La marjolaine à coquille

Nom latin : Origanum majorana
Nom vernaculaire : Marjolaine à coquille, Marjolaine des jardins
Famille botanique : Lamiaceae
Partie utilisée : sommité fleurie

La marjolaine à coquille appartient à la famille des lamiaceae, on va donc retrouver les quatre caractéristiques des lamiaceae, à savoir :

  • Tige carrée
  • Feuilles opposées et décussées
  • Fleurs labiées
  • Tetrakène au fond du calice.

J’explique en détaille ces quatre points dans ma vidéo sur le lamier pourpre.

C’est une plante vivace, mais elle peut être cultivée comme une annuelle. Elle à une base ligneuse, c’est-à-dire qu’elle fait du boit. Elle dépasse rarement 60cm. Les fleurs de couleur blanche à rose violette sont regroupées en grappe dense pédonculée à l’aisselle des feuilles. Les feuilles sont assez petites, généralement de 1 à 4 cm.

Photo wikipédia

C’est une plante originaire du bassin méditerranéen et est cultivée depuis toujours dans des régions comme l’Égypte ou la Grèce. C’est une plante qui demande un bon ensoleillement pour exprimer tout son potentiel olfactif.

Composition de l’huile essentielle de Marjolaine à coquille

D’après le guide Terre Vivante des huiles essentielles

  • 1,5% d’alpha-pinènes
  • 0,2 à 2,5% de béta-pinènes
  • 2,5 à 10% de mycène
  • 6 à 8% d’alpha-terpinènes
  • 5,5% de paracymène
  • 1 à 7% de terpinolène
  • alpha-phellandrènes
  • 2% de béta-phellandrènes
  • 2,5 à 3% de béta-caryophyllène
  • 0,1% d’alpha-humulène
  • 2 à 5% de linalol
  • 14 à 22% de terpinène-1-ol-4
  • 0,3% de terpinène-1-ol-3
  • 3 à 6% d’alpha-terpinéol
  • 4 à 13% de cis-thujanol-4
  • 1 à 5% de trans-thujanol-4
  • 1% d’acétate de linalyle
  • acétate de terpényle
  • 2% d’acétate de géranyle
  • 0,5% de trans-anéthole

Quelques références scientifiques

L’article de Françoise Couic-Marinier sur la marjolaine
https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0515370021004158

Maggio A, Rosselli S, Bruno M. Essential oils and pure volatile compounds as potential drugs in Alzheimer’s disease therapy: an updated review of the literature. Curr Pharm Des 2016;22(26):4011–27.

Mossa ATH, Nawwar GAM. Free radical scavenging and antiacetylcholinesterase activities of Origanum majorana L. essential oil. Hum Exp Toxicol 2011;30(10):1501–13.

Ou, M.-C., Hsu, T.-F., Lai, A.C., Lin, Y.-T. and Lin, C.-C. (2012), Pain relief assessment by aromatic essential oil massage on outpatients with primary dysmenorrhea: A randomized, double-blind clinical trial. Journal of Obstetrics and Gynaecology Research, 38: 817-822.

S. G. Deans, Katerina P. Svoboda. The antimicrobial properties of marjoram (Origanum majorana L.) Volatile Oil. Flavour and Fragrance Journal, Volume 5, Issue 3, pages 187–190, September 1990

Le stress au travail est-il évitable ?

Ou dit autrement, pouvons-nous faire rimer productivité avec sérénité ? 

J’ai passé plus de 30 ans dans le monde de l’entreprise. J’ai vu son évolution de l’intérieur. L’évolution de ses outils technologiques et l’évolution des méthodes de management, avec toujours en point de mire comment rendre l’entreprise plus efficiente. La technologie ambitionnant de travailler sur l’efficience des outils, le management ambitionnant de travailler sur l’efficience des personnes. 

Puis j’ai quitté ce monde, pour suivre de nouvelles aspirations et continuer à me réaliser autrement. Je suis devenu praticien de phyto-arothérapie. En faisant ce changement radical je ne pensais pas que le monde que j’avais quitté allait être aussi présent dans ma nouvelle vie. Et pourtant ! Si on me consulte pour différents types de problèmes, un revient souvent, pour ne pas dire très souvent, c’est celui de la gestion du stress dans le cadre professionnel. Et c’est au travers de ce stress que le monde de l’entreprise s’invite à nouveau dans ma vie. 

