Monoterpénols et infections

Dans cette vidéo, on fait un focus sur les monoterpénols. En général, on a tendance à considérer les monoterpénols comme des anti-infectieux sans les distinguer entre eux, alors qu’en fait ils ne sont pas équivalents. Leur structure chimique influence de manière significative leur propriété anti-infectieuse.

Cette vidéo que je partage avec vous est extraite de ma formation sur la gestion des infections. Elle peut se suffire à elle-même, malgré les références que je fais aux autres leçons de la formation.

Qu’est-ce qu’un monoterpénol ?

Les monoterpénols appelés également alcools monoterpéniques forment une famille chimique importante en aromathérapie. Ils sont surtout réputés pour leur pouvoir anti-infectieux en agissant sur trois axes :

  • Action directe sur les pathogènes
  • Action sur le terrain
  • Action sur le système immunitaire qu’ils soutiennent et stimulent

Comment classer les monoterpénols ?

Si on peut attribuer des propriétés anti-infectieuses aux monoterpénols, ils n’ont pas tous la même puissance anti-infectieuse. Celle-ci est dépendante du nombre de cycles que le monoterpénol contient. On distingue donc :

  • Les monoterpénols acycliques
  • Les monoterpénols monocycliques
  • Les monoterpénols bicycliques

Les monoterpénols acycliques sont plus puissants que les monocycliques, eux-mêmes plus puissants que les bicycliques. Le nombre de cycles est donc pertinent pour classer les monoterpénols.

Les huiles essentielles à monoterpénols

Linalol

  • Bois de Hô – Cinnamomum camphora CT linalol ( environ 90%)
  • Thym à linalol – Thymus vulgaris CT linalol ( 30 à 40%)
  • Graine de coriandre – Coriandrum sativum (65 à 70%)
  • Lavande fine – Lavandula angustifolia ( 25 à 50%)
  • Menthe bergamote – Mentha citrata (20 à 25%)
  • Lavandin super – Lavandula hybrida super (25 à 37%)
  • Lavandin grosso – Lavandula hybrida grosso (24 à 35%)
  • Sauge sclarée – Salvia sclarea (13 à 25%)
  • Sauge d’espagne – Salvia lavandulifolia (25 à 30%)

Géraniol

  • Monarde fistuleuse – Monarda fistulosa (90 à 95%)
  • Palmarosa – Cymbopogon martinii (70 à 85%)
  • Géranium bourbon – Pelargonium x asperum var Bourbon ( 10 à 55%)

Citronellol

  • Géranium bourbon – Pelargonium x asperum var Bourbon ( 20 à 25%)
  • Citronnelle de Ceylan – Cymbopogon nardus ( 8 à 20%)
  • Eucalyptus citronné – Eucalyptus citriodora (15 à 20%)

Terpinène-1-ol-4

  • Marjolaine à coquille – Origanum majorana (15 à 25%)
  • Tea-tree – Melaleuca alternifolia (25 à 45%)
  • Lentisque pistachier – Pistacia lentiscus ( 5,5 à 7%)

Alpha-terpinéol

  • Niaouli – Melaleuca quinquenervia (9 à 14%)
  • Ravintsara – Cinnamomum camphora (8%)
  • Eucalyptus radié – Eucalyptus radiata (10 à 12%)
  • Cajeput – Melaleuca cajeputii (5 à 10%)

Menthol

  • Menthe poivrée – Mentha x piperita (60 à 65%)
  • Menthe des champs – Mentha arvensis (65 à 90%)

Bornéol

  • Thym à feuille de sarriette – Thymus satureoides (25 à 30%)

Thujanol

  • Thym à thujanol – Thymus vulgaris CT thujanol (35 à 45%)
  • Marjolaine à coquille – Origanum majorana (5 à 15%)

Si vous n’êtes pas inscrit·e à ma formation et que cet article vous intéresse, vous pouvez acheter pour ule prix d’un café la synthèse du cours associé à cette vidéo qui reprend tout ce qui est dit dans la vidéo, ainsi que le schéma présenté plus haut au format pdf pour une meilleure lisibilité. Une façon de soutenir mon travail et la chaîne PhytoGenfi.

Un aperçu de la synthèse :

Comprendre la cascade de l’acide arachidonique

Cette vidéo est la suite logique d’une vidéo tournée il y a déjà for longtemps sur les phénomènes inflammatoires consécutifs à un déséquilibre entre les oméga-3 et les oméga-6.

Qu’est-ce que l’acide arachidonique ?

L’acide arachidonique est un oméga-6, c’est-à-dire un acide gras ( non essentiel) qui découle de transformations enzymatiques successives de acide linoléïque, l’oméga-6 initial que nous prenons via notre alimentation. La présence de produits animaux dans l’alimentation fourni également un apport pas toujours bienvenu en acide arachidonique.

Le schéma ci-dessous illustre la voie de synthèse de l’acide arachidonique à partir de l’acide linoléïque.

Qu’est-ce que la cascade arachidonique ?

L’acide arachidonique est très instable et beaucoup de réactions vont démarrer à partir de cet acide. On parle de cascade car de cette seule molécule partent plusieurs voies métaboliques, en témoigne le schéma suivant.

