Il sort beaucoup de livres sur les plantes sauvages, et il est parfois difficile de se faire une idée de ce que vaut un livre. Dans cette vidéo je vous présente le guide des plantes sauvages (Lien non sponsorisé) de Carole Minker au éditions Tana.
Je l’ai trouvé intéressant par le choix des 100 plantes détaillées, qui sont vraiment communes et pour certaines très faciles à reconnaitre.
Nom vernaculaire : Combava, Combawa, Citron vert de la réunion Nom scientifique : Citrus hystrix Famille botanique : Rutaceae Partie distillée : Feuilles
Le combava utilisé par le laboratoire Olica est ceuilli à Piton Saint Leu chez un agriculteur qui n’arrivait pas à valoriser les fruits et qui avait laissé sa culture en friche. Olica a donc donné une deuxième vie à ses arbres.
Qu’est-ce qu’une émulsion ?
Lors d’une distillation on a tendance à séparer l’huile essentielle de son hydrolat. Dans une émulsion on s’efforce de les combiner pour avoir une complémentarité de principes actifs. À cette association, on ajoute une huile végétale pour pour obtenir une émulsion. L’émulsion permet de maintenir en suspension la partie aqueuse dans de l’huile. Ce qui permet de mélanger deux produit qui naturellement ne se mélange pas.
L’émulsion de combava
L’émulsion de combava est donc une association de l’huile essentielle de combava, d’hydrolat de combava et d’une huile végétale, ici le jojoba. Le jojoba n’est pas à proprement parler une huile végétale, c’est plutôt une cire liquide à température ambiante. Le laboratoire Olica propose une gamme d’émulsions de plantes de la Réunion, et c’est une de ces émulsions que j’ai eu envie de tester et qui fait l’objet de cette vidéo.
En lien avec cette vidéo
Pour compléter votre compréhension vous pouvez regarder la vidéo sur les huiles végétales.
Ce qui suit est le contenu de ma newsletter de mars 2023 que j’ai transformé en article suite à plusieurs demandes.
La majorité des huiles essentielles achetées le sont pour traiter des infections. Mais se dire qu’on utilise une huile essentielle anti-infectieuse ne suffit pas toujours.
En général on considère 4 types d’infections :
Virales
Bactériennes
Fongiques
Parasitaires
Pour chacune de ces infections, notre système immunitaire a développé plusieurs stratégies de défense. Chacune de ces stratégies repose sur des opérateurs de l’immunité différents. Des opérateurs de l’immunité innée comme les macrophages, les cellules natural killer, les neutrophiles par exemple, et des opérateurs de l’immunité adaptative comme les lymphocyte T et B.
En immunologie on considère en général 3 types de réponses du système immunitaire.
La réponse Th1, pour faire face aux virus et de manière plus général aux pathogènes qui pénètrent nos cellules.
La réponse Th2, pour faire face aux parasites comme les vers par exemple.
La réponse Th17, pour les pathogènes qui ne rentrent pas dans nos cellules comme la plupart des bactéries par exemple.
Vous vous demandez peut-être pourquoi ces noms bizarres Th1, Th2, Th17. Derrière ces noms énigmatiques se cache simplement le fait que la réponse immunitaire s’articule autour d’une famille de lymphocytes T qui vont venir aider, soutenir, intensifier et orchestrer la réponse immunitaire. « Aide » en anglais se dit « Help ». Ce qui explique le « h » de « Th ». Le chiffre se réfère pour simplifier à la nature des messagers chimiques que les Th vont utiliser pour orchestrer la défense immunitaire.
si par exemple nous prenons une infection virale, la première étape c’est bien évidemment de détecter la menace. Cette détection est réalisée par les opérateurs de l’immunité innée qui vont commencer à réagir. À ce stade l’immunité adaptative n’a aucune information comme quoi il se passe quelque chose. C’est la raison pour laquelle l’immunité innée se débrouille seule. Les premières cellules à détecter le virus vont émettre des molécules qui donnent l’alerte aux soldats de l’immunité innée qui ne sont pas trop loin, et à ceux qui patrouillent en permanence, qui dès qu’ils vont passer à proximité vont rejoindre le champ de bataille.
