicule qui nous invite à brûler la chandelle par les deux bouts, mais plutôt à comprendre que l’instant présent est le seul moment où on peut agir, le seul moment où on peut être la cause des effets auxquels on aspire. 

La pensée positive est aussi une forme de résilience, une forme d’adversité qui fait que quoi qu’il arrive on veut continuer à faire des choix, même si ce choix est juste d’accepter ce qu’on ne peut changer. 

On est donc loin du mantra « je vais bien tout va bien » mais plutôt dans une dynamique mentale qui vise à nous interroger sur ce que nous pouvons faire de mieux par rapport à une situation donnée. Ce qui n’exclue pas les peines, les joies et les autres émotions.

La pensée positive c’est aussi se faire confiance, confiance dans notre attitude à rebondir. Et pour finir sur un autre aphorisme :

L’oiseau n’a pas confiance dans la branche sur laquelle il se pose, il a confiance dans ses ailes. 

Le nombril de Vénus

Une petite vidéo sur le nombril de Vénus. Un nouveau format de vidéo en extérieur qui pour une première m’a donné beaucoup de fil à retordre compte tenu des bourrasques de vents. Je m’excuse donc par avance pour la qualité sonore !

Le nombril de vénus fait partie des plantes sauvages comestibles. Raison de plus pour apprendre à la reconnaître.