A chaque consultation concernant des problèmes de stress, le même schéma se dessine. Parce que je connais bien le monde de l’entreprise, je suis à même de comprendre et décrypter les mécanismes qui amènent une personne à tirer la sonnette d’alarme pour éviter le burn-out.

Bien évidemment l’idée n’est pas de faire le procès de l’entreprise, ce qui serait tout aussi inutile qu’inefficace, mais plutôt d’apporter un autre regard pour repenser les interactions entre les individus, la technologie et le management. L’humain n’est pas une machine. Si notre cerveau est à l’origine de notre créativité et de notre performance, notre cerveau est surtout câblé depuis son origine pour détecter les menaces. Si on ne comprend pas ce mode de fonctionnement par défaut il est difficile d’obtenir le meilleur d’une personne. 

Et il ne s’agit pas de partir dans un chouchoutage extrême du personnel à coup de massages et ateliers de méditation, c’est certes intéressant, mais le coeur du problème est de comprendre comment interagir avec un monde qui envoie un niveau de sollicitations jamais atteint, un niveau de sollicitations que notre cerveau n’est plus en capacité de gérer si nous ne repensons pas notre interaction avec la technologie et le monde en général. 

Le paradoxe est que le haut niveau de technologie est tout à la fois le problème et la solution. Notre monde a complètement changé, et nous devons changer notre façon d’interagir avec lui. Le point commun qui relie les personnes qui me consultent pour des problèmes de stress est le sentiment de perte de contrôle qu’engendre ce haut niveau de sollicitations.

Un sentiment qui laisse penser qu’on ne peut plus faire face à tout ce qu’on doit gérer. Un sentiment qui nous laisse vide et impuissant. On vient me voir avec l’espoir que je délivre une potion magique à base de plantes et d’huiles essentielles, mais la chose la plus importante que je transmets c’est comment reprendre la main sur ce monde hautement technologique. Comment utiliser la technologie pour reprendre le contrôle sur sa vie et atteindre sans stress l’efficacité professionnelle que la technologie nous permet d’atteindre. Alors bien sûr je n’oublie pas l’aide précieuse de mes chères huiles essentielles qui vont permettre de faire redescendre la pression, mais si on ne s’attaque pas aux causes, l’accalmie ne sera que passagère. 

À mainte reprises, j’ai pu mesurer l’efficacité de l’accompagnement, quand il s’agit d’aider une personne à reprendre le contrôle pour l’éloigner du burn-out. Aujourd’hui il me semble pertinent de ne pas attendre que les personnes viennent me voir une à une, mais plutôt de faire de la prévention directement dans les entreprises. Montrer comment la technologie et les outils numériques dont on dispose peuvent nous aider dans cette reprise de contrôle. Montrer comment s’organiser avec ces nouveaux outils et comment interagir avec eux. Ne plus faire de la technologie notre ennemie mais notre alliée. 

Et pour répondre à la question initiale, oui on peut faire rimer productivité avec sérénité, et si vous êtes chef d’entreprise, manager ou responsable de SCE, vous pouvez me contacter pour que j’intervienne dans votre entreprise. Je me ferai un plaisir d’animer une conférence sur ce sujet qui me tient à coeur et donner des clés pour une vie meilleure et productive ! 

Une conférence articulée autour de trois parties principales, qui à mon sens permettent d’avoir une vision globale du stress. Une première partie qui présente le fonctionnement de notre cerveau. Une deuxième partie axée sur la physiologie du stress qui, avec la première partie, permet de comprendre pourquoi et comment le stress se déclenche. Et enfin, une troisième partie présentant des solutions concrètes et expliquant comment s’organiser et utiliser la technologie à notre avantage pour garder le contrôle malgré le nombre croissant de sollicitations. Que ce soit pour gagner en productivité, éviter la procrastination, le burn-out, ou de manière plus globale avoir une expérience de vie plus positive.

