L’herboristerie Phyt&Sens à Aulnay-sous-bois

Ce samedi 22 janvier 2022 je me suis rendu à l’inauguration de l’herboristerie Phyt&sens à Aulnay-sous-bois. Pour recontextualiser, cette herboristerie est très ancienne. Elle était initialement tenue par une herboriste ayant eu son certificat avant 1941, Madeleine Bazin, qui a transmis tout son savoir à sa fille, Anne-Marie Bazin. Cette herboristerie a donc fonctionné pendant deux générations. Au décès de sa fille, c’est un membre de la famille qui a hérité de la boutique. Soucieux de préserver le travail et la mémoire de sa famille, il ne concède à la louer qu’à une personne capable de préserver l’activité d’herboristerie.

Et c’est là que le destin s’en mêle ! Caroline Gayet, qui est phytothérapeute, diététicienne et nutritionniste, s’installe à Aulnay-sous-bois et finit par voir cette herboristerie en quête d’une nouvelle vie ! L’herboristerie Caroline la connait bien ! Elle travaille depuis plus de 10 à l’herboristerie du Palais Royal, l’herboristerie tenue par Michel Pierre, avec qui d’ailleurs elle a écrit plusieurs ouvrages de phytothérapie. Il ne faut pas être devin pour savoir ce qui se passe dans sa tête… bien évidemment, pour Caroline refaire vivre cette herboristerie est une évidence. Et c’est dans ce projet qu’elle se lance avec toute son énergie et tout son coeur !

Comme beaucoup d’entre vous, j’ai suivi de près la résurrection de cette herboristerie via les réseaux sociaux de Caroline jusqu’au grand jour du 22 janvier ! Et là encore allez savoir pourquoi le destin joue un nouveau tour ! Initialement je ne devais pas être dispo, nous devions passer la journée chez des amis qui, allez savoir pourquoi, au lieu de noter samedi dans leur agenda ont noté dimanche ! Libéré de toutes obligations je décide d’aller à cette inauguration.

Manifestement je n’étais pas le seul à avoir eu envie d’y aller ! Beaucoup de monde devant la porte et à l’intérieur !

La première impression qui se dégage de la boutique est tout simplement qu’elle est jolie ! On y retrouve les étagères d’origines remplies de bocaux de plantes (plus récentes 😁). Des espaces bien identifiables pour les plantes, les huiles essentielles, etc. On y trouve des plantes en vrac et des tisanes faites maison ! Et là on peut dire que l’équipe a fait preuve d’une grande originalité pour baptiser les mélanges ! Je suis sûr que vous trouverez sans mal à quoi servent les tisanes « N’incyste plus » , « L’hépanouie », « La flexible », « L’attrape-coeur » ou encore « Réveil-matin ». Pour rappel, il n’est pas autorisé de faire des allégations thérapeutiques pour des mélanges de plantes. Il faut donc savoir se montrer créatif ! Bravo pour toute cette originalité !

Je n’ai pas étudié toutes les compositions faites maison, mais celles que j’ai pu « analyser » étaient originales, bien construites, et les plantes ne sont pas de la poussière de fond de tiroir !

Un autre rayon présentait des mélanges de poudres. Là encore des recettes faites maison. Et j’ai trouvé original de présenter pour chaque mélange les ingrédients non mélangés dans les petits récipients de verre. Ce ne sont pas les petits flacons que vous achetez mais les sachets en dessous. Ça me fait penser à ces récipients de déco où les motifs sont construits avec du sable coloré ! Les poudres sont parfois plus faciles à prendre que les tisanes pour certaines personnes. C’est donc bien de proposer cette alternative. Et d’ailleurs j’ai cru comprendre que bientôt il y aura également des teintures mère maison !