Comprendre la cascade de l’acide arachidonique aide également à avoir des stratégies efficaces pour traiter les problèmes d’inflammation chronique avec la phyto-aromathérapie. En gardant à l’esprit qu’il est important d’être suivi·e médicalement.

Si vous avez vu la vidéo et que vous souhaitez avoir le schéma en aide mémoire ( les explications sont dans la vidéo ), le voici !

Comprendre la notion de chémotype en aromathérapie

Qu’est-ce que le chémotype ?

Quand on débute l’aromathérapie, on n’a souvent qu’une vision floue de ce qu’est le chémotype d’une huile essentielle. Dans cette vidéo, je vous montre l’envers du décor, tout ce qu’il y a derrière cette notion et tout ce qu’elle peut nous apprendre.

Le chémotype, parfois appelé race chimique, a été réintroduit dans la pratique de l’aromathérapie par Pierre Franchomme pour tenir compte des variations de métabolisme secondaire consécutive à l’adaptation de la plante à son environnement.

En effet, deux plantes botaniquement identique, c’est-à-dire appartenant à la même espèce, n’auront pas le même métabolisme secondaire et donc ne produiront pas la même huile essentielle. Il est donc important de connaitre ces variations qui conduisent à l’obtention d’huiles essentielles bien différentes.

Qu’est-ce qui influence le chémotype ?

Beaucoup de paramètres influencent le chémotype d’une huile essentielle.

  • Le biotope (climat et géographie)
  • La méthode de culture
  • La génétique
  • Le stade de développement de la plante
  • L’âge de la plante
  • L’heure de cueillette
  • La partie utilisée de la plante

L’ortie en phytothérapie

Voilà un moment que j’avais envie de traiter cette plante emblématique de la phytothérapie ! Voilà c’est chose faite dans cette vidéo. Comme c’est une plante dont on parle beaucoup sur les réseaux, j’ai limité les infos qu’on trouve un peu partout avec l’espoir de vous présenter l’ortie un peu différemment.

Informations botaniques

Noms vernaculaires : Ortie , grande ortie
Nom scientifique : Urtica dioica
Famille botanique : Urticaceae
Parties utilisées : Partie aérienne, racine

études scientifiques

A review of the effects of Urtica dioica (nettle) in metabolic syndrome

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC9282742/

Comment apprendre à mémoriser les odeurs ?

Tout comme il est important quand on pratique l’herboristerie de savoir reconnaitre les plantes, il est important quand on pratique l’aromathérapie de savoir utiliser son nez pour évaluer la qualité d’une huile essentielle ou tout simplement pouvoir l’identifier.

Dans cette vidéo je vous propose une méthode pour apprendre à mémoriser et reconnaitre les odeurs. Une méthode qui prend en compte le fait que nos récepteurs olfactifs sont directement reliés au système limbique, siège de nos émotions et important dans l’apprentissage.

Liens intéressants sur le sujet de l’odorat

Comment votre odorat renseigne-t-il sur votre état général de santé ?
https://www.bbc.com/afrique/monde-56512720

De la nécessité et du plaisir d’avoir un bon nez
https://lejournal.cnrs.fr/billets/de-la-necessite-et-du-plaisir-davoir-un-bon-nez

L’huile essentielle de clou de girofle

Nom vernaculaire : Giroflier
Noms latins : Syzygium aromaticum, Eugenia caryophyllus, Eugenia aromatica
Famille botanique : Myrtaceae
Organe producteur : Boutons floraux.

Dans cette vidéo je vous parle de l’huile essentielle de clou de girofle qui a une place intéressante en aromathérapie. Avec sa concentration significative en eugénol, elle permet de mieux comprendre cette molécule et l’étendue de ses propriétés.

Composition type

Eugénol entre 75 et 87%
Acétate d’eugényle entre 8 et 15%
β-caryophyllène entre 2 et 7%

Liens vers études scientifiques sur les propriétés de l’eugénol

Une revue complète et systématique des activités anticancéreuses potentielles de l’eugénol : des preuves précliniques aux mécanismes d’action moléculaires :

https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/36152592/

Propriétés anticancéreuses de l’eugénol : un examen

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC8659182/

Liens intéressants

https://www.worldhistory.org/trans/fr/2-1849/lhistoire-ancienne-du-clou-de-girofle-de-la-noix-d/

https://blog.lecomptoirdetoamasina.fr/histoire-du-clou-de-girofle/

https://epices-sante.com/histoire-depices-la-route-du-clou-de-girofle/

Camomille matricaire

Noms vernaculaires : Camomille matricaire, camomille allemande, camomille sauvage
Noms scientifiques : Matricaria recutita, Matricaria chamomilla
Famille botanique : Asteraceae

Composition type

Références scientifiques

toutes les références scientifiques ( plus de 200 ) qui m’ont servies pour écrire cette vidéo sont dans cette méta-analyse sur la matricaire.

Camomille ( Matricaria chamomilla L.) : Examen des usages ethnomédicinaux, phytochimiques et pharmacologiques
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC9032859/

Les huiles essentielles sont-elles vivantes ?

