Physiologie et huiles essentielles

À mon sens c’est un livre qui fera date ! Nous étions nombreuses et nombreux à l’attendre, je vous en parle dans cette vidéo.

En résumé si vous ne pouvez pas regarder la vidéo, ce livre apporte vraiment de la nouveauté dans les livres d’aromathérapie. Comprendre les grandes fonctions physiologiques et comprendre comment les huiles essentielles ou les principes actifs qu’elles contiennent agissent sur les fonctions physiologiques permet d’élever notre pratique de l’aromathérapie scientifique. ça fait totalement écho à ma vidéo sur les différents niveaux de pratique de l’aromathérapie.

Comme promis dans la vidéo voici le lien vers leur formation en ligne, oui je fais de la pub pour mes concurrents 😁 ! Mais bon ce sont aussi des gens que j’apprécie beaucoup et vous savez que je préfère la collaboration à la compétition.

Savoirs anciens, magie moderne

C’est vrai ! L’usage des plantes médicinales s’est un peu perdu au fil du temps avant d’être remis au goût du jour. Et si on ne peut que se féliciter de cette résurrection, on peut aussi avoir un regard critique sur l’effet « Indiana Jones » qui l’accompagne. 

Qu’est-ce que l’effet Indiana Jones ? C’est cette attitude que nous pouvons avoir face au savoir ancien. Cette attitude qui consiste à penser que ce savoir était abouti et que le redécouvrir c’est comme redécouvrir le saint-graal. On estampille les textes anciens du sceau de la vérité qu’on n’ose pas remettre en question.

Les différentes maisons d’éditions l’ont bien compris et beaucoup d’entre-elles proposent des ouvrages façons vieux grimoires qui donnent un peu plus l’impression à la personne qui l’achète qu’elle tient dans sa main un recueil ésotérique rempli de secrets anciens et éternels ! 

Or remettre au goût du jour la pratique de l’herboristerie et du savoir des plantes en général ne consiste pas à faire exactement ce que faisaient nos ancêtres, mais plutôt à leur faire honneur en poursuivant leur travail d’accumulation de connaissances. Le savoir ancien s’est acquis par l’étude. Les druides, les chamans, les sorcières, les herboristes etc. ne se contentaient pas d’ouvrir un grimoire pour pratiquer. Non, iels étudiaient sans cesse pour raffiner leur savoir et c’est ce que nous devons continuer à faire aujourd’hui. Bien évidemment il est normal qu’avant de poursuivre, on fasse l’état de l’art de ce qui se pratiquait, mais nous devons bien comprendre que la science a avancé à pas de géant ce dernier siècle, et que ce pas de géant enrichit de manière considérable notre pratique ! 

Perd-on le côté « ésotérique » ou « mystique » de ces pratiques pour autant ? Pas nécessairement ! C’est notre attitude face à la connaissance qui le détermine. Soit nous utilisons la connaissance pour avancer encore un peu plus dans ces territoires inconnus explorés par nos ancêtres, soit nous considérons que le savoir ancien est gravé dans le marbre et que notre seule attitude est de le figer pour l’éternité.

Un viel aphorisme zen dit :

Est-ce qu’un arbre qui tombe dans la forêt fait du bruit s’il n’y a personne pour l’entendre ?

Quand je m’amuse à poser cette question, suivant les personnes j’ai soit :

Oui parce que ….

Non parce que …

Maintenant, quand on prend cet aphorisme et qu’on le regarde avec l’éclairage de la physique quantique, dans laquelle un des grands principes est qu’on ne peut pas observer, mesurer ou détecter sans perturber, cet aphorisme prend un tout autre sens que je laisse à votre réflexion.

Alors attention, pour qu’il n’y ait pas de confusion, je ne suis pas spécialement fan de l’ajout du mot « quantique » dans les thérapies. Je ne dis pas que les thérapies qui utilisent ce qualificatif sont bonnes ou mauvaises, je dis juste que l’utilisation du mot « quantique » procède d’une profonde méconnaissance de la physique quantique. Une incompréhension profonde de la dualité onde-corpuscule, de l’intrication quantique etc. Mais ce n’est pas le sujet, je voulais juste illustrer comment la science moderne est capable de nous aider à alimenter notre réflexion pour comprendre et découvrir de nouvelles choses et garder notre attitude « mystique ».