N’hésitez pas à me contacter via le formulaire contact de mon site

Bien évidemment vous pouvez également me consulter à titre individuel, je consulte le jeudi en cabinet à Boulogne-Billancourt dans le 92. Les RDV se prennent à partir de ma fiche praticien du cabinet. 

Vous pouvez également rejoindre, à l’heure où j’écris cet article, les 126 personnes qui suivent ma formation en ligne « La gestion de stress par la phyto-aromathérapie » dont vous trouverez toutes les infos sur cette page

Et si vous voulez comprendre pourquoi je me suis spécialisé dans la gestion du stress et l’équilibre psycho-émotionnel, c’est par ici

L’extraction au CO2 super critique

L’extraction des principes actifs des plantes par CO2 super critique fait partie des sujets qui ne sont pas toujours bien compris quand on s’intéresse à l’aromathérapie. Dans cette vidéo je vous explique tout ça de manière simple et abordable même si vous n’avez pas de connaissances poussées en physique et chimie.

Qu’est-ce que l’extraction au CO2 super critique ?

Quelque soit le procédé d’extraction, le but est d’extraire les principes actifs de la plantes. Quand on se fait une tisane, on ne fait rien d’autre que d’extraire les principes actifs de la plante pour qu’ils se retrouvent dans l’eau qu’on va boire. On dit qu’on utilise l’eau chaude comme solvant. Dans l’eau chaude, les principes actifs de la plante vont se solubiliser dans l’eau, d’où le nom de solvant. Dans une tisane on les extrait pour les consommer tout de suite, on ne peut pas les garder en séparant les principes actifs de l’eau.

Pour l’extraction au CO2 super critique on va utiliser une gaz carbonique (CO2) comme solvant. Mais on ne va pas l’utiliser sous une forme habituelle. On va l’utiliser sous sa forme super critique.

Qu’est-ce que l’état super critique ?

Pour rappel la matière peut prendre trois état différents, si on prend le cas de l’eau, elle est liquide à la température ambiante mais devient solide quand la température descend en dessous de zéro degré. On parle de solidification. De même on peut faire fondre la glace pour qu’elle redevienne liquide on parle de fusion. Le terme fusion peut surprendre, mais il suffit de penser à la lave en fusion ou au métal en fusion pour voir qu’on parle bien de passage de l’état solide à l’état liquide. De l’état liquide, l’eau peut ensuite passer à l’état gazeux et là on parle de vaporisation. Et quand de l’état gazeux l’eau repasse à l’état liquide on parle de liquéfaction.

Il arrive que la matière passe directement de l’état solide à l’état gazeux et là on parle de sublimation. L’exemple type ce sont les boules de naphtaline dans les armoires à linge. Et on parle de condensation solide quand on passe directement de l’état gazeux à l’état solide.

On peut synthéthiser tous ces changements d’état dans le diagramme suivant :

Comment passe-t-on d’un état à l’autre ?

On pourrait croire que les changements d’état de la matière ne dépendent que de la température mais ce n’est pas tout à fait exact. Si jamais il vous prend l’envie d’aller vous faire cuire des pâtes au sommet de l’Himalaya, vous aller voir que l’eau va se transformer en vapeur avant même d’arriver à 100 degrés. Et c’est normal puisqu’en altitude la pression est moins forte. C’est pourquoi les alpinistes manquent de plus en plus d’oxygène au fur et à mesure qu’il montent. Et plus la pression atmosphérique est faible plus il est facile aux molécules d’eau de prendre le large ! 

L’état de l’eau, solide, liquide ou gazeux ne dépend donc pas seulement de la température mais d’une combinaison de la pression et de la température. C’est à dire que si on matérialise sur un graphe l’état de l’eau en fonction de la température et la pression, on obtient un graphe qui ressemble à ça. 

On a évidemment le même type de courbe pour le gaz carbonique. Mais que se passe-t-il si on augmente encore la pression et la température ?