Vous l’aurez compris, j’ai aimé cette boutique ! On s’y sent bien et on y trouvera facilement le bien-être qu’on est venu chercher. Caroline y a mis une belle âme, une belle énergie et ça se ressent. L’équipe est sympathique, accueillante et bien formée. Pour vous y rendre rien de plus simple :

Phyt&Sens
92 avenue Anatole France
93600 Aulnay-Sous-bois

site internet
https://phytetsens.fr/

Phyto-aromathérapie sur Boulogne-Billancourt

Vous cherchez un praticien en aromathérapie et phytothérapie sur Boulogne-Billancourt ? Ne cherchez plus ! Pour les personnes qui ne me connaissent pas, je m’appelle Jean-Philippe Clauzel, je suis praticien de phyto-aromathérapie diplômé de l’École des Plantes de Paris où j’ai également obtenu ma qualification d’herboriste.

Voilà un moment que je voulais vous recevoir dans un super endroit pour le conseil personnalisé en phyto-aromathérapie. Un endroit agréable dans lequel vous pourrez vous sentir à l’aise. Cet endroit je l’ai enfin trouvé depuis mi-novembre 2021. Le centre bien-être Évoléoz à Boulogne-Billancourt. Et voici le cabinet dans lequel je vous reçois tous les jeudis !

Je vous y reçois pour une séance de conseils personnalisés. En général la séance dure entre 1h et 1h30. Je serai à votre écoute pour vous proposer une solution personnalisée en aromathérapie, phytothérapie ou les deux.

Comme vous le savez, je me suis spécialisé dans la gestion du stress et de l’équilibre psycho-émotionnel, mais bien évidemment vous pouvez me consulter pour tout autre chose. Vous pouvez consulter ces articles si vous souhaitez découvrir mon approche :

Pourquoi je me suis spécialisé dans la gestion du stress et l »équilibre psycho-émotionnel

ou

Le stress au travail est-il évitable ?

Si vous souhaitez plus de détails, vous pouvez vous rendre sur ma fiche praticien du centre, c’est également à partir de cette fiche que vous pourrez prendre votre RDV en ligne en quelques clics :

Ma page praticien

Et dernier point non négligeable, le cabinet est assez grand pour que je puisse de temps en temps y organiser des ateliers de 4 à 6 personnes.

Si vous souhaitez d’autres précisions, n’hésitez pas à m’écrire via ma page contact.

Voici l’adresse du centre :

Évoléoz
73 rue Marcel Dassault
92100 Boulogne-Billancourt
Métro Marcel Sembat sur la ligne 9

Visite de la boutique « L’essentiel en Provence »

Quand je me déplace, j’aime aller à la rencontre des petits producteurs d’huiles essentielles. C’est toujours l’occasion d’échanges intéressants et surtout on parle entre passionné·e·s ! Comme j’étais en Provence cet été, j’en ai profité pour découvrir les huiles essentielles de la distillerie Duffez.

Les huiles essentielles sont vendues directement sur leur site ou dans une boutique que j’ai visitée. La boutique est située dans la Drôme à Saint-Paul-Trois-Chateaux. Vue de l’extérieur, la boutique ne paie pas de mine car elle est située dans une Z.A. Mais une fois qu’on franchit la porte, on se retrouve dans un bel espace vraiment agréable. Les productions de la distillerie Duffez sont mises en valeur sur les différents petits îlots au centre de la boutique. Cette production locale est complétée par d’autres huiles produites à d’autres endroits de la planète, visibles sur les étagères murales.

L’accueil est vraiment au top, dès qu’on rentre, on nous indique comment se repérer dans la boutique entre les productions locales et les autres. Ca tombait bien puisque je ne n’étais venu que pour tester les productions locales. La boutique possède également un petit distillateur qui permet de faire des animations sur la production d’huile essentielle, ce qui donne la possibilité de sentir des huiles fraîchement distillées. Et il est fort possible que j’y retourne un des ces jours pour y animer un atelier. À suivre !

