voici une vidéo qui change un peu, mais c’est un sujet que j’avais envie de traiter depuis un moment. J’en suis venu à me passionner pour le cerveau en suivant ma passion pour l’étude du stress (comme quoi tout est affaire de passion !) et plus je découvre comment fonctionne notre boite à neurones et plus ça me passionne.
Faire tomber les neuromythes est d’utilité publique car nous avons toutes et tous intérêt à vieillir de la meilleure façon qu’il soit. Et vous le savez, j’accorde une grande importance à l’entité corps-esprit il est donc important pour préserver sa santé de préserver aussi son cerveau.
Les 6 principes que j’énonce dans cette vidéo ne sont pas de moi. Il sont issus des notes que j’ai prises après avoir visionné plusieurs conférences du neurobiologiste Pierre-Marie Lledo. Comme j’ai trouvé ces 6 principes pertinents et utile, je vous les partage. La vidéo dispose des sous-titres en français, anglais et coréen si vous souhaitez la regarder sans le son.
Il est toujours pratique d’avoir des aides mémoires sur les différentes huiles qu’on utilise. Dans cette vidéo je vous montre comment je construis les monographies destinées aux personnes qui suivent mes formations.
Une monographie doit regrouper les informations essentielles qui nous permettent en un seul coup d’oeil de savoir si l’huile essentielle répondra à notre besoin ou pas. C’est le rôle des symbole en haut à droite des monographies. J’explique tout ça dans la vidéo.
Si vous souhaitez recevoir un exemple de monographies, en vous abonnant à ma newsletter vous recevez les monographies de l’huile essentielle de lavande officinale, du laurier noble et de la menthe poivrée.
si vous voulez en savoir plus sur la gestion des infections par les huiles essentielles et comprendre le fonctionnement du système immunitaire, n’hésitez pas à consulter ma formation sur la gestion des infections.
Une huile essentielle très intéressante à connaitre au regard de ses propriétés et de son coût raisonnable. Le poivre noir est utilisé depuis longtemps en médecine, que ce soit pendant la Grèce antique, en ayurvéda ou médecine tibétaine.
Et si nos téléphones portables avaient une sagesse à nous apprendre ?
À quoi vous attendez-vous si vous ne chargez pas complètement votre téléphone portable ? Sans surprise, vous savez que son autonomie va être réduite. Ce qu’on sait moins, c’est que pour préserver l’autonomie, notre téléphone va diminuer les performances du processeur.
Et alors ? Quel rapport avec le burn-out ?
Notre vie alterne sans cesse entre des phases de consommation d’énergie et des phases de récupération d’énergie.
La première erreur pour prendre la direction du burn-out c’est de considérer que les phases de récupération d’énergie sont une variable d’ajustement pour nous permettre de travailler plus.
Cela revient à accepter de ne pas charger notre téléphone à 100%. Ce qui revient à accepter une baisse d’autonomie et une baisse de performance.
Néanmoins, nous avons de la chance, nous avons une réserve d’énergie que les portables n’ont pas.
Mais il est indispensable d’avoir conscience du coût à payer quand on puise dans cette réserve.
La meilleure analogie pour illustrer les variations énergétiques du corps humain est celle du compte en banque.
À notre naissance, nous disposons d’un compte épargne et d’un compte courant. Chaque jour nous recevons sur notre compte courant une somme d’argent gagnée par nos phases de récupération énergétique. À la nuance près c’est qu’il n’est pas possible de mettre cet argent de côté. Nous avons la journée pour le dépenser. Ce qui n’a pas été dépensé en fin de journée est perdu. Mais en soi, ce n’est pas grave. Car rien ne nous oblige à tout dépenser.
Par contre, si chaque jour nous dépensons plus que ce que nous recevons, alors chaque jour, il nous faudra puiser dans notre compte épargne.
Mais ce compte épargne, il nous est très très très difficile de le renflouer voire impossible d’après la médecine chinoise.
Ce qui fait que lorsqu’on est jeune on peut puiser dans une réserve pleine. On peut donc enchainer les nuits blanches, et avoir des phases de récupération inférieures aux phases de dépense. Ce n’est que bien plus tard qu’on réalisera le prix à payer.
Donc plus notre épargne baisse, moins il nous est possible de compter sur elle pour combler le déficit journalier que nous provoquons en considérant nos phases de récupération comme une variable d’ajustement nous permettant de tirer un peu plus sur la corde. Et plus notre épargne baisse, plus il devient vital d’avoir une dépense journalière inférieure à ce que nous pouvons regagner chaque jour.
En continuant à considérer nos phases de récupération d’énergie comme variable d’ajustement, nous limitons de plus en plus l’énergie que nous pouvons gagner chaque jour et donc notre capacité à faire face à nos responsabilités. Comme un téléphone partiellement chargé, nous avons une autonomie et des performances réduites.