Si on fait ça, le gaz carbonique va rentrer dans un état très particulier . Ce n’est ni vraiment un liquide, ni vraiment un gaz, C’est plutôt une combinaison des deux états. On pourrait dire que c’est un liquide avec les propriété d’un gaz ou un gaz avec les propriétés d’un liquide ou un état qui combine les propriétés du gaz et du liquide.  On appelle ça l’état super critique.

sur notre diagramme d’état l’état super critique se trouve donc en haut à droite quand la préssion et la température augmente.

Et là on voit bien l’intérêt d’un tel état dans l’extraction des principe actifs. Il va pouvoir pénétrer comme un gaz le fait dans la matière tout en ayant la solubilité d’un liquide. Et comme pour la distillation par entrainement à la vapeur d’eau, lorsqu’on on lui fait quitter son état super critique, il va se séparer des principes actifs qu’il a extrait ce qui en facilitera la récupération. En plus le gaz carbonique atteint cet état à partir d’une température inférieure à 40 degrés, les principes actifs sont donc extraits en douceur sans être chauffés. Et comme le CO2 super critique a les propriétés d’un gaz et d’un fluide à la fois, il va pouvoir extraire la quasi totalité des principes actifs lipophiles. C’est à dire les principes qui ont une grande affinité avec les huiles. 

Reste plus qu’à comprendre comment tout cela s’utilise et pour bien le comprendre, je vous propose de regarder la vidéo en tête d’article qui avec des animations vous explique comment tout cela s’utilise.

Les propriétés anti-stress de l’odeur des livres

S’il y a un domaine dans lequel l’odorat influence de manière inconsciente nos choix c’est bien celui du livre ! On aurait pu croire que l’innovation technologique allait tuer le livre mais elle n’a fait que mettre en lumière l’attachement que nous avions au livre papier. Et l’odeur des livres y est pour beaucoup dans cet attachement. 

Pourtant « sur le papier » le numérique a moult avantages. On peut faire du copier-coller, on peut associer directement des notes à un mot, une phrase ou une page, on peut avoir une bibliothèque complète dans une liseuse, une tablette ou un smartphone, on peut changer la grosseur des caractères et même la police, etc. Parier sur la survie du livre dans ces conditions paraissait hasardeux ! Mais c’était sans compter sur le pouvoir de l’olfaction ! On a bien cru un moment que la problématique venait de la lumière des écrans LCD, ce qui a poussé a développer les liseuses avec leur « encre » numérique, mais ça n’a pas suffit pour convaincre. 

Aujourd’hui, on sait que ce qui nous lie de manière aussi forte au livre papier c’est son odeur. Les odeurs communiquent directement avec notre cerveau limbique, le siège de nos émotions. L’odeur des livres a ancré en nous le fait que lire est une activité émotionnelle. Émotionnelle par la perception olfactive, émotionnelle par les émotions dont les mots peuvent être les vecteurs. Même si nous ne sommes pas toujours conscient·e·s de l’odeur du livre, notre bulbe olfactif perçoit cette odeur et cette odeur participe à installer une sensation de bien-être qui fait de la lecture une activité anti-stress. Bien que sur ce point, le fait de se concentrer sur l’histoire qu’on lit participe également à réduire le stress en nous sortant de notre quotidien pour entrer dans une histoire qui n’est pas la nôtre. Mais négliger l’impact de l’odeur dans cette réduction du stress serait une erreur car la majorité du temps nous associons l’acte de lire à un moment de bien-être. On lit en vacances, on lit en week-end, on lit quand on a le temps. Par un mécanisme de renforcement positif, nous avons associé l’acte de lecture à un moment de bien-être. Renforcement positif qui fait que maintenant le simple fait d’ouvrir un livre ou sentir un livre peut suffire pour nous ramener dans cette état de bien-être.