Initialement je n’avais pas l’intention d’acheter beaucoup d’huiles essentielles. En fait je voulais surtout une huile essentielle de cyprès toujours vert puisque la semaine précédente j’avais fait une vidéo sur cette huile. Mais voilà ! il y avait sur le coté de la boutique un petit espace avec des testeurs pour chacune des huiles vendues… forcément j’ai mis le nez dedans ! et les prix relativement bas ont fini de me convaincre qu’il serait dommage de ne sortir qu’avec de l’huile essentielle de cyprès ! D’autant plus qu’on peut y trouver des variétés qu’on ne trouve pas forcement ailleurs facilement, comme le lavandin abrial ou la lavande maillette.

Parmis les huiles achetées, il y a celle de thym à thujanol. Et là franchement le prix était très abordable par rapport aux prix qu’on constate dans la capitale. Et c’est cet achat qui m’a poussé à faire la vidéo sur le thym à thujanol. Moins de 35€ pour 30ml ! Si vous ne réalisez pas, c’est moins cher que chez Aromazone ou La compagnie des sens qui en plus ne vendent pas en flacon de 30ml !

https://www.lessentielenprovence.fr/huiles-essentielles-de-provence/38-79-Huile-essentielle-thym-thujanol-bio-origine-France.html#/27-contenance-30_ml

Je vous remets également le détail de l’analyse chimique du thym à thujanol.

À noter que le thujanol apparait ici sous un de ces synonymes, l’hydrate de sabinène. On a donc une bonne teneur en thujanol et globalement une bonne teneur en alcool terpénique, ce qui en fait une bonne huile anti-infectieuse, et je vous laisse regarder la vidéo juste au dessus si vous souhaitez en savoir plus sur cette huile.

J’ai également pu tester leur huile de cyprès toujours vert, là encore une huile de bonne qualité que j’ai pu tester sur des problèmes circulatoires avec de très bon résultats.

Vous pouvez également acheter leurs huiles par correspondance si vous n’êtes pas de la région. Ce que j’ai aimé c’est que même sur leur site, on peut immédiatement accéder à la production locale en choisissant « Huiles essentielles de Provence ».

Je n’irai pas vous dire de ne pas acheter les autres huiles proposées, mais sincèrement si vous visitez leur site, privilégiez les huiles locales, car ce sont surtout pour elles qu’on aime aller vers les producteurs. Après si vous souhaitez profiter de votre commande pour ajouter une huile de tea-tree ou autre pourquoi pas.

En tout cas c’est vraiment une boutique que j’ai aimée et qui m’a donné envie d’y revenir.

L’essentiel en Provence
1760 CHEMIN DE LA DECELLE
26130 SAINT-PAUL-TROIS-CHATEAUX
France

Émotions et olfaction

On croit trop souvent à tort que la voie olfactive est une voie accessoire en aromathérapie. Or non seulement elle n’a rien d’anodine, mais en plus c’est une des voies à privilégier dans la gestion du stress et l’équilibre psycho-émotionnel. Je vous raconte tout ça dans la vidéo.

Liens vers quelques études intéressantes sur le sujet.

https://theses.univ-lyon2.fr/documents/getpart.php?id=876&action=pdf

http://ensaia.univ-lorraine.fr/telechargements/rapport_projet_pro_odeurs_et_emotions.pdf

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC5039451/

Un autre lien vers une émission de France Culture
https://www.franceculture.fr/emissions/science-publique/comment-lodorat-agit-il-sur-nos-emotions

Un autre regarde sur le suicide

Parler de suicide n’est pas chose aisée. Mais impossible d’éviter le sujet quand on accompagne des personnes dans la gestion de leur stress et de leur l’équilibre psycho-émotionnel. Car le sujet revient régulièrement. Si la personne ne l’exprime que rarement au début de l’échange, au fur et et mesure que la parole se libère, on réalise à quel point ce n’est pas simplement une pensée qui traverse l’esprit. Ou plutôt à force de le traverser de plus en plus souvent, elle finit par s’installer durablement. Une fois installée, n’espérez pas la faire partir en disant « ça va aller »….