On peut encore se donner le change pendant quelque temps en adaptant notre dépense journalière à notre gain journalier. Mais est-ce que ce sera suffisant pour faire face à nos obligations ? Pas sûr…
Si le banquier peut vous autoriser un découvert, dès qu’on parle d’énergie, le découvert n’est pas possible. On ne peut pas dépenser une énergie qui n’existe pas.
Vidés de leur énergie, le corps et l’esprit n’ont plus la capacité de réagir. C’est le burn-out.
On se réveille, on sait qu’on doit aller bosser, mais rien ne bouge. Notre corps est amorphe, notre esprit aussi, on sait qu’on doit y aller mais plus rien ne se passe en nous. Juste un grand vide, le sentiment que quelque chose s’est débranché et que plus rien n’est fonctionnel. Nous nous retrouvons dans un état qui va nécessiter des mois voire des années pour nous reconstruire.
Nous sommes comme un téléphone portable qui ne s’allume plus car sa batterie est totalement vide. Et l’analogie avec le téléphone portable trouve sa limite ici, car il nous est impossible de changer de batterie.
Par contre, à l’image d’une batterie usée, nous aurons de moins en moins de capacité de recharge, ce qui fait que même un temps long de recharge ne donnera qu’une quantité d’énergie limitée qui sera vite dépensée.
Il y a des choses qui, une fois qu’elles sont perdues, le sont à tout jamais.
Les phases de récupération d’énergie ne sont pas des variables d’ajustement pour travailler d’avantage. Compte tenu de son caractère irréversible, tout énergie retirée de notre réserve vitale doit l’être en conscience.
Nous devons avoir conscience de tout ce qui nous coûte de l’énergie, que ce soit dans nos états émotionnels ou nos actions. Car chaque situation peut se ramener à ce simple constat : est-ce que cette situation me vide de mon énergie ou me ressource ?
Si nous le comprenons pour nos téléphones, pourquoi ne le comprenons-nous pas pour nous-mêmes ?
Avez-vous déjà assisté à une distillation de lavande ?
Le lundi 16 mai, je vous propose de nous retrouver dans la Drôme, et plus précisément dans la boutique l’essentiel en Provence dont je vous avais déjà parlé, pour une conférence atelier, sur la gestion du stress par les huiles essentielles . Pendant cette conférence on procèdera à une distillation de lavande et on réalisera un stick inhalateur anti-stress personnalisé.
Le distillateur que nous allons utiliser ( à gauche )
Compte tenu du nombre de places limitées, il est nécessaire de réserver auprès de la boutique L’essentiel en Provence. 1760 chemin de la decelle, 26130 Saint-Paul-Trois-Chateaux
Notion est une appli gratuite qui permet vraiment de faire beaucoup de choses. Dans cette vidéo, je vous montre comment utiliser Notion pour construire une aromathèque. Si vous ne connaissez pas Notion, cette vidéo pourra vous servir de tutoriel pour comprendre les bases de son fonctionnement. Si la construire vous motive moins que l’utiliser, vous pouvez directement utiliser le modèle que je vous fournis gratuitement juste en dessous. Il vous faudra quand même créer votre compte Notion si vous ne voulez pas perdre les infos que vous aurez rentrées. C’est gratuit.
Lien pour dupliquer le modèle présenté dans la vidéo :
Voila un sujet délicat que j’avais déjà plus ou moins traité, mais la sortie du étude le mois derniers et la sortie du livre d’Aline mercan » le manuel de la phytothérapie écoresponsable » me donne envie de revenir sur le sujet.
Une étude sortie en mars 2022 traite de l’utilisation des huiles essentielles dans l’industrie de l’emballage alimentaire. voici donc quelques liens des des utilisations industrielles des huiles essentielles.
Avant l’écriture, notre mémoire était capitale ! Retenir était une question de survie. La connaissance ne pouvait se transmettre qu’à l’oral. Puis vint l’écriture ! Certainement une des plus belles inventions de l’humanité. Avec l’écriture nous devenions capables de transmettre la connaissance autrement qu’à l’oral. Mais plus encore nous pouvions commencer à élaborer des raisonnements plus complexes en utilisant un support pour étendre les limites de notre mémoire de travail. Si nous voulons nous confronter aux limites de notre mémoire de travail, rien de plus simple ! Il nous suffit d’essayer de faire de tête une simple multiplication. Si nous sommes capable de multiplier deux nombres à deux chiffres, multiplier deux nombre à trois chiffres commence à devenir compliqué, et si nous y arrivons nous pouvons tenter de multiplier deux nombres à quatre chiffres. Ce simple exercice nous montre très rapidement les limites de notre mémoire de travail, et nous fait mesurer la puissance du support écrit. Avec un simple bout de papier et un crayon nous pouvons sans peine faire une multiplication de deux nombres de cinq, six ou dix chiffres. Ce sera long certes, mais nous avons la procédure pour arriver au résultat sans aucun effort de mémorisation.