C’est la principale raison pour laquelle la réponse de notre système immunitaire à une infection virale se passe toujours en deux temps comme on peut le voir sur ce schéma. D’abord les cellules de l’immunité innée, les macrophages et les natural killer qui seront boostées par la production d’interféron alpha et gamma envoyés par les premières cellules à réagir, avant que les lymphocytes cytotoxiques et les anticorps de l’immunité adaptative ne prennent le relais… 4 à 7 jours après le début de l’infection.
Ce que nous apprend ce schéma c’est que les premiers jours d’une infection, il nous faut soutenir le travail de l’immunité innée par les huiles essentielles mais après ça ne sert plus à rien ! À partir du 5ème jour il est plus utile de soutenir l’immunité adaptative.
Et pour que l’immunité adaptative se mette en marche, elle a besoin que des cellules de l’immunité innée qu’on appelle les cellules dendritiques viennent présenter aux lymphocytes T des fragments du pathogène contre lequel est en train de se battre l’immunité innée.
Combattre une infection virale par les huiles essentielles nécessite donc d’agir en deux temps et de commencer par travailler sur les 4 axes suivants pour soutenir l’immunité innée :
Soutenir l’activité des natural killer avec des molécules comme le béta-caryophyllène, le benzoate de benzyle ou l’acétate de linalyle par exemple.
Augmenter l’activité des macrophages avec le zengibérène et l’alpha-phellandrène donc je vous ai parlé dans la vidéo sur l’endométriose.
Soutenir et augmenter l’activité des cellules dendritiques pour activer au plus vite l’immunité adaptative via des molécules comme le calaménène par exemple.
augmenter la production d’interféron alpha et gamma avec des huiles essentielles comme le tea-tree et le niaouli par exemple.
Puis à partir du 4ème ou 5ème jour on cherchera plutôt à soutenir l’immunité adaptative. Ce qui implique également de soutenir l’inflammation les premiers jours, mais chercher à la contrôler en deuxième partie d’infection quand l’immunité adaptative arrive sur le champ de bataille.
Si vous avez envie de mieux comprendre le système immunitaire, ce sont tous ces mécanismes que je détaille dans ma formation sur le traitement des infections par les huiles essentielles. On n’utilise pas les mêmes huiles si le corps à besoin d’activer la réponse Th1, Th2 ou Th17.
Nom vernaculaire : Pin sylvestre Nom latin : Pinus sylvestris Famille botanique : Pinaceae Organe producteur : Rameaux feuillés avec bourgeons
Histoire et symbolique
Il est quasiment impossible de parler du pin sylvestre sans parler de toute la symbolique qui lui est associé. Comme souvent les arbres a feuilles persistantes symbolisent la longévité voire la vie éternelle. Mais c’est surtout la pomme de pin qui engendre une symbolique très riche. La glande pinéale porte se nom à cause de sa ressemblance avec la pomme de pin, et comme cette glande est souvent considéré comme le troisième oeil voire le siège de l’âme, la pomme de pin est vite devenu un symbole dans les sociétés ésotériques et religieuses. En témoigne la pomme de pin de plus de 4 m de haut qui trône au vatican !
en relation avec la vidéo, voici le lien qui documente l’implantation des pins sylvestres de la Bibliothèque nationale François Mitterand.
Voilà un sujet de réflexion que je voulais traiter depuis longtemps car il permet de comprendre que la symbolique a du sens dans l’évolution de notre base de connaissance.
Alors c’est vrai c’est un sujet un peu différent de d’habitude, mais je pense qu’il est important d’en parler.
Qu’est-ce que l’archétype d’une plante ?
Si on reprend la définition philosophique de l’archétype on peut dire que c’est est un modèle idéal à partir duquel est construit dans sa forme, sa matière et sa fin, un sujet. Et dans le cas qui nous intéresse, le sujet c’est une plante. Il existe une autre définition de l’archétype, celle de la psychologie analytique, mais elle s’appliquerait difficilement aux plantes. On reste donc sur la définition philosophique.
Cette définition est intéressante car elle nous permet de comprendre que la notion de modèle nous renvoie naturellement à la notion d’espèce botanique et de monographie.
Qu’est-ce que l’âme d’une plante ?