Comprendre le suicide nécessite de prendre du recul, beaucoup de recul ! La volonté de mettre fin à sa propre existence est loin d’être anodine. Justement l’existence parlons-en ! 

Un questionnement récurrent est de savoir si la vie a un but ? Puisqu’on pense souvent que c’est le moteur de l’existence. Cette quête d’un but s’associe trop souvent à un organe particulier, notre cerveau. Parce que nous avons un cerveau qui nous permet de manipuler aussi bien des images mentales que des concepts, on pense un peu trop rapidement que notre cerveau doit élaborer un but. On est tellement convaincue qu’il nous en faut, que si le cerveau est incapable de le formuler alors on le cherche en espérant qu’il s’impose à nous comme une mission de vie. 

Mais qu’en est-il des organismes sans cerveau ? Car s’ils ne sont pas équipés pour manipuler des concepts, il sont équipés pour ressentir leur environnement et agir dans un but tout simple : celui de leur propre survie. La chimie de leur organisme leur permet d’oeuvrer dans ce but. Ressentir l’environnement immédiat dans lequel ils sont et faire ce qu’il faut pour favoriser leur survie. Si le but n’est pas conscient, il serait difficile de nier que les organismes sans cerveaux oeuvrent pour maintenir leur existence et se reproduire. 

C’est ainsi que la vie a démarré sur Terre. Jusqu’à ce qu’un beau jour, certains organismes, qui devenaient de plus en plus complexes, ont développé un système nerveux et un cerveau pour optimiser leur stratégie de survie. On ne va pas détailler tout le fonctionnement du cerveau, mais il est indiscutable qu’il s’est développé pour optimiser notre interaction avec notre environnement dans le but de maintenir sa vie. Notre cerveau nous a permis de nous appuyer sur des connaissances mémorisées, de développer un raisonnement créatif et de prendre conscience de soi et des autres comme aucun organisme sans cerveau ne pourrait le faire. 

Si je reprends les mots d’Antonio Damasio dans son livre « Sentir et savoir – Une nouvelle théorie de la conscience », le cerveau nous a permis de passer d’une intelligence non explicite que les organismes sans cerveau avaient pour optimiser leur survie à une intelligence explicite.

Aujourd’hui, nous nous interrogeons peu sur le pourquoi de notre cerveau mais ça a du sens de se rappeler qu’il a toujours cette fonction d’optimiser ce maintien de la vie. Et de manière basique et très simplifiée, les expériences agréables et désagréables nous ont aidé pendant des milliers d’années à optimiser notre survie. Seul le cerveau nous permet d’expérimenter cette notion de bien-être qui va au delà des fonctions biochimiques pour optimiser sa vie. 

Le cerveau doit donc composer avec deux environnements bien distincts, l’environnement extérieur et l’environnement créé par le cerveau lui-même dans la construction des images mentales et concepts qu’il manipule.

Alors quel rapport avec le suicide ? Le point commun avec ce qui vient d’être dit, c’est que les pensées suicidaires s’accompagnent quasiment tout le temps du même schéma mental :

« Je ne vois pas comment je peux survivre dans ces conditions, je ne trouve aucune solution pour maintenir ma vie et en avoir une expérience agréable. » La seule solution est celle que choisissent également les organismes les plus simples quand ils n’arrivent plus à maintenir leur existence. Quand l’énergie nécessaire au maintien de la vie est supérieure à ce que le système complet (bactérie, humain, etc.) peut fournir, alors l’évidence s’impose d’elle-même… la fin de vie.

Ce sentiment de ne voir aucune solution au maintien de la vie est ce qu’il faut comprendre quand on accompagne une personne pour qui le suicide représente la seule solution. Si on ne comprend pas ce point fondamental, il nous sera difficile d’apporter une aide efficace.