Cet attachement au livre papier par l’odeur a fait évidemment fait l’objet de plusieurs études. On sait aujourd’hui que l’odeur d’un livre est une combinaison de l’odeur du papier, l’odeur de l’encre et l’odeur de la colle utilisée. On sait également qu’un vieux livre n’a pas la même odeur qu’un livre neuf. Notamment par le fait que la lignine contenu dans le papier s’oxyde avec le temps et se transforme en acide qui décompose la cellulose. Le papier dégage également des molécules comme le benzaldéhyde responsable d’une odeur subtile d’amande qu’on sent parfois dans certains livres.

benzaldéhyde

Et notre attachement aux vieux livres pourrait tout à fait expliquer notre propension à acheter des livres pour ne pas les lire, mais les laisser vieillir. Une bibliothèque dans une maison devient de fait un anti-stress naturel en diffusant de manière subtile une odeur apaisante, et ce n’est peut-être pas le calme que nous venons chercher en premier dans une bibliothèque municipale mais ces composés volatiles qui viennent caresser notre bulbe olfactif.

On cherche souvent des huiles à diffuser pour retrouver un peu de sérénité, mais le monde des odeurs est bien plus vaste et parfois prendre un livre dans sa bibliothèque, l’ouvrir et le respirer peut suffire ! Et puisqu’il est ouvert, profitez-en pour vous offrir un moment de lectuthérapie !  Et si vous souhaitez vraiment retrouver le calme par les huiles essentielles, c’est par ici !

Survie et plantes sauvages

Cet article est encore en cours d’écriture il sera complété au fur et à mesure car je prévois de vous donner pas mal de ressources en rapport avec la vidéo.

De quoi est mort le héros du film into the wild ?

Certainement un des articles les plus intéressants que j’ai trouvé sur le sujet.

Comment cueillir l’ortie sans se piquer

Cueillir et manger de la massette

Pourquoi je me suis spécialisé dans la gestion du stress et l’équilibre psycho-émotionnel.

Trop souvent lorsqu’on parle de stress dans le cadre de la pratique de la phyto-aromathérapie, ça se limite à identifier dans les ouvrages de référence les plantes et les huiles essentielles de la gestion du stress et de les conseiller pour mettre fin au stress. 

C’est une mauvaise méthode ! Les plantes et les huiles essentielles ne feront jamais disparaître les causes du stress. Si potentiellement elles peuvent en limiter les effets, les bénéfices ne pourront être que temporaires.

Gérer le stress demande un vision globale de la situation. Il est difficile de gérer le stress et l’équilibre psycho-émotionnel sans comprendre de manière profonde le fonctionnement du cerveau et de la société dans laquelle nous vivons. 

Le stress est une réponse physiologique du corps face à ce que notre cerveau a perçu comme une menace. Et pour percevoir une menace, notre cerveau est plutôt fort. C’est une capacité qu’il a depuis la nuit des temps et la réaction physiologique qui suit la perception de la menace nous permet de préparer notre corps à la fuite ou au combat. Mais notre cerveau fait bien plus que ça ! Réagir à une menace, c’est bien, mais l’éviter c’est mieux. Car nos ancêtres ont compris qu’ils courraient moins vite que les prédateurs qui les chassaient et que la seule façon d’augmenter leur chance de survie était d’anticiper ! Le moindre signe qui peut laisser penser qu’on court un danger, suffit à déclencher la réponse physiologique du stress. Et cette capacité d’anticipation est primordiale dans la compréhension des épisodes de stress que nous pouvons traverser aujourd’hui. 

Car aujourd’hui, les causes du stress sont bien différentes. Si on retrouve toujours le stress engendré par les agressions physiques, la majorité du temps, on est face à un stress d’origine social. Et dans le stress d’origine social, l’anticipation est un élément clé ! Car bien souvent c’est l’anticipation d’un échec social comme un licenciement, un manque de reconnaissance, des doutes sur l’avenir, le manque de sécurité professionnelle ou financière qui suffisent à engendrer les mécanismes du stress. Malheureusement ces mécanismes physiologiques ne sont plus adaptés à la situation. Il n’est plus question de fuir ou se battre, ce qui met notre corps inutilement en tension. Cela impacte le bon fonctionnement de l’organisme et donc notre santé.

Ce qu’il faut également comprendre dans ce mécanisme d’anticipation de la menace c’est qu’il repose entre autre sur la mémoire de nos expériences passées, notre perception du monde dans lequel on vit et les mécanismes de renforcement positif ou négatif que ces expériences ont engendré et qui vont influencer l’évaluation de la menace.