La notion d’âme, en ce qui concerne la plante, nous renvoie plutôt à ce qui la rend unique, on est donc plus proche de la notion de chémotype. Comme disait Confusius :
La nature fait les hommes semblables, la vie les rend différents
Et c’est exactement ça. Une plante ne peut pas fuir. Son seul mécanisme de défense c’est l’adaptation. Elle s’adapte via son métabolisme secondaire. C’est-à-dire qu’après avoir réalisé son métabolisme primaire à partir de la photosynthèse, elle va se mettre à faire des molécules en fonction de la façon dont elle perçoit son environnement. Car pour s’adapter à son environnement, il faut y être sensible. Elle va donc produire des molécules qui vont lui servir à se défendre, à réguler sa température, à communiquer et bien d’autres choses. Ce qui veut dire que deux plantes de la même espèce cultivées dans des environnements différents ne vont pas exprimer les mêmes molécules, car chaque plante cherchera à s’adapter aux conditions auxquelles elle doit fait face. Et là on commence à sentir que deux plantes de la même espèce ne vont pas forcément exprimer leur archétype de la même façon. Chacune va pouvoir exprimer de la nuance voire quelque chose de très différent de l’archétype.
Bref c’est tout ça que je développe dans cette vidéo.
Est-il possible d’utiliser les huiles essentielles contre l’endométriose ? La réponse est bien évidemment oui et dans cette vidéo, je vous détaille le protocole mis en place par Pierre Franchomme et vous donne les résultats obtenus.
qu’est-ce que l’endométriose ?
Avant de voir le protocole, commençons par rappeler ce qu’est l’endométriose en quelques mots, en gardant à l’esprit que c’est une maladie complexe et multifactorielle mais qu’on peut résumer au fait que des tissus semblables à la muqueuse utérine qu’on appelle l’endomètre se retrouvent ailleurs que dans l’utérus. Et ces tissus restent sensibles à l’activité hormonale, ce qui veut dire que le cycle hormonal va faire réagir ces tissus causant douleurs et inflammations, mais plus encore, les hormones vont permettre à ces tissus de s’implanter et se développer là où ils ne devraient pas.
L’endométriose peut prendre trois formes.
L’endométriose superficielle, c’est-à-dire que les cellules de l’endomètre se retrouve seulement sur la paroi interne de l’abdomen qu’on appelle le péritoine
L’endométriose ovarienne qui se caractérise par un kyste à la paroi épaisse sur les ovaires.
L’endométriose pelvienne profonde, c’est-à-dire que les lésions s’enfoncent profondément dans les tissus et peuvent même être extra-pelvienne.
Et bien évidemment la douleur ressentie n’a aucun rapport avec la forme d’endométriose, une endométriose superficielle peut également être très très douloureuses en fonction des nerfs touchés.
C’est une huile essentielle qui fait partie de la trousse anti-inflammatoire de l’aromathérapie mais elle nécessite quelques précautions d’emploi pour bien l’utiliser. Et comme d’habitude je n’ai pas pu résister à creuser un peu autour ce qui m’a fait découvrir le brouillard bleu ! Bref je vous dit tout ça dans la vidéo !
Composition de l’huile essentielle d’eucalyptus citronné
Aldéhydes terpéniques
Citronellal 50 à 80%
Alcools monoterpéniques
Citronellol 10 à 20%
Isopulégol < 9%
Indications principales
C’est une huile dans laquelle on va chercher deux propriétés principales, ses propriétés anti-inflammatoires et antalgiques, ce qui donne à cette huile un tropisme thérapeutique centré sur le traitement des douleurs de l’appareil ostéo-musculaires ayant une forte composante inflammatoire. On y pensera donc pour : – Les rhumatismes – l’arthrose – l’arthrite – les tendinites – les polyarthrites
En général on la combine avec la gaulthérie pour combiner les propriétés des deux huiles.
Elle dispose également de propriétés antalgiques et antispasmodiques qui rendent cette huile essentielle pertinente dans le soulagement des règles douloureuses en association avec la lavande fine par exemple.
On l’utilise également pour tenir les moustiques a distance. On peut la diffuser avec du géranium rosat par exemple, et si on est piqué, on peut soulager la douleur de la piqure en mettant un peu d’eucalyptus citronné dans de l’huile végétale.
Précautions d’emploi
Il faudra faire attention car c’est une huile irritante pour la peau et il faudra la diluer à un maximum de 20% pour une utilisation sécuritaire. Il faudra bien évidemment adapter la dilution à l’âge et la santé, et ne pas hésiter à demander un avis médical ou un conseil en pharmacie. Notamment en cas de grossesse, d’allaitement ou de traitement médical en cours.