Précision importante quand une personne en arrive à vouloir mourrir, il est important qu’elle soit prise en charge et médicalement assistée. Un suivi médical est indispensable. L’accompagnement ne pourra se faire qu’en complément d’un suivi médical sérieux. 

Pris sous cet angle, le but de l’accompagnement est d’aider la personne à trouver de nouvelles stratégies de maintien de vie. Quoi que l’on puisse dire, si la personne ne voit pas se dessiner, une nouvelle voie, une nouvelle stratégie de maintien de sa propre existence alors il sera difficile de lui redonner goût à la vie. Si notre cerveau conçu pour optimiser nos chances de survie n’arrive plus a concevoir la moindre stratégie de survie, tout ce qu’on pourra dire sera inaudible. Et ces nouvelles stratégies ne pourront émerger que par l’écoute et la bienveillance. 

Dans ce genre d’accompagnement les huiles essentielles sont des aides précieuses. Les odeurs s’adressent directement à notre cerveau limbique, le siège de nos émotions. Les émotions sont fondamentales à notre survie. Dans notre évolution être capable de décrypter les émotions des autres, percevoir sur un visage l’agressivité ou la bienveillance à longtemps été nécessaire à notre survie. En s’adressant directement au cerveau limbique, une odeur peut aider une personne à se sentir mieux. Une simple odeur peut nous apaiser ou nous irriter. Dans le cadre de l’accompagnement, elles permettent, même si c’est de manière temporaire, de réinstaller un sentiment de bien-être qui permet l’échange. Elles permettent aussi de créer un « doudou » aromatique que la personne peut garder avec elle pour le respirer chaque fois qu’elle en ressent le besoin. Et c’est parce que les huiles essentielles permettent de réinstaller un sentiment de bien-être qu’on peut travailler à ouvrir une nouvelle voie, donner à l’esprit le sentiment que oui on voit le bout du tunnel et qu’un nouveau champ des possibles s’ouvre sur de nouvelles stratégies pour optimiser son maintien de vie dans ce monde. 

La marjolaine à coquille

Nom latin : Origanum majorana
Nom vernaculaire : Marjolaine à coquille, Marjolaine des jardins
Famille botanique : Lamiaceae
Partie utilisée : sommité fleurie

La marjolaine à coquille appartient à la famille des lamiaceae, on va donc retrouver les quatre caractéristiques des lamiaceae, à savoir :

  • Tige carrée
  • Feuilles opposées et décussées
  • Fleurs labiées
  • Tetrakène au fond du calice.

J’explique en détaille ces quatre points dans ma vidéo sur le lamier pourpre.

C’est une plante vivace, mais elle peut être cultivée comme une annuelle. Elle à une base ligneuse, c’est-à-dire qu’elle fait du boit. Elle dépasse rarement 60cm. Les fleurs de couleur blanche à rose violette sont regroupées en grappe dense pédonculée à l’aisselle des feuilles. Les feuilles sont assez petites, généralement de 1 à 4 cm.

Photo wikipédia

C’est une plante originaire du bassin méditerranéen et est cultivée depuis toujours dans des régions comme l’Égypte ou la Grèce. C’est une plante qui demande un bon ensoleillement pour exprimer tout son potentiel olfactif.

Composition de l’huile essentielle de Marjolaine à coquille

D’après le guide Terre Vivante des huiles essentielles

  • 1,5% d’alpha-pinènes
  • 0,2 à 2,5% de béta-pinènes
  • 2,5 à 10% de mycène
  • 6 à 8% d’alpha-terpinènes
  • 5,5% de paracymène
  • 1 à 7% de terpinolène
  • alpha-phellandrènes
  • 2% de béta-phellandrènes
  • 2,5 à 3% de béta-caryophyllène
  • 0,1% d’alpha-humulène
  • 2 à 5% de linalol
  • 14 à 22% de terpinène-1-ol-4
  • 0,3% de terpinène-1-ol-3
  • 3 à 6% d’alpha-terpinéol
  • 4 à 13% de cis-thujanol-4
  • 1 à 5% de trans-thujanol-4
  • 1% d’acétate de linalyle
  • acétate de terpényle
  • 2% d’acétate de géranyle
  • 0,5% de trans-anéthole