Il est donc important de comprendre tout ce qui peut être perçu comme une menace dans notre monde moderne. Si je reprends les quatre facteurs déclencheurs de stress décrits par Sonia Lupien qui est une des spécialistes mondiales du stress on a:

  • Le sentiment de perte de contrôle
  • L’imprévisibilité
  • La nouveauté
  • Le sentiment que notre ego est menacé

Et s’il devient rare à notre époque qu’un prédateur aux dents acérés nous course, il est malheureusement de plus en plus fréquent qu’un voire les quatre déclencheurs du stress soient activés.

Le sentiment de perte de contrôle

Il est de plus en plus fréquent au regard des multiples sollicitations professionnelles et personnelles que nous avons à gérer. On a de plus en plus l’impression qu’on ne peut pas tout gérer, on oublie de plus en plus de choses, notre organisation nous semble inefficace et petit à petit s’installe le sentiment de perdre le contrôle sur tout ce que nous avons à gérer dans notre vie personnelle et professionnelle.

L’imprévisibilité

Elle est devenue systématique dans la vie professionnelle. Personne ne peut plus garantir qu’il sera au même poste dans un an ou si la société dans laquelle la personne travaille ne va pas faire faillite. Quand nos revenus sont justes, s’ajoute le fait que le moindre incident domestique comme une panne de machine à laver ou de chauffe-eau peut entamer sérieusement le budget de la famille, l’équilibre financier ne repose que sur l’absence d’imprévu.

La nouveauté

Les nouvelles technologies qui ont envahi notre quotidien et qui nous obligent à une adaptation permanente qui n’était pas forcement désirée, comme une nouvelle façon de faire sa déclaration d’impôt, un nouvel outil utilisé par l’entreprise, etc. 

Le sentiment que notre ego est menacé

Là aussi, c’est malheureusement de plus en plus fréquent avec les nouvelles méthodes de management qui s’installent dans les entreprises. On nous demande de justifier notre emploi du temps quasiment au quart d’heure près, on nous confronte en permanence à nos objectifs définis en début d’année, et qui parfois ne peuvent pas être réalisés par manque de moyen ou par le fait de devoir résoudre des problèmes imprévus. Ce qui à chaque évaluation met la personne face à ses non réalisations et qui laisse penser qu’elle n’est pas à la hauteur. De même l’inadéquation entre l’effort fourni et la valorisation salariale ou le manque de reconnaissance des compétences accentuent un peu plus ce sentiment que notre ego est menacé.

Il est donc impératif, quand on utilise la phyto-aromathérapie pour gérer le stress, d’avoir une vision globale du problème qui inclut une compréhension profonde des fonctionnements du cerveau et de celui de notre société pour accompagner au mieux la personne qui souffre de stress ou d’un trouble psycho-émotionnel. 

Les plantes et les huiles essentielles doivent accompagner une démarche de ré-harmonisation globale qu’il faut construire avec la personne et en aucun cas la laisser seule avec des huiles essentielles identifiées comme anti-stress.

Et c’est certainement cette approche systémique du stress et de l’équilibre psycho-émotionnel qui passionne l’ancien ingénieur que je suis. C’est cette démarche que je trouve passionnante et surtout gratifiante quand je permets à une personne de sortir de la spirale du stress ou de retrouver un bon équilibre psycho-émotionnel.

À bien des égards notre société perturbe nos équilibres physiologiques puisque le stress dégrade notre système hormonal et immunitaire. Le stress est devenu un facteur prépondérant dans la dégradation de notre état de santé et il est illusoire d’espérer aider les personnes à préserver leur santé sans leur donner les outils pour reprendre le contrôle sur ce facteur clé.

C’est cette approche globale que je propose aux personnes qui me consultent pour des problèmes de stress et d’équilibre psycho-émotionnel. C’est également ce que je présente dans ma formation en ligne sur la gestion du stress. 

Vous pouvez également poursuivre votre viste par cet article : article dédié au stress professionnel.

La phyto-aromathérapie est-elle validée scientifiquement ?