Très sensible à son environnement et sujette au polymorphisme génétique, l’huile essentielle d’hélichryse italienne n’est pas forcément facile à appréhender dans la mesure où son polymorphisme engendre plusieurs sous-espèces et chaque sous-espèce aura un métabolisme différent en fonction de son biotope. Ce qui veut dire qu’on pourrait se retrouver face à deux huiles essentielles d’hélichryse italienne très différentes.
Noms vernaculaires : Hélichryse italienne, immortelle Nom latin : Helichrysum italicum Famille botanique : Asteraceae Organe producteur : Sommité fleurie
Composition type
La composition des hélichryses est très variables. en première intention on peut se limiter à vérifier le taux d’acétate de néryle qui doit être autour de 30% et de bêta-diones qui doit être supérieur à 5%
Voici une composition type
Esters : 45 à 55%
acétate de néryle 29 à 48%
Propanoate de néryle <6%
Sesquiterpènes : 9 à 12%
gamma-curcumène 7 à 20%
italicène 2-4%
isoitalicène < 2%
ar-curcumène 1,5 à 6,5%
sélinènes 1 à 8%
Monoterpènes : 5 à 12%
Limonène 1 à 5%
alpha-pinène < 20%
bêta-pinène < 2%
gamma-terpinène < 1,2%
Diones : 5 à 11%
Plus précisément des bêta-diones appelées italidiones
Reconnaitre les plantes n’est pas une tâche facile ! Il faut passer beaucoup de temps à les observer, apprendre à les regarder dans le détail pour avoir la certitude de faire une bonne identification.
Dans cette vidéo je vous présente quelques ouvrages qui vous permettront de vous lancer si vous souhaitez acquérir cette compétence, que ce soit pour consommer des plantes sauvages ou bien faire des cueillettes de plantes médicinales.
L’huile essentielle de ravintsara est certainement une des huiles les plus populaires depuis qu’un certain virus est venu bousculer notre quotidien. Il est vrai que ses propriétés antivirales en font une bonne alliée aussi bien en préventif qu’en curatif.
Nom vernaculaire : Ravintsara Nom scientifique :Cinnamomum camphora CT cinéole Famille botanique :Lauraceae
Partie botanique
Le ravintsara est un camphrier originaire d’Asie, plus particulièrement de Chine, Japon et Taiwan. C’est un arbre à feuilles alternes persistantes et coriaces. L’arbre produit naturellement du camphre dans sa région d’origine mais lorsqu’il fut implanté à Madagascar pour des raisons ornementales, son métabolisme secondaire s’est modifié pour s’adapter à son nouvel environnement en ne faisant plus de camphre mais du 1,8 cinéole, un oxyde terpénique aux bonnes propriétés antivirales.
Les différents chémotypes du camphrier
Le camphrier du Japon, Cinnamomum camphora sous-espèce japonicum qui donnera surtout du camphre
Le bois de hô, cinnamomum camphora chémotype linalol
Le ravintsara, cinnamomum camphora chémotype cinéole
Le camphrier à nérolidol, cinnamomum camphora chémotype nérolidol. Mais ce dernier est assez rare à trouver.
Pourquoi l’utiliser ?
L’huile essentielle de ravintsara sera intéressante dans plusieurs situations, aussi bien en préventif qu’en curatif.
Les infections
Essentiellement les infections d’origines virales mais pas seulement car l’huile essentielle de ravintsara montre de bonnes propriétés bactéricides. On y pensera pour :
infections des voies respiratoires
infections cutanées
infections urogénitales
infections diverses
L’huile essentielle de ravintsara fonctionnera beaucoup mieux si elle est associée à une huile essentielle riche en monoterpénols. Pour plus d’informations sur les huiles à monoterpénols je vous renvoie vers ma vidéo traitant du sujet.
Équilibrage du système nerveux
on pourra l’utiliser en cas :
Asthénie
difficulté à s’endormir
Comment l’utiliser avec une huile végétale ?
Il n’est pas toujours pertinent d’utiliser l’huile essentielle de ravintsara pure sur la peau. La diluer apporte plusieurs avantages. Si vous souhaitez mieux comprendre l’utilisation des huiles végétales je vous renvoie vers ma vidéo traitant du sujet.
Si vous souhaitee mieux comprendre le traitement des infections vous pouvez jeter un oeil sur ma formation en ligne sur la gestion des infections
Composition type
Voici un exemple de composition de ravintsara récupéré sur un bulletin d’analyse. Dans la colonne de droite on peut noter la plage donnée par la spécification.