Quelques références scientifiques

L’article de Françoise Couic-Marinier sur la marjolaine
https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0515370021004158

Maggio A, Rosselli S, Bruno M. Essential oils and pure volatile compounds as potential drugs in Alzheimer’s disease therapy: an updated review of the literature. Curr Pharm Des 2016;22(26):4011–27.

Mossa ATH, Nawwar GAM. Free radical scavenging and antiacetylcholinesterase activities of Origanum majorana L. essential oil. Hum Exp Toxicol 2011;30(10):1501–13.

Ou, M.-C., Hsu, T.-F., Lai, A.C., Lin, Y.-T. and Lin, C.-C. (2012), Pain relief assessment by aromatic essential oil massage on outpatients with primary dysmenorrhea: A randomized, double-blind clinical trial. Journal of Obstetrics and Gynaecology Research, 38: 817-822.

S. G. Deans, Katerina P. Svoboda. The antimicrobial properties of marjoram (Origanum majorana L.) Volatile Oil. Flavour and Fragrance Journal, Volume 5, Issue 3, pages 187–190, September 1990

Le stress au travail est-il évitable ?

Ou dit autrement, pouvons-nous faire rimer productivité avec sérénité ? 

J’ai passé plus de 30 ans dans le monde de l’entreprise. J’ai vu son évolution de l’intérieur. L’évolution de ses outils technologiques et l’évolution des méthodes de management, avec toujours en point de mire comment rendre l’entreprise plus efficiente. La technologie ambitionnant de travailler sur l’efficience des outils, le management ambitionnant de travailler sur l’efficience des personnes. 

Puis j’ai quitté ce monde, pour suivre de nouvelles aspirations et continuer à me réaliser autrement. Je suis devenu praticien de phyto-arothérapie. En faisant ce changement radical je ne pensais pas que le monde que j’avais quitté allait être aussi présent dans ma nouvelle vie. Et pourtant ! Si on me consulte pour différents types de problèmes, un revient souvent, pour ne pas dire très souvent, c’est celui de la gestion du stress dans le cadre professionnel. Et c’est au travers de ce stress que le monde de l’entreprise s’invite à nouveau dans ma vie. 

A chaque consultation concernant des problèmes de stress, le même schéma se dessine. Parce que je connais bien le monde de l’entreprise, je suis à même de comprendre et décrypter les mécanismes qui amènent une personne à tirer la sonnette d’alarme pour éviter le burn-out.

Bien évidemment l’idée n’est pas de faire le procès de l’entreprise, ce qui serait tout aussi inutile qu’inefficace, mais plutôt d’apporter un autre regard pour repenser les interactions entre les individus, la technologie et le management. L’humain n’est pas une machine. Si notre cerveau est à l’origine de notre créativité et de notre performance, notre cerveau est surtout câblé depuis son origine pour détecter les menaces. Si on ne comprend pas ce mode de fonctionnement par défaut il est difficile d’obtenir le meilleur d’une personne. 

Et il ne s’agit pas de partir dans un chouchoutage extrême du personnel à coup de massages et ateliers de méditation, c’est certes intéressant, mais le coeur du problème est de comprendre comment interagir avec un monde qui envoie un niveau de sollicitations jamais atteint, un niveau de sollicitations que notre cerveau n’est plus en capacité de gérer si nous ne repensons pas notre interaction avec la technologie et le monde en général. 

Le paradoxe est que le haut niveau de technologie est tout à la fois le problème et la solution. Notre monde a complètement changé, et nous devons changer notre façon d’interagir avec lui. Le point commun qui relie les personnes qui me consultent pour des problèmes de stress est le sentiment de perte de contrôle qu’engendre ce haut niveau de sollicitations.