C’est donc avec beaucoup d’enthousiasme que j’assiste à ce renouveau de l’herboristerie qui inclut bien évidemment toutes les formes galéniques que l’on puisse obtenir à partir des plantes. J’apprécie de voir qu’on n’a plus peur de remettre en question des textes anciens et qu’on est capable d’apporter des nouvelles pierres à ce merveilleux édifice.

Il y a bien plus de magie dans ce qu’il nous reste à découvrir que dans ce que nous savons maintenant expliquer. 

Je me lance sur télégram

Quoi encore un nouveau réseau ? J’avoue j’ai hésité à me lancer. Mais j’ai pensé que ce serait intéressant de tester ce nouveau format plus proche du podcast. L’idée est de faire des choses beaucoup plus spontanées, de l’ordre de la conversation. Il ne s’agit pas de publier la même chose que sur les autres réseaux mais vraiment de tester des nouvelles choses qui pourraient je l’espère vous intéresser. Pour le lancement je vous raconte comment la plante crée la diversité des molécules aromatiques à partir d’une seule brique élémentaire.

si vous souhaitez me rejoindre sur télégram, c’est pas là :

https://t.me/phytogenfi

Huile essentielle de gaulthérie et grossesse

Par précaution et par manque d’études, on déconseille fortement l’usage des huiles essentielles pendant la grossesse et l’allaitement. Certaines contre-indications ne sont sont pas toujours justifiées au regard de nouvelles études. D’autres contre-indications par contre sont confirmées par des études.

Concernant la gaulthérie, qui est une huile essentielle qui contient principalement du salicylate de méthyle, voici ce que disent les études. Bien évidemment les études doivent toujours se regarder avec un regard critique, et que ce qui est vrai dans le modèle animal n’est pas forcement vrai chez l’être humain. On sait par exemple que le salicylate de méthyle est hydrolysé par le foie en acide salicylique, et que chez le rat et le chien, le salicylate de méthyle est plus rapidement métabolisé, ce qui induit une plus grande toxicité chez l’être humain. Dans « Le guide Terre Vivante des huiles essentielles« , il est indiqué que l’huile essentielle de gaulthérie est 1,5 à 4,5 fois plus toxique pour l’humain que pour l’animal.

C’est une des raisons pour laquelle on interdit l’utilisation de l’huile essentielle de gaulthérie par voie orale.

Quelques études sur le sujet

Les salicylates traversent le placenta
 Ellenhorn MJ, Barceloux DG Toxicologie médicale : diagnostic et traitement de l’empoisonnement humain. Sciences Elsevier ; New York, NY, États-Unis : 1988.

Les salicylates entrainent une croissance restreinte et des anomalies congénitales
https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/4571463/
https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/13627129/
Pyun JS Effet du salicylate de méthyle sur le développement d’embryons de rat. Ch’oesin Uihak. 1970 ; 13 : 63–72.

Le salicylate de méthyle provoque un ralentissement du développement rénal.
https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/5079708/
https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/3220214/

Certains ouvrages mentionnent une utilisation possible en cas de grossesse si on ne dépasse pas une dilution de 5%, c’est le dans le livre « Aromathérapie » de Dominique Baudoux et tous les ouvrages qui le copient.

Le Tisserand institute, et le guide terre vivante des huiles essentielles déconseillent l’usage de la gaulthérie pendant la grossesse et personnellement je me range à cet avis.

J’avais fait une petite vidéo sur la gaulthérie, mais c’est une de mes premières vidéos… Je n’en suis donc pas très fier !!! il faudrait que je la refasse ! En tout cas si vous souhaitez la voir, j’ose quand même vous la montrer ! c’est par ici !