Voilà un sujet que j’avais envie de traiter depuis longtemps puisqu’il me permet entre autre de faire un peu de physique ! 😁

Plus sérieusement je pense qu’il est intéressant de réfléchir à cette question car elle conditionne pas mal notre façon d’utiliser les huiles essentielles. Pour construire cette vidéo je me suis inspiré de deux vidéos de la chaine science étonnante qui traiter justement des critères pour définir la vie.

voici les liens vers les deux vidéos en question
https://youtu.be/xUEu6tSL-Gg
https://youtu.be/G7Yw6PPg7JU

Qu’est-ce que la vie ?

Dans les 2 vidéos ont apprend qu’au niveau fondamental , si on souhaite trouver une définition du vivant qui puisse fonctionner également pour une forme de vie extraterrestre, il faut satisfaire seulement 4 critères.

  • Le premier est celui d’avoir une structure dissipative. C’est-à-dire que l’organisme consomme de l’énergie pour maintenir l’ordre de sa structure.
  • Le deuxième est d’être capable d’auto-catalyse pour pouvoir s’étendre et se reproduire.
  • Le troisième est d’être capable d’homéostasie pour maintenir son équilibre malgré des perturbations extérieures.
  • Le quatrième est d’être capable d’apprentissage pour mémoriser des information sur son environnement et les exploiter pour augmenter ses chances de survie.

Les 4 critères, la thermodynamique et la physique quantique

Bien évidemment l’exercice maintenant et de regarder si les huiles essentielles satisfont à ces quatre critères. Mais dans la vidéo je vais un peu plus loin en analysants les arguments donnés dans le milieu de l’aromathérapie pour affirmer que les huiles essentielles sont vivantes. Notamment les arguments s’appuyant sur le totum, la thermodynamique et la physique quantique.

Remarque importante

Puisque dans la vidéo j’apporte la contradiction a des auteurs souvent considérés comme des références en aromathérapie, je précise que réfléchir à cette question par nature ouverte, ne remet pas en cause leurs compétences en aromathérapie ce n’est pas le but de ma démarche. L’idée est juste d’alimenter la réflexion sur une question passionnante.

Engelures et maladie de Raynaud

Les engelures sont le genre de chose qui rendent l’hiver plus difficile que ce qu’il est. Dans cette vidéo on explore comment fonctionne la thermorégulation du corps pour comprendre les solutions que nous pourrons apporter en aromathérapie.

Lien vers le fichier qui permet de calculer les dilutions dont je parle dans la vidéo
Comment calculer ses dilutions

études scientifiques sur la pratique du Tummo et la thermorégulation

Réponses thermorégulatrices, métaboliques et cardiovasculaires pendant 88 min d’immersion corporelle complète dans la glace – Une étude de cas
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC6934874/

Composantes neurocognitives et somatiques des augmentations de température pendant la méditation g-Tummo : légende et réalité
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3612090/

Exposition fréquente au froid extrême et graisse brune et thermogenèse induite par le froid : une étude chez un jumeau monozygote
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4094425/

L’acclimatation au froid recrute la graisse brune humaine et augmente la thermogenèse sans frissons
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3726172/

L’activation de la graisse brune médie la thermogenèse induite par le froid chez l’homme adulte en réponse à une légère diminution de la température ambiante
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3701264/

L’huile essentielle de copahu

Nom vernaculaire : copaïer ou copayer
Nom latin : Copaifera officinalis
Famille botanique : Fabaceae sous-famille Caesalpinioideae

Composition type :

Sesquiterpènes
Bêta-caryphyllène : 40 à 70%
Trans alpha-bergamotène : 7 à 10%
Alpha-humulène 7%
Lévo-alpha-copaène 5,5%
Bêta-bisabolène 4%
Delta-cadinène 3,3%
Germacrène D 2,3%
g-muurolène 2,2%
Bêta-élémène 2%
Bêta-sélinène 1%

Études scientifiques

Hydrogel contenant de l’oléorésine de Copaifera officinalis présente une activité antibactérienne contre Streptococcus agalactiae
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC6904337/

Effets d’une nanoémulsion d’oléorésine de Copaifera officinalis contre les parasites monogènes de Colossoma macropomum : Un Serrasalmidae néotropical
https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/29770449/

Étude de 1866
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC8823772/

Contre les pathogène buccaux
https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/29193389/

Médecine traditionnelle amazonienne brésilienne et traitement des plaies de leishmaniose difficiles à cicatriser avec Copaifera
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC5282428/

Le β-caryophyllène, un cannabinoïde sélectif du récepteur CB2 alimentaire naturel peut être un candidat pour cibler la trinité de l’infection, de l’immunité et de l’inflammation dans le [[COVID-19]]
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC8163236/

Effets du cannabidiol et du bêta-caryophyllène seuls ou en combinaison dans un modèle murin d’ischémie permanente
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC7999270/

Effets protecteurs du ( E )-β-caryophyllène (BCP) dans l’inflammation chronique
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC7692661/

Liste des parfums contenant du copahu


https://www.osmoz.fr/encyclopedie/matieres-premieres/balsamique/84/baume-de-copahu-copaifera-officinalis