Un sentiment qui laisse penser qu’on ne peut plus faire face à tout ce qu’on doit gérer. Un sentiment qui nous laisse vide et impuissant. On vient me voir avec l’espoir que je délivre une potion magique à base de plantes et d’huiles essentielles, mais la chose la plus importante que je transmets c’est comment reprendre la main sur ce monde hautement technologique. Comment utiliser la technologie pour reprendre le contrôle sur sa vie et atteindre sans stress l’efficacité professionnelle que la technologie nous permet d’atteindre. Alors bien sûr je n’oublie pas l’aide précieuse de mes chères huiles essentielles qui vont permettre de faire redescendre la pression, mais si on ne s’attaque pas aux causes, l’accalmie ne sera que passagère. 

À mainte reprises, j’ai pu mesurer l’efficacité de l’accompagnement, quand il s’agit d’aider une personne à reprendre le contrôle pour l’éloigner du burn-out. Aujourd’hui il me semble pertinent de ne pas attendre que les personnes viennent me voir une à une, mais plutôt de faire de la prévention directement dans les entreprises. Montrer comment la technologie et les outils numériques dont on dispose peuvent nous aider dans cette reprise de contrôle. Montrer comment s’organiser avec ces nouveaux outils et comment interagir avec eux. Ne plus faire de la technologie notre ennemie mais notre alliée. 

Et pour répondre à la question initiale, oui on peut faire rimer productivité avec sérénité, et si vous êtes chef d’entreprise, manager ou responsable de SCE, vous pouvez me contacter pour que j’intervienne dans votre entreprise. Je me ferai un plaisir d’animer une conférence sur ce sujet qui me tient à coeur et donner des clés pour une vie meilleure et productive ! 

Une conférence articulée autour de trois parties principales, qui à mon sens permettent d’avoir une vision globale du stress. Une première partie qui présente le fonctionnement de notre cerveau. Une deuxième partie axée sur la physiologie du stress qui, avec la première partie, permet de comprendre pourquoi et comment le stress se déclenche. Et enfin, une troisième partie présentant des solutions concrètes et expliquant comment s’organiser et utiliser la technologie à notre avantage pour garder le contrôle malgré le nombre croissant de sollicitations. Que ce soit pour gagner en productivité, éviter la procrastination, le burn-out, ou de manière plus globale avoir une expérience de vie plus positive.

N’hésitez pas à me contacter via le formulaire contact de mon site

Bien évidemment vous pouvez également me consulter à titre individuel, je consulte le jeudi en cabinet à Boulogne-Billancourt dans le 92. Les RDV se prennent à partir de ma fiche praticien du cabinet. 

Vous pouvez également rejoindre, à l’heure où j’écris cet article, les 126 personnes qui suivent ma formation en ligne « La gestion de stress par la phyto-aromathérapie » dont vous trouverez toutes les infos sur cette page

Et si vous voulez comprendre pourquoi je me suis spécialisé dans la gestion du stress et l’équilibre psycho-émotionnel, c’est par ici

L’extraction au CO2 super critique

L’extraction des principes actifs des plantes par CO2 super critique fait partie des sujets qui ne sont pas toujours bien compris quand on s’intéresse à l’aromathérapie. Dans cette vidéo je vous explique tout ça de manière simple et abordable même si vous n’avez pas de connaissances poussées en physique et chimie.

Qu’est-ce que l’extraction au CO2 super critique ?

Quelque soit le procédé d’extraction, le but est d’extraire les principes actifs de la plantes. Quand on se fait une tisane, on ne fait rien d’autre que d’extraire les principes actifs de la plante pour qu’ils se retrouvent dans l’eau qu’on va boire. On dit qu’on utilise l’eau chaude comme solvant. Dans l’eau chaude, les principes actifs de la plante vont se solubiliser dans l’eau, d’où le nom de solvant. Dans une tisane on les extrait pour les consommer tout de suite, on ne peut pas les garder en séparant les principes actifs de l’eau.