Un dernier petit point, on parle souvent de la gaulthérie couchée et de la gaulthérie odorante, il faut savoir que la gaulthérie couchée est très peu distilée car difficile à ramasser. On trouve principalement de la gaulthérie odorante. Et parfois quelques marques vendent de la gaulthérie odorante pour de la gaulthérie couchée…. Mais bon comme les deux sont facilement interchangeables ce n’est pas grave en soi sauf au niveau du prix bien entendu…

L’orange douce

Cette vidéo est particulière car initialement il n’était pas prévu de la mettre en accès libre puisqu’elle fait partie de ma formation sur la gestion du stress par la phyto-aromathérapie. Mais j’avais envie de vous partager cette leçon ainsi que le fichier de synthèse qui va avec la leçon.

Vous pouvez télécharger le fichier de synthèse et révision

Comment calculer ses dilutions

C’est une question qui revient régulièrement quand on commence à réaliser ses propres synergies. Faire le lien entre le nombre de goutte est la dilution voulue n’est pas toujours évident. C’est la raison pour laquelle j’ai utilisé un tableur pour faire ce calcul à ma place. Je vous explique comment l’utiliser dans cette vidéo.

Et comme vous êtes de plus en plus nombreuses et nombreux à me le demander, j’en ai fait une version excel que vous pouvez telecharger. Si vous n’avez pas excel, vous pouvez me demander le partage du fichier google sheet en ligne via le formulaire de contact.

Atelier conférence du 10 mars 2022, stress et huiles essentielles

Puisque le stress s’invite dans notre quotidien, je vous propose cet atelier-conférence afin de mieux le comprendre et surtout voir comment on peut le réduire ou l’éviter quand c’est possible. On profitera par la même occasion pour se confectionner un stick inhalateur avec des huiles essentielles calmantes et apaisantes que vous aurez choisies parmi les 7 huiles que je vous présenterai. L’idée est de vous construire une odeur personnalisée qui vous plaira.

Je limite volontairement le nombre de participant·e·s pour préserver une qualité d’échange. Si vous n’avez pas pu vous inscrire, il y aura d’autres dates, n’hésitez pas à m’écrire pour qu’on voit ça ensemble.

IMPORTANT : Si vous êtes déjà inscrit·e à ma formation en ligne sur la gestion du stress, n’achetez pas de billet envoyez moi simplement un mail, vous ne paierez que 10 euros, pour le stick, le matériel et l’organisation.

Pour réserver votre place cliquez ici.

L’homéostasie, mythe ou réalité ?

Qu’est-ce que l’homéostasie ?

On attribue à tort cette notion à Claude Bernard. Mais il n’a fait que postuler que le corps devait assurer une forme de stabilité du milieu interne que Claude Bernard limitait aux circuits sanguin et lymphatiques. Ce n’est qu’en 1929 qu’un physiologiste américain du nom de Walter Bradford Cannon proposa le mot « homéostasie » pour décrire ces principes de régulation de diverses grandeurs biologiques.

Malheureusement, cette avancée dans le domaine de la biologie est concomitante avec une autre avancée dans le contrôle de systèmes ( comme le pilotage automatique par exemple ) et on a essayer de décrire les mécanismes de l’homéostasie avec les principes de l’automatique. Aujourd’hui on a compris que si certaines régulations biologiques fonctionnent sur le principe de la rétroaction négative ( explication fournie dans la vidéo ), ce principe ne peut pas être généralisé sur tous les mécanismes de stabilisation ou de régulation de grandeurs biologiques.

Il est également important de ne pas tomber dans la simplification extrême qui consisterait à dire que l’homéostasie est une forme d’intelligence du corps et que ça fonctionne tout seul. Il me semblait donc important de faire le point sur l’homéostasie dans cette vidéo afin de donner une vision plus juste de ce qu’elle peut représenter.

Liens vers deux études sur le sujet

Clarifying the Roles of Homeostasis and Allostasis in Physiological Regulation
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4166604/

Physiological Regulation: How It Really Works
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC7253055/