Depuis quelques années nous vivons plusieurs révolutions qui impactent directement notre façon de penser et nos capacités cognitives. L’effet Google a fait son entrée en neuroscience. Dans un monde où la connaissance est accessible en quelques clics, mémoriser est moins important que de savoir trouver l’information. La question est de savoir si cette innovation va dégrader nos capacités cognitives ou bien en faire émerger de nouvelles. Et comme on peut s’y attendre la réponse dépend grandement de ce que nous décidons de faire.
Nous avons cru pendant très longtemps qu’on ne créait plus de nouveaux neurones après l’âge de 20 ans. On considérait même qu’à partir de cet âge, la réduction du nombre de neurones était quotidienne. Jusqu’à ce qu’on arrive à dater l’âge des neurones sur les personnes qui venaient de décéder. On a pu ainsi constater qu’une personne de 85 ans pouvait avoir des neurones âgés de quelques semaines à peine. Mais on a compris dans le même temps qu’on pouvait avoir 20 ans et avoir une activité mentale qui ne régénérait pas notre cerveau ! Aujourd’hui on sait qu’il y a 6 principes à respecter pour permettre à notre cerveau de préserver sa performance et entretenir sa capacité à se régénérer. Ce n’est que lorsqu’on néglige ces 6 principes qu’en effet on peut amorcer le déclin cérébral à 20 ans et penser qu’on ne peut plus plus créer de neurone à cet âge.
D’après le neurobiologiste Pierre-Marie Lledo, ces 6 principes sont :
1 ) Entretenir le désir d’apprendre et de comprendre, rester ouvert au changement.
2 ) Le cerveau est malléable car informable. C’est l’information qui pousse notre cerveau à se reconfigurer. Il est donc important de fuir l’infobésité qui nous fait savoir sans comprendre. Savoir sans comprendre condamne aux troubles de l’adaptation. Stress chronique, anxiété, dépression. Trier l’information est devenu vital.
3 ) Éviter les anxiolytiques qui multiplient par 7 le risque de maladies neurodégénératives.
4 ) Lutter contre la sédentarité.
5 ) S’exposer aux autres. Nous avons un cerveau social qui réagit au contact des autres.
6 ) Avoir une alimentation équilibrée et riche en fibres qui permettent à certaines bactéries de favoriser la communication permanente avec le cerveau.
La façon dont notre cerveau se reconfigure face aux nouveaux outils technologiques dépend de la façon dont nous allons utiliser ces outils et de ce que nous ferons des nouvelles disponibilités que nous offrons à notre cerveau. Si Google nous évite de mémoriser mais que nous ne profitons pas de cette opportunité pour utiliser notre cerveau à autre chose, alors il y a de fortes chances que nos capacités cognitives régressent. À nous de choisir…
Mais la technologie a également fortement changée notre façon de penser. Notamment depuis le WEB 2.0 qui a permis d’interagir avec le reste du monde. Maintenant tout le monde peut donner son avis, et ce n’est pas un problème. Mais là aussi, la façon dont nous utilisons les nouveaux outils impacte directement notre façon de penser. C’est un secret pour personne, nous souffrons de biais cognitifs. Quand nous les ignorons, ce n’est jamais sans conséquence. Ces deux dernières années ont montré à quel point il était facile de polariser la société. Les algorithmes construits pour prolonger notre présence sur les plateformes nous surexposent au biais de confirmation. Le profilage dont nous avons fait l’objet par ces algorithmes fait que les réseaux sociaux nous présentent ce que nous voulons voir. Après avoir trouvé des informations qui confirment notre point de vue et avoir reçu la validation de notre point vue par toutes les personnes qui le partagent, en quelques clics nous arrivons à nous convaincre que nous pouvons avoir un avis pertinent en virologie ou géopolitique par exemple. On s’imagine suffisamment lucide pour considérer que l’ultracrépidarianisme ne nous concerne pas.
À l’image des virus bactériophages qui évoluent pour s’adapter aux mécanismes de défense que les bactéries qu’ils ciblent mettent en placent, nos capacités cognitives évoluent en fonction des outils que nous créons. La nature des évolutions qui affectent notre fonctionnement cérébral dépend largement de la façon dont nous nous relions aux outils numériques. Nous pouvons développer une forme de dépendance à l’égard de la technologie ou bien l’utiliser pour augmenter nos capacités cognitives.
Quand nous utilisons la technologie pour étendre notre cerveau avec des applications comme Notion ou Obsidian, nous donnons un bol d’air à notre cerveau. Ce bol d’air, il nous appartient d’en faire quelque chose à la lumière des 6 principes qui entretiennent la capacité de notre cerveau à se régénérer. À défaut, l’évolution procédera comme elle a toujours procédé, ce qui n’est plus utile disparait…