Pour l’extraction au CO2 super critique on va utiliser une gaz carbonique (CO2) comme solvant. Mais on ne va pas l’utiliser sous une forme habituelle. On va l’utiliser sous sa forme super critique.

Qu’est-ce que l’état super critique ?

Pour rappel la matière peut prendre trois état différents, si on prend le cas de l’eau, elle est liquide à la température ambiante mais devient solide quand la température descend en dessous de zéro degré. On parle de solidification. De même on peut faire fondre la glace pour qu’elle redevienne liquide on parle de fusion. Le terme fusion peut surprendre, mais il suffit de penser à la lave en fusion ou au métal en fusion pour voir qu’on parle bien de passage de l’état solide à l’état liquide. De l’état liquide, l’eau peut ensuite passer à l’état gazeux et là on parle de vaporisation. Et quand de l’état gazeux l’eau repasse à l’état liquide on parle de liquéfaction.

Il arrive que la matière passe directement de l’état solide à l’état gazeux et là on parle de sublimation. L’exemple type ce sont les boules de naphtaline dans les armoires à linge. Et on parle de condensation solide quand on passe directement de l’état gazeux à l’état solide.

On peut synthéthiser tous ces changements d’état dans le diagramme suivant :

Comment passe-t-on d’un état à l’autre ?

On pourrait croire que les changements d’état de la matière ne dépendent que de la température mais ce n’est pas tout à fait exact. Si jamais il vous prend l’envie d’aller vous faire cuire des pâtes au sommet de l’Himalaya, vous aller voir que l’eau va se transformer en vapeur avant même d’arriver à 100 degrés. Et c’est normal puisqu’en altitude la pression est moins forte. C’est pourquoi les alpinistes manquent de plus en plus d’oxygène au fur et à mesure qu’il montent. Et plus la pression atmosphérique est faible plus il est facile aux molécules d’eau de prendre le large ! 

L’état de l’eau, solide, liquide ou gazeux ne dépend donc pas seulement de la température mais d’une combinaison de la pression et de la température. C’est à dire que si on matérialise sur un graphe l’état de l’eau en fonction de la température et la pression, on obtient un graphe qui ressemble à ça. 

On a évidemment le même type de courbe pour le gaz carbonique. Mais que se passe-t-il si on augmente encore la pression et la température ?

Si on fait ça, le gaz carbonique va rentrer dans un état très particulier . Ce n’est ni vraiment un liquide, ni vraiment un gaz, C’est plutôt une combinaison des deux états. On pourrait dire que c’est un liquide avec les propriété d’un gaz ou un gaz avec les propriétés d’un liquide ou un état qui combine les propriétés du gaz et du liquide.  On appelle ça l’état super critique.

sur notre diagramme d’état l’état super critique se trouve donc en haut à droite quand la préssion et la température augmente.

Et là on voit bien l’intérêt d’un tel état dans l’extraction des principe actifs. Il va pouvoir pénétrer comme un gaz le fait dans la matière tout en ayant la solubilité d’un liquide. Et comme pour la distillation par entrainement à la vapeur d’eau, lorsqu’on on lui fait quitter son état super critique, il va se séparer des principes actifs qu’il a extrait ce qui en facilitera la récupération. En plus le gaz carbonique atteint cet état à partir d’une température inférieure à 40 degrés, les principes actifs sont donc extraits en douceur sans être chauffés. Et comme le CO2 super critique a les propriétés d’un gaz et d’un fluide à la fois, il va pouvoir extraire la quasi totalité des principes actifs lipophiles. C’est à dire les principes qui ont une grande affinité avec les huiles. 

Reste plus qu’à comprendre comment tout cela s’utilise et pour bien le comprendre, je vous propose de regarder la vidéo en tête d’article qui avec des animations vous explique comment tout cela s’utilise.