C’est un sujet que j’avais envie de traiter depuis quelques temps, c’est maintenant chose faite.

Le lien vers le visuel de Florence Dellerie sur les niveaux de preuve dont je parle dans la vidéo.
https://questionsanimalistes.com/les-niveaux-de-preuve/

Hémorroïdes et phyto-aromathérapie

C’est malheureusement un sujet qui reste trop souvent tabou alors qu’il touche énormément de monde. Tabou au point que des personnes hésitent à consulter.

C’est pour démystifier tout ça et pour donner des solutions rapides que j’ai fait cette vidéo.

Un petit tour dans les Cévennes

Le 10 octobre je me suis rendu au village du Vigan dans les Cévennes pour y donner une conférence. Si la conférence s’est bien passée, dans cet article je vais plutôt vous parler de quelques productions locales que j’ai eu l’occasion de rencontrer. Vous pourrez retrouver également tous les liens dans la page des liens amis sur mon site.

Songes de sahuc

Sandrine est une cueilleuse et paysanne des Cévennes. Elle a une petite exploitation qui lui permet de produire de belles tisanes dont une que j’ai particulièrement appréciée, une tisane dont la composition en fait une tisane intéressante pour la prévention des affections respiratoires hivernales. Si vous en avez l’occasion je vous invite à la découvrir. Je ne sais pas si elle vend par correspondance, mais en tout cas, son mélange de plantes est vraiment bien choisi et agréable à boire. Je vous mets le lien vers la page de sa tisane, mais n’hésitez pas à découvrir le reste de son site.

http://www.songesdesahuc.com/portfolio/lumiere-dhiver/

Espelida

Florence produit et transforme les plantes médicinales. Elle propose des produits intéressants et parmi ceux que j’ai pu découvrir, j’ai bien aimé son huile essentielle de laurier noble. Mais ce n’était pas la seule huile intéressante. Je vous laisse découvrir son site qui vaut vraiment le coup !

https://www.espelida.fr/

Semperfloris

Vous trouverez chez ce couple de producteurs des tisanes originales ainsi que divers produits intéressants. J’ai eu l’occasion de gouter la tisane au nom évocateur « c’est reparti », une tisane que je ne peux que conseiller pour aborder la saison hivernale en toute tranquillité. Le mélange est bien équilibré et les produits sont de qualité. Je vous laisse découvrir cette tisane via le lien ci-dessous mais n’hésitez pas à parcourir leur site, vous découvrirez certainement des mélanges qui vous plairont !

https://www.semperfloris.fr/tisanes-bien-etre/33-23-c-est-reparti-.html#/1-format-30_g

L’herborie

Delphine et Pascal n’ont pas de site internet et c’est bien dommage car ils vendent des produits très intéressants. Ils se sont spécialisés dans la gemmothérapie mais produisent également de bonnes choses à manger comme de la ratatouille, du pourpier vinaigré, du gomasio d’ortie. Delphine pourra vous conseiller en gemmothérapie sans aucune difficulté. Comme ils n’ont pas de site, je laisse l’adresse et le numéro de téléphone pour les contacter si vous êtes dans le coin.

Delphine Maillard et Pascal Pasanau
La Borie de Falguière
30270 saint Jean du gard
Tel: 06 68 13 85 73
mail : apimaillard@gmail.com

L’huile essentielle d’encens, l’huile du corps et de l’esprit

Nom botanique : Boswellia carterii
Famille botanique : Burseraceae
Type botanique : Vivace
Organe producteur : oléo résine

Quelques liens intéressants sur l’histoire de l’encens
https://patrimoinedorient.org/index.php/2020/07/09/la-terre-de-lencens-distillateur-de-lidentite-et-de-lhistoire-doman/
https://holograbme.com/blogs/spiritualite/encens

Liens vers des études scientifiques

Une thèse sur l’encens
https://dumas.ccsd.cnrs.fr/dumas-01845371/document

Anti-inflammatory activities of the triterpene acids from the resin of Boswellia carteri
https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/16621377/

Analgesic effects of crude extracts and fractions of Omani frankincense obtained from traditional medicinal plant Boswellia sacra on animal models
https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/25312172/